Us et Abus de Grève chez nous en Côte d´Ivoire!

Dans leur parution du 18 décembre dernier, la presse ivoirienne s´est fait l´écho d´une rencontre  tripartite (Ministère de l´Education Nationale et de l´Enseignement Technique, Chefs religieux et des syndicats de l´éducation- Formation) de quatre heures de médiation afin de:

– convaincre l’intersyndicale du secteur éducation-formation (Isef) à suspendre ou lever le mot d’ordre de sa grève illimitée annoncée pour le 14 janvier 2013 ;

– persuader le Syndicat national des enseignants du second degré (Synesci) à renoncer définitivement à la rétention des notes qui pénalise les élèves et parents d’élève ;

– sensibiliser la Coordination des enseignants du second degré de Côte d’Ivoire, tendance Coulibaly Mahassane, qui annonce également une grève générale le 8 janvier 2013.

Selon le Directeur de Cabinet du Ministère de l´Education Nationale et de l´Enseignement Technique, quatre problèmes font l´objet du mécontentement des enseignants du primaire et du secondaire.

De ses quatre revendications, trois relèvent du l´enseignement primaire :

1. Certificat d´Aptitude Pédagogique (88-92) pour un montant de 6,1 milliards  dont l´échéancier avec les syndicats eux-mêmes,  

2. Indemnités contributives au logement (passe de 30.000 F à 35.000 F depuis 2009) soit un reliquat de 5000 f pour chaque instituteur,

3. Effets financiers produits par la bonification indiciaire des instituteurs (50% payés en 2009),

Pour les enseignants du secondaire, il s´agit également du reclassement indiciaire soit le problème numéro 3 des instituteurs.

Pour ces quatre problèmes, des syndicats du monde de l´éducation menaçaient d´aller en grève en Janvier 2013 si le gouvernement ne procédait au paiement des 50%  restants ainsi que les arriérés de depuis 2009. Alors que la loi de finances de 2013 a été adoptée par notre Parlement en décembre dernier au vu et au su de tout le monde sans aucun syndicat ne dise mot.

C´est le lieu de rappeler que ces problèmes qui dataient de 2007 ont pu trouver un début de solution en 2009 avec le paiement de 50 % sans qu´à cette époque, ni les syndicats, ni le gouvernement d´alors n´aient daigné établir un échéancier pour le paiement des 50% qui auraient pu être payé en 2010 ou 2011.

Le nouveau gouvernement, afin de respecter la continuité de l´État bien qu´il s´agisse de mesures financières énormes pour un pays qui sort de crise, a décidé de respecter les engagements pris par le gouvernement précédent. Aussi a-t-il établi clairement le chronogramme ci-dessous :

1. Certificat d´Aptitude Pédagogique (88-92) pour un montant de 6,1 milliards  Échéancier conclu avec les syndicats eux-mêmes le premier tiers soit 2 Milliards déjà payés  en Juillet 2012, le second tiers payable en 2013 et le solde sera inclus dans le budget de 2014.

2. Indemnités contributives au logement (passe de 30.000 F à 35.000 F depuis 2009) soit un reliquat de 5000 f pour chaque instituteur. Le paiement dès janvier 2013.

3. Effets produits par la bonification indiciaire des instituteurs (50% payés en 2009).  25% payable en mars 2013 avec rappel des mois de janvier à mars 2013 et le solde des 25% restant inclut dans le budget de 2014.

4.Effets produits par la bonification indiciaire des enseignants (50% payés en 2009) : 25% payable en mars 2013 avec rappel des mois de janvier à mars 2013 et le solde des 25% restant inclut dans le budget de 2014.

En somme, l´État va rester devoir aux fonctionnaires la somme de 61,2 milliards au titre du Budget de 2014 car 42,6 milliards seront payés en 2013.

Nous sommes d´avis avec les enseignants que le droit de grève est un droit constitutionnel tel que stipulé en son Article 18 « Le droit syndical et le droit de grève sont reconnus aux travailleurs des secteurs public et privé qui les exercent dans les limites déterminées par la loi. »

Mais là où il m´est difficile de comprendre cette grève c´est lorsqu´un échéancier est bien établi et que la date indiquée pour la grève ne correspond à aucune exécution du premier échéancier.

C´est le lieu également de rappeler à nos enseignants que l´accès à l´éducation est un droit constitutionnel pour les fils et filles de ce pays et donc un devoir pour nos chers formateurs. En effet, l´Article 7 de notre Constitution indique que « Tout être humain a droit au développement et au plein épanouissement de sa personnalité dans ses dimensions matérielle, intellectuelle et spirituelle.  L’État assure à tous les citoyens l’égal accès à la santé, à l’éducation, à la culture, à l’information, à la formation professionnelle et à l’emploi… »

C´est également le lieu de rappeler à tous ceux qui vont en grève d´accepter le droit à la différence (cf. art. 10 de la Constitution) et de permettre à ceux des collègues qui ne veulent pas la soutenir d´exercer leur fonction avec normalité.

Je salue donc la Ministre de l´Éducation Nationale et de l´Enseignement Technique qui ne fait que rappeler ce que les grévistes pourraient encourir. Il ne s´agit nullement d´une menace, mais plutôt d´une Lapalissade. Car il s´agit de l´application de la loi en la matière.

Étant donné que le salaire est la rétribution du travail accompli, j´irai même plus loin pour suggérer un article du code du travail où il serait fait mention d´une ponction du salaire et autres retentions fiscales et sociales au prorata du nombre de jours non travaillé par le gréviste. En 2007, certains corps de la Fonction Publique ont vu leur salaire réduit de 50% pour seulement trois jours de grève.

Toute minute, heure ou journée non travaillée tant au public qu´au privé est une perte énorme pour les caisses de l´État, des entreprises de même que pour les habitants de Côte d´Ivoire qui sont censés recevoir les services des travailleurs et après on s´étonne que ce même État ne soit en mesure de respecter ses engagements sociaux.

Tel est mon COUP DE GUEULE en cette nuit de la NATIVITÉ où je demande à mes concitoyens de faire leur AGGIORNAMENTO car Le TRIOMPHE DE L´ÉLÉPHANT ne va pas se décréter en 2020, mais il s´acquerra par le TRAVAIL de Tous et de TOUTES dans l´UNION et la DISCIPLINE en Côte d´Ivoire!

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L´appropriation vue..en Côte d´Ivoire

« Appropriez-vous le Vivre Ensemble du RHDP », « Appropriez-vous les Droits de participer à la vie politique de votre pays », « Appropriez-vous le PND  2012-2015 (Programme National de Développement) », « Appropriez-vous le LMD » (Licence- Master- Doctorat) dans le système d´enseignement supérieur ivoirien et bien d´autres « appropriez-vous »…..que nous entendons à longueur de journée sur les antennes de télé et radio ou encore que nous lisons dans la presse écrite ivoirienne.

De ces phrases que  nous entendons de façon réitérative, un nouveau vocable apparaît dans le jargon de notre société tant au plan politique, social, culturel, économique, éducatif et j´en passe : l´APPROPRIATION. Tout acteur de l´État (politique, syndicaliste, enseignant, fonction publique ou encore ONG)  qui a la possibilité de s´adresser aux populations lui demande de s´approprier quelque chose.

Émetteur et/ou récepteur connaissent-ils le sens et la signification de leur propos ? Autrement dit, ceux qui demandent aux populations de s´approprier leur initiative mesurent-ils la portée de leurs propos. Pour ce qui nous est donné de voir et d´observer, je me hasarderais à répondre par la négative. Car il ne s´agit que d´un discours qui n´a pour espérances de vie que la seconde à laquelle il est émis. Après, plus rien !

Pour qu´il y ait appropriation, il faut qu´il existe un lien fort entre la personne et la chose appropriée. Cependant, nous en sommes à nous demander si les conditions de ce lien fort sont établies entre les personnes et la chose appropriée dans notre pays pour qu´on nous demande de nous « l´approprier ».

La présente réflexion nous permettra de définir ce qu´est l´appropriation dans une approche psychosociale, puis d´indiquer les procédures qui puissent guider à une réelle appropriation de quelque chose. Mais avant une définition générale et l´origine du mot dans la communauté scientifique s´imposent.

Définition et origines

Selon le dictionnaire le Larousse, l´appropriation c´est l´action de s´approprier quelque chose et s´approprier c´est faire sa propriété de quelque chose. Soit par le changement de propriétaire, soit par l´adéquation de quelque chose à une chose. Après cette définition générale, faisons une incursion sur les origines de ce concept dans le domaine scientifique.

L´appropriation trouve son origine dans l´anthropologie de Marx qui l´inscrit dans sa conception du travail puis, plus tard dans la psychologie marxiste avec Lev Vigotski et Aleksei Leontiev. Selon cette approche donc, l´action sur (et l´utilisation de) la nature et la production d´objets, matériels ou non, constituent la réalisation de capacités et de pouvoirs. Confronté à ses actions sur la nature et à des objets produits par lui, l´Homme se les approprie à travers l´intériorisation des savoirs, de savoir-faire et de capacités dont cette production a été l´occasion mais aussi de capacités historiquement formées. En d´autres termes, cette intériorisation constitue le cœur de l´appropriation. C´est donc un processus dont les acquis, l´instabilité et les recherches de nouveaux équilibres correspondent à la dynamique de l´identité individuelle et/ou groupale. L´appropriation est un accomplissement intérieur.

Plus tard, H. Lefebvre en fait une expression indispensable de la vie quotidienne avec l´irruption des mouvements sociaux urbains des années 60 où le citadin veut assumer sa place au sein d´un acteur collectif qui déplace son action du champ du travail vers celui de la ville.

À partir des années 70, le concept d´appropriation de l´espace et de celui de l´appropriation du chez soi bénéficie d´une impulsion majeure à la réflexion sur l´urbain en psychologie environnementale.

Après l´usage qui en est fait dans la communauté scientifique, tentons de voir comment appliquer cela à notre discours sur les sujets d´ordre politique, socio-économique, culturel et éducatif qui généralement sont intangibles et immatériels etc.

A l’exception de quelques décisions particulièrement innovantes, portées par une personnalité de grand charisme ou au leadership fort, capable d’aller à l’encontre de l’opinion publique, ou lors de circonstances particulières, la plupart des décisions (des domaines énoncées ci-dessus) se prennent dans un environnement social où l’adhésion à l’idée même qui fera l’objet de la décision est déjà acquise et/ ou réfractaire. Il est dès lors essentiel de les étendre au maximum des parties prenantes et des citoyens qui seront appelés à soutenir la stratégie mais aussi à la mettre en œuvre. Cet effort devra être mené dès le début de l’exercice car il apparaît plus aisé de créer un consensus sur les valeurs, les finalités et la volonté qui constituent les ingrédients de la vision que sur des axes stratégiques, des actions concrètes, des choix budgétaires ou des opérateurs. C’est en créant l’adhésion sur la prospective que l’on fait s’approprier la stratégie et que l’on permet le passage à l’action par la mise en œuvre du projet.

L’appropriation consiste donc en la compréhension, l’assimilation et le partage des résultats de la démarche. En effet, l’appropriation est un processus qui internalise aussi bien le cheminement que le résultat de la démarche prospective chez chaque partie prenante. Des scientifiques ont d´ailleurs montré que cette appropriation est à la fois intellectuelle et affective. Elle renforce donc la cohésion du groupe impliqué dans l’exercice et sa capacité à faire aboutir la stratégie. L’appropriation de l’exercice transforme donc l’ensemble des parties prenantes et des citoyens en acteurs conscients des enjeux et motivés par les réponses qui y ont été apportées, déterminés à participer à la mise en œuvre du programme d’actions qui a été produit collectivement.

 Comment stimuler l’appropriation ?

Les parties prenantes et les citoyens associés à l’exercice s’approprieront la démarche et ses résultats dans la mesure où ils auront été impliqués de manière active dans l’élaboration de l’exercice. Il ne s’agit donc pas d’une démarche de consultation passive où l’on donne son avis sur des options déjà construites ou encore d´une démarche d´information ; mais plutôt d’une réelle participation à la construction des idées. Cette façon de faire implique la définition de règles du jeu strictes :

‑ un recrutement le plus ouvert possible des parties prenantes en concevant celles-ci au sens le plus large, le citoyen étant la partie prenante première des politiques (sociale, économique, culturelle, éducative et sportive) qui vont être conduites sur l´espace établi ( matériel et immatériel) ;

‑ De réels mécanismes et compétences pour favoriser l’écoute, la prise de parole, la confrontation d’idées, la culture du débat, la démocratie participative ;

‑ Une logique de pédagogie pour clarifier et expliquer les objectifs, finalités et enjeux afin de les mettre à la portée des parties prenantes ;

‑ Une réflexion dans laquelle l’expérience vécue a davantage de place que les théories générales même si l’expertise dans les « sciences » doit constituer une ressource essentielle.

Ces quatre règles du jeu strictes énumérées sont-elles toujours respectées lorsqu´on demande aux citoyens de s´approprier un programme, une loi, un système etc.….?

Dans le cadre du Vivre ensemble, un parti politique (RDR) puis plus tard un groupement de partis politiques (RHDP) a su internaliser les grands axes dudit concept puis le partager avec une partie des militants (des membres de la grande direction des partis politiques). Cependant jusqu´à ce jour, nous ne sommes pas sûrs que tous les militants aient eu une connaissance suffisante dudit programme.

Que dire du LMD dans nos Universités ? Hormis, les « experts » qui ont planché sur le sujet, nous doutons fort que les étudiants et parents d´élèves ou encore des enseignants en sachent davantage.  À part les déclarations verbales, et les comptes-rendus de presse, aucun moyen de se procurer un document écrit qui explique de long en large le système LMD.

De la nouvelle loi anti-tabac dans les espaces publics et des sanctions encourus, idem. Le texte n´est su des citoyens, pour les sanctions il est établi une tranche d´amende (entre 50.000 F CFA et 100.000 FCFA si mes souvenirs sont bons) applicable. Cette amende sera-t-elle faite à la tête du contrevenant ? Ou selon l´humeur de l´Agent de police ? Autant d´interrogations auxquelles nous n´avons pas encore trouvé de réponses.

Au regard de ce qui précède, l´appropriation ne doit donc pas être un mot passe-partout que nous devons employer pour être à la mode ou relever notre niveau de langue. Si nous l´employons, cela devra impliquer une application des quatre règles énoncées antérieurement afin de faciliter l´assimilation et l´intériorisation de l´idée, du projet aux bénéficiaires afin qu´ils en fassent leur propriété avec toute l´affection que cela suppose pour une mise en pratique efficiente afin d´atteindre les objectifs escomptés.

Pour le bonheur donc de l´APPROPRIATION, approprions-nous l´appropriation pour qu´il ne soit pas un VAIN MOT.

Municipales: Jeunesse ivoirienne, réveille-toi!

Didier Drogba: Après la FIFA dit Niet, maintenant à la Juve?

Après nous avoir désinformés sur le refus de la FIFA d´accorder à notre icône Didier Drogba une dérogation spéciale afin de pouvoir évoluer dans un championnat européen, nos journalistes remettent encore une fois le couvert. Didier Drogba est annoncé à la Juve.

Maintenant, le Nouveau Réveil annonce que Didier Drogba  » discuterait actuellement avec la Juventus, déterminée à obtenir son accord. Le club turinois aurait proposé à l’entourage de Drogba un contrat jusqu’en 2014. Ce dernier préfèrerait un bail d’un an supplémentaire, soit jusqu’en 2015″.

C´est le lieu de rappeler à nos journalistes qui ont relayé l´information que celle-ci n´a pas été et n´est pas juste.

En effet, le Règlement de la FIFA sur les transferts de joueurs en son article 6 alinéas 2 et 3 indique :

2. La première période d’enregistrement commence à la fin de la saison et s’achève, en principe, avant le début de la nouvelle saison. Cette période ne doit pas excéder douze semaines. En principe, la deuxième période d’enregistrement doit se situer au milieu de la saison et ne doit pas excéder quatre semaines. Les deux périodes d’enregistrement pour la saison doivent être communiquées à la FIFA au moins 12 mois  avant leur entrée en vigueur. La FIFA détermine les dates lorsque les  associations ne les communiquent pas à temps.

3. Un joueur ne peut être enregistré – hormis l’exception prévue à l’art. 6, al. 1 – que si le club soumet valablement une requête à l’association concernée au cours de la période d’enregistrement.

Autrement dit, la dérogation demandée par notre DD ne pouvait lui être accordée car ne correspondant à aucune période d´enregistrement.

Thierry Henry, David Bekham ont bien pu bénéficier des enregistrements pour pouvoir jouer en Angleterre et en Italie pour le second alors qu´ils évoluaient dans la Major League Soccer des États Unis.

Aujourd´hui c´est Seydou Keita qui a rejoint le FC Barcelone après la fin de saison en Chine comme Didier Drogba.

C´est le lieu de rappeler à nos sportifs professionnels de prendre en compte l´aspect des compétitions internationales avec leur sélection lorsqu´ils éprouvent le besoin de monnayer leur talent dans des championnats ayant un calendrier qui ne concorde avec celui de leur sélection afin de pouvoir être bien physiquement lors desdits rendez-vous.

Par ailleurs, Le Nouveau Réveil indique qu´il serait en pourparlers avec les dirigeants de la Juventus pour un contrat courant jusqu´en 2015? Cela indique-t-il qu´il restreint son contrat avec son employeur chinois? Ou intégrer la Juve uniquement pour la période de vacances en Chine? Motus et bouche cousue.

De là, on nous rappelle les compétitions de la CAN 2013.

Sportivement,

 

Mes observations sur les « extraits » de la Politique Nationale du Sport en Côte d´Ivoire

Hier, le journaliste sportif ivoirien, Fernand Dedeh, sur son blog, nous faisait l´écho du séminaire organisé par le Ministère de la Promotion de la jeunesse, des sports et loisirs afin d´élaborer une loi du sport en Côte d´Ivoire. Ma réflexion portera sur les extraits de ce qu´il a pu noter de la première journée dudit séminaire. Comme vous comprendrez, il s´agit d´observations subjectives sur la base des extraits qui apparaissent en italique dans le texte ci-dessous.

1. État des lieux

Le sport en Côte d’Ivoire reste peu développé. Environ 27% de la population ivoirienne pratiquent une activité sportive. Toutefois, seulement 10% de cette proportion détient une licence. La discipline dominante est le football avec plus de 80 000 licenciés.

Ce constat s’explique par quatre raisons essentielles:

–        Insuffisance de textes régissant la pratique des activités physiques et sportives

–        déficit de l’offre d’infrastructures adaptées

–        inégale répartition des pratiques sportives sur toute l’étendue du territoire national

–        faiblesse des moyens des structures d’encadrement du secteur des Sports

À mon humble avis, l´état des lieux devait d´abord s´atteler à définir comment la Côte d´Ivoire percevait le Sport avant 2012. Cette définition baliserait les travaux à venir.

De façon générale, le sport était la pratique d´une activité physique liée à une discipline sportive concrète. La finalité était la recherche du bien-être et/ ou une activité ludique qui permettait au pratiquant de s´occuper. De nos jours, au-delà des finalités suscités, le sport est devenu une profession autour de laquelle plusieurs activités rémunératrices se sont greffées et/ou créées.

On ne fait plus de sport pour participer mais plutôt pour gagner. Une fois cette définition faite, nous pourrons faire un inventaire de tout ce qui est en rapport avec le Sport en Côte d´Ivoire.

Autrement dit, il serait judicieux de faire la différence entre le sport d´élite, le sport en milieu scolaire et universitaire et le sport de loisirs.

2. Au plan des textes réglementaires

La gestion du Sport en Côte d’Ivoire repose sur des textes réglementaires qui méritent d’être actualisés pour mieux répondre aux nouvelles missions assignées au département en charge des Sports.

Les textes réglementaires sont le fondement de toutes les actions passées et futures. Il appartient à ce niveau de relever les points faibles des textes existants et les améliorer à travers l´introduction de concepts nouveaux de la pratique sportive tant au niveau de la pratique du sport d´élites, non professionnel comme de la pratique du sport de loisirs.

3. Au plan des infrastructures

Les infrastructures de l’Etat sont constituées par un ensemble de 19 ouvrages dont 17 stades gérés par l’office national des Sports. Ces infrastructures dont l’âge varie de 16 à 36 ans, sont dans un état de délabrement avancé et n’offrent plus de bonnes conditions de pratique et de sécurité.

Hormis les infrastructures de l´État gérées par l´Office National des Sports, il me semble judicieux de faire l´inventaire de toutes les infrastructures sportives existantes sur toute l´étendue de la Côte d´ivoire (collectivités territoriales, Établissements Publics Nationaux, entreprises privées, établissements scolaires, FRCI, quartiers issus de promotions immobilières etc.…)

4. Recherche de financement et partenariat

Le financement du Sport devrait être un maillon essentiel de la Politique Nationale de Sport dans notre pays. La pratique du Sport de haut niveau est liée à de fortes exigences dont la disponibilité de toutes les contingences qui sont des déterminants de la performance. Ces exigences impliquent une option conforme à la réalité socio-économique…. La réalité de notre société voudrait que l’Etat continue d’apporter son appui réglementé à partir de deux axes définis d’un commun accord avec les partenaires du mouvement sportif.

a) les ressources issues des initiatives privées (la famille du sportif, les cotisations et autres recettes propres des associations)

b) les subventions provenant des institutions publiques ou privées (Etat, collectivités locales, les confédérations sportives, les fédérations internationales et comité international olympique)

Il est à noter que le point 4 consacré à la recherche de financement et de partenariat se focalise uniquement sur le sport d´élite. Alors que le financement du sport de loisirs ou encore le sport au niveau scolaire et universitaire devrait être la sève nourricière de notre sport d´élite.

D´autres observations plus approfondies interviendront lorsque nous aurons pris connaissance du document final.

Sportivement,