Mondial 2014: Sidy, où sont passés les 4, 750 milliards de la FIFA ?

ASD

Le 31 juillet dernier, le président de la Fédération Ivoirienne de Football avait convié la presse sportive à une conférence de presse pour , selon lui, faire le bilan de notre participation à ce rendez-vous du gotha mondial du football au Brésil. En lieu et place d´une conférence de presse, j´ai plutôt assisté à une causerie entre Sidy et ses copains journalistes. Les points évoqués ( bilan moral, financier, résultats) n´ont pas fait l´objet d´une préparation sérieuse. C´est tout comme Sidy Diallo et l´équipe dirigeante de la FIF voulaient rapidement s´en défaire et passer à autre chose. Et il l´aura réussi en profitant de cette conférence de presse pour donner le nom du nouveau sélectionneur des Éléphants. Ce qui a pour finalité de détourner l´attention des journalistes présents de l´essentiel: le bilan financier de notre participation au Mondial de Brésil 2014.

Le bilan financier de Brésil 2014 n´a pas duré plus de trois minutes. Et les chiffres qui ont été avancés ne sont pas du tout corrects. En somme, un ostracisme total sur les montants que la FIF a reçus d´une part de l´État de Côte d´Ivoire et de ses sponsors et d´autre part de la FIFA.

En tout état de cause, Sidy Diallo s´est doublement moqué des ivoiriens. Une première fois, en n´écoutant personne malgré les mauvais choix et les mauvaises décisions qui se sont cumulés jusqu´au mondial. Ce qui a eu pour conséquence, la piètre prestation de de notre sélection au Brésil alors que notre poule était jouable. Et la deuxième fois, c´est l´utilisation qu´il a fait de l´argent des contribuables ivoiriens . Et notre presse, que l´on considère comme le quatrième pouvoir, a participé à cette forfaiture contre le peuple.

Mon coup de gueule s´articulera principalement autour de trois points: des concepts de dépenses en double de la FIF, le silence sur la dotation de la FIFA à la FIF pour sa participation au mondial et enfin la duplicité de nos journalistes présents lors de cette causerie.

1. Les concepts de dépenses en double de la FIF

Sidy Diallo a relevé que l´État de Côte d´Ivoire a remis à la Fédération Ivoirienne de Football une enveloppe de 2,113 milliards de Francs CFA afin de préparer la participation de nos pachydermes au rendez-vous de Brésil 2014. Ce montant a été dépensé comme suit:

Primes de qualification : 1,700 milliards

Frais de transport aériens et terrestres lors de la préparation : 200 millions

Autres Frais: 200 millions

Soit un total de 2,100 milliards. Silence total sur les 13 millions restants.

Le bilan financier de Sidy Diallo et de la FIF, tel que présenté n´est pas celui du Brésil 2014 qui a commencé le 12 juin et a pris fin le 13 juillet 2014. La Côte d´Ivoire a-t-elle participé aux phases éliminatoires sans avoir eu à débourser un seul kopeck pour les primes aux joueurs, le transport, l´hébergement etc…..? Ce que je doute fortement. Ou toutes ses charges étaient-elles à crédit? Le point 24 intitulé Dispositions Financières du Règlement de Brésil 2014 devrait permettre à Sidy et à la FIF de clarifier l´opinion sur ce sujet. Car ce point explique les modalités de participation des équipes nationales aux compétitions préliminaires en vue de l´obtention du sésame pour Brésil 2014. Ce point traite particulièrement de la repartition de la billeterie des matchs, les charges pour le transport, l´hébergement des équipes etc…. Mais là n´est pas l´objet de ce coup de gueule.

  1. De la dotation de la FIFA aux équipes participantes au Mondial de Brésil 2014

Dans l´Annexe B du Rapport Financier 2013 présenté lors de son 64è Congrès tenu à Sao Paolo ( Brésil) les 10 et 11 juin 2014, la FIFA clarifie la dotation qui revient aux équipes participantes au Mondial de Brésil 2014.

Dans cet annexe, on apprend que toutes les équipes partent sur une base unique de 8 millions de dollars US (environ 4 milliards F CFA). En termes plus simples, la Côte d´Ivoire a une dotation d’environ 4 milliards F CFA pour sa participation au premier tour du Mondial brésilien. A cette somme s’ajoute 1,5 million de dollars US (750 millions F CFA) à titre de contribution de la FIFA aux frais de préparation des équipes qualifiées. Soit un total de 4,750 milliards F CFA. Ce montant aurait pu augmenter si nos Éléphants avaient les tours suivants.

Les clubs ne sont pas en reste. Une enveloppe de 70 millions de dollars est allouée aux associations membres qui devront la repartir entre les clubs qui auront contribué au succès de la compétition. Sur la liste des 23 de la Côte d´ivoire,  un seul club ivoirien pourra bénéficier de cette indemnité. Les 22 autres joueurs évoluant tous dans les championnats européens. Le Séwé Sport de San Pédro, disais-je,  du gardien de but Sylvain Gbohouo pourrait percevoir une indemnité de 2800 dollars US par jour. Le Séwé percevra cette somme qui pourrait aider sa trésorerie par ces temps de vaches maigres pour notre football local.

Si l´ex-sélectionneur ivoirien avait sélectionné d´autres joueurs de notre championnat local, cette indemnité pourrait aider lesdits clubs. C´est le lieu d´interpeller nos clubs et joueurs locaux à bien travailler et frapper à la porte de la sélection nationale.

In extenso les dispositions financières ( page 48) du Règlement de Brésil 2014 ( cf. http://fr.fifa.com/worldcup/organisation/documents/index.html) sur la part des charges qui revient aux différentes parties:

  1. Les associations membres participant à la compétition doivent prendre en charge les frais suivants :

a) assurance adéquate contre tous les risques, y compris les blessures, accidents, maladies et voyages (liste non exhaustive) et ce au vu de la réglementation de la FIFA applicable afin de couvrir tous les membres de la délégation de leur équipe et toute personne chargée d’exécuter une mission en leur nom (cf. en particulier l’art. 2, al. 3 de l’annexe 1 du Règlement du Statut et du Transfert des Joueurs) ;

b) pension et hébergement durant la compétition finale (en plus des montants payés par la FIFA), dont la location de salles de réunions et d’équipement audiovisuel ;

c) frais induits par les membres supplémentaires des délégations (au-delà de 50 personnes).

  1. Conformément à l’AO, l’association organisatrice gèrera et prendra en charge tous les déplacements (terrestres, ferroviaires ou aériens) dans le pays hôte de chaque association membre participante (maximum de 50 personnes par association membre participante), y compris le transport de l’équipement et les frais qui s’y rapportent.
  2. La FIFA prendra en charge les frais suivants :

a) contribution aux frais de préparation des associations membres participantes conformément à un tarif fixe que la commission d’organisation de la FIFA déterminera en temps utile ;

b) frais de voyage en avion en classe affaires pour 50 personnes par association membre participante entre une ville à désigner par la commission d’organisation de la FIFA et l’aéroport international le plus proche du camp de base de l’équipe de l’association membre participante au Brésil. La FIFA peut demander que chaque association membre participante utilise pour se rendre dans le pays hôte de la Coupe du Monde de la FIFA 2014™ soit (i) la compagnie aérienne notifiée à l’association membre participante comme le transporteur désigné de la FIFA, soit (ii) un partenaire approprié de l’alliance du transporteur désigné (si le transporteur désigné ne dessert pas les aéroports internationaux du pays de l’association membre participante). Si, contrairement à une telle requête de la FIFA, une association membre participante choisit de ne pas utiliser le transporteur désigné par la FIFA ou un partenaire de l’alliance dudit transporteur ou si une association membre participante choisit d’affréter un avion privé pour le transport de sa délégation, l’obligation de la FIFA sera limitée au montant que la FIFA aurait déboursé si la délégation avait été transportée par le transporteur désigné par elle ;

c) contribution aux frais d’hébergement et de pension pour 50 personnes par association membre participante selon un tarif fixe à déterminer en temps utile. Le séjour commence cinq nuits avant le premier match de chaque équipe et prend fin deux nuits après son dernier match. La commission d’organisation de la FIFA déterminera ces tarifs sur la base d’une moyenne des prix pratiqués dans les hôtels officiels des équipes sur site pendant la Coupe du Monde de la FIFA™ ;

d) dotation pour les associations membres participantes, dont les montants seront déterminés par la commission d’organisation de la FIFA ;

e) frais occasionnés par les officiels de match, inspecteurs d’arbitres, commissaires de matches et autres membres de la délégation de la FIFA ;

f) frais des contrôles de dopage ;

g) frais de l’assurance contractée par la FIFA pour couvrir ses propres risques.

  1. Les risques restants – notamment ceux de l’association organisatrice – devront être couverts par des assurances complémentaires dont les primes seront à la charge de l’association organisatrice. Pour éviter des cumuls d’assurance et des lacunes dans la couverture, les polices et leur étendue seront définies conjointement par la FIFA et l’association organisatrice. La FIFA fixera la date limite de présentation et de ratification des contrats susmentionnés en temps utile.
  2. Toute autre dépense que celles mentionnées dans le présent règlement sera prise en charge par les associations membres participantes concernées (cf. art. 4).
  3. Les conditions générales financières pour les associations participantes seront fixées en temps utile dans une annexe ou une circulaire.

De tout ce pactole reçu de la FIFA, l´opinion ne sait comment cette somme a été / est gérée. Le transport, l´hébergement, les déplacements au Brésil, les frais d´assurances pour 50 membres de chaque pays ont été pris en charge par la FIFA au regard de des articles cités plus haut.

Notre miroir, nos ancêtres les gaulois, à travers la Fédération Française de Football avait annoncé avant la Coupe du monde que les 23 joueurs, le sélectionneur et le staff de l’Equipe de France se partageront 30% de la prime FIFA, et ce quel que soit le stade atteint dans la compétition. Etant donné que les Bleus ont été éliminés en quarts de finale, la F.F.F. a obtenu une prime de 10,2 millions d’Euros, soit 3,06 millions d’Euros à se partager. Les joueurs ont donc reçu 93.000 Euros chacun guise de lot de consolation. À ce lot de consolation de la FIFA, il faudra ajouter la part provenant des sponsors des bleus.

Chez nous en Côte d´ivoire, c´est la black out total sur cette dotation de la FIFA, de même que l´apport d´au moins 15 sponsors des éléphants qui apparaissent sur le site de la FIF http://www.fif-ci.com. Nous ignorons tout de leur contribution financière à notre sélection nationale.

En somme aucune transparence!

Voulant faire bien les choses, Sidy d´enfoncer le clou en confirmant mes doutes par ses propos sur  » La Génération Drogba »  à qui nous demandions la retraite après services rendus : « Je rends  hommage à cette génération. Elle n’a certes rien gagné comme trophée mais elle a rapporté près de 14 milliards de francs CFA à la Côte d’Ivoire« . Oui, cette génération a rapporté 14 milliards de francs CFA à la Côte d´Ivoire en trois participations au Mondial en Allemagne ( 2006), en Afrique du Sud (2010) et au Brésil (2014). La Côte d´Ivoire entière n´a pas su comment les 9,3 milliards ( dotations 2006 et 2010) ont été gérés par l´ancienne équipe dirigeante. Par contre, c´est toujours la FIF qui tend la main aux contribuables ivoiriens pour financer ses participations aux compétitions internationales. Il en est de même pour certaines fédérations.

Aucun bien immobilier acquis depuis 2006 malgré toute cette somme que la Côte d´Ivoire a perçue à travers la FIF. Au compte n´a été rendu au peuple de Côte d´Ivoire. Le dernier rapport d´activité qui apparaît sur le site de la FIF date de 2006. Toujours avec très peu de chiffres. C´est à penser que notre FIF n´est pas en de bon termes avec les chiffres.

Malgré les efforts financiers que les contribuables consentent pour que la FIF participe à ces compétitions, en retour nous sommes payés en monnaie de singe à l´heure du bilan. Dès que la bourse est pleine, et que le ministère des sports veut y voir clair, on crie à l´ingérence. Et même , on va jusqu´à défier l´autorité de la tutelle en se cachant derrière l´immunité FIFA . Pour enfin ressortir de sa tanière à l´approche de l´évènement sportif pour appeler à l´UNION autour de la sélection et demander la bénédiction du Peuple de Côte d´Ivoire.

Dans les autres pays, les fédérations sportives et leur ministère de tutelle font UN dans l´élaboration de la politique sportive du pays. Chez nous, c´est la défiance à outrance de la tutelle.

Moi Président de la FIF, je ne quémanderais plus rien aux contribuables ivoiriens qui ont d´autres priorités telles l´éducation, la santé, le logement et le bien-être. Je tâcherais de bien gérer les 4,7 milliards de 2014 de la meilleure des manières possibles: marchés financiers, biens immobiliers etc….Des cours en management d´entreprise  sportive, en gestion de patrimoine seraient profitables à nos dirigeants. Heureusement que toutes les fédérations ne sont pas ainsi. Et puis un stage en immersion auprès du Prix d´Excellence du meilleur dirigeant sportif 2014, Me Bamba Cheick Daniel de la fédération ivoirienne de Taekwondo, aiderait énormement nos présidents de fédération sportive à acquérir les valeurs comme l´humilité, l´union, le travail et la discipline. La Fédération Ivoirienne de Tae-Kwondo est l´une des rares fédérations sportives de  Côte d´Ivoire qui ne fait pas de tapage pour des subventions mais qui  glaner des lauriers à chaque compétition internationale à laquelle elle participe.

3. De la duplicité des journalistes

Il se dit que la presse et les médias sont le quatrième pouvoir qui peuvent servir de contre-pouvoir face aux trois pouvoirs qui incarnent l´État ( Exécutif, législatif et le judiciaire). Est-ce réellement le cas dans notre chère Côte d´Ivoire?  À la pratique, je répondrais par la négative; à cause de ce qui m´a été donné d´apercevoir le 31 juillet dernier, lors de la causerie entre Sidy Diallo et ses copains. Une presse d´un facile accommodement. Voici un président de fédération qui fait un bilan financier d´une participation à une coupe du Monde et aucun journaliste n´a fait l´effort de se préparer en recoupant les informations au moins sur le site de la FIFA avant de prendre part à cette « conférence ». Que non! Ils se sont présentés, ont posé juste des questions sur l´ancien entraîneur, le brassard de capitaines etc. et ont omis volontairement de parler des sommes reçues par la FIF. Et ils ont même applaudi lorsque Sidy a donné le nom du nouvel entraîneur. Pays là quoi!

Face à cette duplicité de ce quatrième pouvoir qui ne joue pas pleinement son rôle mais sert plutôt de relais de Sidy et de la FIF ( dans ce cas précis) , la presse sportive ivoirienne ne sera que complice que la décadence de notre sport-roi.

Attendaient-ils impatiemment ce moment pour n´avoir pas pausé les questions qui fâchent à Sidy au risque de se voir éconduire des canapés servis?

 

JOURNALISTES CIV

 

En tout état de cause, Sidy a encore beaucoup de choses à nous dire, et j´ose espérer qu´il aura maintenant tout le temps nécessaire de convoquer une Assemblée Générale couplée ( 2013 et 2014) au cours de laquelle il pourra faire un point clair, cohérent et concis. Les dirigeants ne feront-ils pas autant que nos journalistes?

L´argument de la Coupe du Monde 2014 étant terminé depuis notre sortie après le premier tour , j´ose espérer que Sidy n´aura pas comme nouvel alibi septembre 2014 qui marque le début des éliminatoires de la CAN 2015.

Sportivement,

 

Dépité par nos députés ….

Kouadio Konan Bertin (KKB), député de Port-Bouët à l`Assemblée nationale et ex secrétaire général de la jeunesse du PDCI RDA s´est prononcé au cours d`une conférence sur des points de l`actualité politique ivoirienne: – son opposition à la nouvelle CEI – la visite de François Hollande et, – les élections 2015 Politique-KKB-PDCI-0003 Cette sortie de presse du 16 juillet dernier fait suite à la saisine du Conseil Constitutionnel en juin dernier par KKB et 28 autres députés, après que l´Assemblée Nationale de Côte d´Ivoire ait approuvé la composition de la Commission Électorale Indépendante ( CEI) en juin dernier. Le présent billet est le dépit que j´ai pour certains de nos députés. Nous n´insisterons pas sur la saisine du Conseil Constitutionnel qui est légitime. En effet, la constitution ivoirienne de juillet 2000 dans son article 77 autorise les députés ( le PANCI, un dixième au moins de députés ou un groupe parlementaire) à saisir le Conseil Constitutionnel avant la promulgation d´une loi. Par contre, les propos tenus par KKB extenso « mais dans une sorte d’aveuglement, le conseil a préféré valider la position du gouvernement, laissant toute entière la menace que fait planer sur nos compatriotes l’action future d’une commission à ce point déséquilibrée, structurellement partiale et en mission commandée pour un camp » ne sont pas dignes d´un pseudo démocrate, député de surcroît, qui ferait bien d´exposer à la Nation les raisons de son désaccord à la décision de notre Conseil Constitutionnel que de nous enfariner dans une prophétie malachite d´une autre époque récente de l´histoire de notre pays. Son conseil d´Avocats, s´il en a, pourra lui donner les éléments juridiques pour démonter la décision du Conseil Constitutionnel au lieu de descendre dans la gadoue. Hormis cette mise au point, j´ai été particulièrement impressionné par le paragraphe suivant de son intervention sur la visite du Président François Hollande et je cite  » Loin de ces pratiques d’un autre temps, nous souhaitons attirer l’attention de notre hôte de marque sur les attentes de nos compatriotes et de tous ceux qui vivent dans ce pays et l’aiment profondément. Toutes ces années de crise destinées à nous empêcher de prendre le gouvernail de notre avenir ont jeté nos populations dans une pauvreté sans nom. Les ivoiriens aspirent donc à: – la sécurité pour eux-mêmes et pour leurs familles, – la garantie de leurs libertés fondamentales, manger à leur faim c´est-à-dire trois (3) repas par jour, – se soigner – envoyer leurs enfants à l´école, – avoir un emploi, – avoir un logement. En un mot, satisfaire leurs besoins fondamentaux. Un vrai retour au degré zéro du progrès. C´est à cette Côte d´Ivoire martyrisée, ruinée, appauvrie mais debout et désireuse de se reprendre en main sous le leadership éclairé, imaginatif, volontaire et intègre d´une nouvelle équipe dirigeante que nous appelons clairement de nos vœux qu´il faudra que le Président français s´adresse. OUI, vous avez bien lu la liste des aspirations des Habitants de la Côte d´Ivoire égrenée par l´Honorable député KKB qui siège à l´Assemblée Nationale de Côte d´Ivoire depuis le 16 décembre 2011. Eh bien, le « Bréviaire de KKB » me gêne à plus d´un point et est l´objet de mon dépit car venant d´un député et il n´est pas le seul à claironner à longueur de journée dans les médias sur ces aspirations. Cher Houphouétiste (sic) KKB que peut le Président Hollande pour résoudre ton bréviaire? Il n´est pas député ivoirien, mais toi tu l´es. Dans la pratique que fait réellement KKB depuis trois ans qu´il siège à l´hémicycle? Qu´il ne nous dise pas qu´il vient de recevoir une révélation de « ces besoins fondamentaux » énumérés lors cette conférence de presse. L´article 71 de notre constitution fait cas des domaines de la loi que le député vote. KKB a-t-il pris la peine de parcourir le Règlement Administratif de l´Assemblée Nationale de Côte d´Ivoire depuis qu´il siège au Parlement de Côte d´Ivoire ? Ledit Règlement dans son Livre II Procédure législative, Titre I Procédure ordinaire, Chapitre I Projets et propositions, en son article 52 définit la proposition de loi est un texte introductif auprès du Bureau de l´Assemblée Nationale par un Député ou un groupe de Députés. Je prierais avec bienveillance le PAN SORO Guillaume et son Service de Communication, de bien vouloir rappeler à nos honorables députés qu´en plus de leurs activités politiques, il leur est demandé de faire des propositions de loi aillant dans le sens du Bréviaire de KKB. Dans la troisième partie de sa conférence de presse, KKB et le candidat qu´il soutient aspirent à gouverner la Côte d´Ivoire. Ce qui est légitime. Il s´agit des présidentielles de 2015. Voilà un député qui à ce jour, en ma connaissance, n´a pas été en mesure de faire une proposition de loi à l´Assemblée Nationale qui veut avoir un Candidat aux Présidentielles de 2015. Ton candidat est élu, tu as un poste ministériel, oseras-tu présenter des projets de loi? Ou auras-tu des nègres dans ton cabinet pour le faire? Ton poste actuel de député te donne la possibilité d´apprendre à rédiger des propositions. Que nenni! À nos honorables ( de tous les partis politiques de notre hémicycle) et autres élus politiques ( Maires, Conseillers Régionaux etc…) que nous regardons, entendons et lisons à longueur de journée parler de 2015, l´heure est au travail! Comme le fait quotidiennement le PRADO à travers les différents projets de loi que lui et son équipe gouvernementale déposent régulièrement sur la table des députés. Des projets de loi qui ont pour l´objectif principale l´amélioration du bien-être de la population ivoirienne. ADO a émis le vœu d´avoir un deuxième mandat. Depuis, il s´est remis au travail. Les actes sont visuels! On ne l´entend pas quotidiennement nous le dire comme vous nous qui rabâchez les oreilles à longueur de journée dès lors que vous avez une occasion! Cher Honorable KKB ( et aux autres font de même dans un autre registre), j´ose espérer ( la Côte d´Ivoire avec moi j´espère) qu´avant la fin de votre législature vous ferez des propositions de loi au gouvernement sur des points du Bréviaire de votre Honorable collègue KKB. Si je ne me trompe, depuis 2011, l´ANCI a reçu deux propositions de loi de la part de nos députés. Très peu dirais-je! Certes des lois existent, mais vous pouvez les améliorer avec le POUVOIR que la Constitution vous accorde. Ce n´est qu´ainsi que vous serez crédibles lorsque vous voudriez aspirer à gouverner la Côte d´Ivoire en 2015 ou plus tard. Il viendra le moment de justifier les émoluments que le contribuable vous accorde ainsi que tous les privilèges dû à votre rang: LE VOTE. Alors trêve de « vuvuzela » sur 2015, députés, maires, Présidents de Conseils Régionaux reprenez le travail car vous êtes très très en retard sur le programme que vous avez vendu à vos électeurs. À moins que vous ne nous ayez vendu des illusions. Mais premier gaou n´est pas gaou….

Le chiffre du jour en Côte d´Ivoire: 2.535

2.535: c´est le nombre d´entreprises créées au cours de l´an 2013 par le guichet unique mis en place par le Centre de promotion des investissements en Côte d’Ivoire (CEPICI) . Cette information a été donnée par M. Emmanuel Essis Esmel le Directeur Général du CEPICI rapporte la presse ivoirienne de ce jour.

Comparativement à 2012 où 126 entreprises ont été créées au niveau du guichet unique du CEPICI, le chiffre de 2.535 indique que le gouvernement ivoirien a fait d´énormes efforts afin de faciliter les investisseurs dans la création d´entreprise. Le délai est même passé de 9 jours à moins de 48 heures.

Au-déla du nombre d´entreprises créé et du nombre d´emplois à pourvoir, j´observe une repartition inéquitable de ces richesses en puissance en création.

En effet, une entreprise ayant son siège social dans une ville suppose qu´elle paie des taxes à la collectivité territoriale qui l´abrite. Ses employés y vivent. D´où l´existence de besoin en logement, infrastructures sanitaires, routières, éducatives, loisirs etc… Ce qui par conséquent participe indirectement à la création et au développement de nouvelles activités, de création d´emplois indirects et à la distribution de richesses de la population de ladite ville et par delà au pays.

Abidjan étant une ville saturée, c´est le lieu d´encourager le CEPICI à permettre aux investisseurs de pouvoir créer des entreprises dans les autres villes de la Côte d´Ivoire . Je sais que la voie traditionnelle existe, mais le délai de 24 ou 48 heures est très important en termes de gain de temps pour un investisseur et/ ou entrepreneur. Ce qui permettra, d´une part de désengorger Abidjan et d´autre part, de permettre aux autres villes de se développer.

J´ose espérer que la caravane du CEPICI dénommée « Entreprendre en Côte d’Ivoire » qui sillonnera, du 6 au 11 janvier, les villes de San Pedro, Bouaké et Yamoussoukro vont dans le sens de ma réflexion et d´autres capitales de régions seront visitées. Ainsi, la Côte d´Ivoire pourra tendre lentement mais sûrement vers un équilibre de développement de nos grandes villes. Ce qui évitera la propension de tout jeune à vouloir rejoindre l´Eldorado qu´est Abidjan. Si tant est que toutes nos villes disposent du minimum pour assurer une bonne qualité de vie à nos concitoyens.

La route, notre route!

La route en Côte d´Ivoire

En octobre dernier, le gouvernement ivoirien a pris un décret portant interdiction du l´usage du téléphone portable et du kit mains-libres au volant.

Le 17 novembre dernier, marquant la journée africaine de la sécurité routière, le Ministre des Transports a fait une déclaration télévisée au nom du gouvernement concernant la sécurité routière en Côte d´Ivoire.

Ces deux occasions étaient le prétexte trouvé pour partager ma préoccupation sur la sécurité routière en Côte d´Ivoire. Les décès constatés en ce début de mois sur l´Autoroute du Nord me permettent de lancer un coup de gueule à l´encontre des acteurs du monde du transport en Côte d´Ivoire.

Selon le ministre des transports, la Cote d´ivoire enregistre 600 décès par an dûs aux accidents dont 94% relèvent de facteurs humains ( conducteurs et/ou usagers) et 6% imputables aux autres facteurs tels le mauvais état des véhicules, le réseau routier etc.

Ces données ne sont que le reflet miniature de la sécurité routière de notre continent comme l´atteste un étude comparative  effectuée par la section Sécurité Routière de l´OMS ( Organisation Mondiale de la Santé) mettant en exergue les pourcentages par région de la population, des décès et des véhicules  dans la figure ci-dessous.

ETUDE COMPARATIVE PAR REGIONS

Cette étude de 2013 montre clairement qu´avec 2% de véhicules circulant en Afrique, le continent africain « contribue » pour  16% dans les décès dans le monde à cause des accidents alors que l´Afrique a 16% de la population mondiale. Ces chiffres sont réellement alarmants en comparaison avec l´Europe. En fait, l´Europe qui détient 27% de véhicules et 12% de la population mondiale a un taux de décès de 8% dans les accidents.

Comme l´a si bien dit le Ministre Gaoussou Touré: « les accidents de la route ne sont pas une fatalité. Ils peuvent bien être évités ou tout au moins considérablement réduits si nous respectons les règles de sécurité routière ». Nous en convenons, nous pouvons tenter de nous rapprocher des chiffres européens en termes de décès. Comment cela pourrait-il être possible?

La sécurité routière dépend de l´harmonie entre les éléments qui la composent à savoir la personne ( en tant que conducteur ou piéton), le véhicule et la voie et son environnement.

S´il est reconnu que 94% des accidents relèvent du facteur humain, la source du problème est donc connu: le permis de conduire.

En effet, le permis de conduire est un document qui atteste qu´une personne est apte à conduire un véhicule après évaluation. Cette évaluation est faite sur la base des acquis de connaissance. Or il se trouve qu´en Côte d´Ivoire, pour ce que je sais, il n´existe pas de manuel officiel dont le contenu permet à l´apprenant d´assimiler toute la thématique d´apprendre à conduire.  Cependant, si ce manuel d´apprendre à conduire, il est temps qu´un exemplaire soit mis à la disposition de tout apprenant, dans les auto-écoles afin que celui-ci en prenne connaissance. S´il n´existe pas, cela devrait être le premier chantier du Ministère des Transports. Ce manuel devra être régulièrement mis à jour chaque fois que de nouvelles dispositions de sécurité routière sont prises par l´État de Côte d´Ivoire dans le cadre de signature d´accords et de traités internationaux. Cela permettrait ainsi d´éviter la prise de décret, à tout bout de champ, comme ce fut le cas du décret portant interdiction de l´utilisation du téléphone mobile et du kit main libres au volant, dont l´application est souvent arbitraire.

En somme, ce manuel d´apprendre à conduire, permettra au conducteur de connaitre ses droits et devoirs vis-à-vis des autres usagers, de son véhicule et de la route.

Le manuel  acquis, il va falloir assainir le secteur des auto-écoles, car il y a certains centres qui ne méritent pas d´exercer du fait de la piètre qualité des enseignements théoriques qui y sont donnés sans compter  des cours pratiques qui n´en sont pas réellement. faire un petit tour avec un véhicule et se présenter à l´examen.  Le réussir après avoir donné des « bakchichs » aux examinateurs. Lorsque cette procédure n´est pas rigoureusement suivie au lieu d´avoir un conducteur conscient de ses obligations, c´est un « homicidaire » en puissance qui est mis dans la circulation. Aucun respect pour les autres usagers de la route que sont les autres conducteurs et les piétons ( personnes âgées, personnes à mobilité réduite, enfants, etc.), des panneaux de signalisation, la vitesse etc…

Une fois que cette révolution est faite sur le conducteur, il faudra aussi songer à éduquer le piéton! Oui, une éducation du piéton s´impose. Qu´il sache que la route a un code que tous les utilisateurs doivent savoir pour le bien de tous. Pour que le piéton puisse également respecter ce code, il faut bien qu´il existe sur les routes à travers les signalisations ( panneaux et/ou bandes sur la route). Ce qui n´est pas le cas, sur des routes que j´ai pu emprunter  dans certaines communes d´Abidjan notamment à Cocody Riviera Palmeraie. Dans la zone du Quartier Ministre, il y a un rond point qui ne dispose d´aucun passage pour piétons encore moins de panneaux Stop ou de feux tricolores qui pourraient y réguler le passage des piétons. Le piéton doit avoir la baraka pour pouvoir passer car il ne peut compter sur la courtoisie du conducteur. Ce n´est qu´un exemple parmi tant d´autres surtout en zone urbaine et périurbaine où très peu de signalisation sont indiquées sur nos routes afin d´assurer la sécurité des usagers de la route. Autrement dit, une meilleure signalisation de nos routes pourrait réduire le nombre de décès, de même que les mesures de sécurité préventives dans toutes les catégories de véhicules, depuis les voitures communément appelées « personnelles » à celles de transport public et de transport de marchandise.

Si la route précède le développement comme nous avons l´habitude de le dire chez nous, il faut donc que des mesures appropriées soient prises ( manuel officiel de conduite, qualité des routes et des véhicules grâce à une législation plus rigoureuse en matière de sécurité) afin que tous les habitants de ce pays puissent participer de façon active  à ce développement . Car des habitants diminués physiquement par les séquelles d’ accident deviennent plus une charge pour la famille, la communauté et l’ Etat qu’ acteurs de développement. Lire la suite

Autochtones, allochtones, allogènes… les vieux démons sont de retour!

« Le maire, c’est le chef de terre, donc seuls les autochtones devraient y avoir droit ». C´est l´une des perles de l´Honorable (sic!) Kouadio Konan Bertin (communément appelé) KKB Député de Port-Bouët à l´Assemblée Nationale de Côte d´Ivoire lors de la Campagne pour les élections locales à Diégonefla le 7 avril dernier.

Dans sa parution du 13 avril 2013, l´Intelligent d´Abidjan  rapporte les explications du Ministre Guikahué qui tente de dédouaner les propos de KKB mais s´enfonce avec lui dans ce bourbier ethnocentriste:

…. Il a dit que toutes les communautés se retrouvaient dans ce que Houphouët faisait. Il a évoqué la géopolitique. Et il est allé plus loin pour dire que les postes de députés étant une représentation nationale, que des communautés qui ont émigré vers d’autres cieux, si on dit de partager les postes de députés, lui n’y voit pas d’inconvénient. Cependant, il trouve que le maire étant le nom européen du chef du village. Alors il aurait souhaité, pour qu’il y ait la cohésion et l’harmonie dans la cité, que dans chaque zone, ce soit des propriétaires terriens qui gèrent la mairie pour éviter des frustrations. Il a dit que pour la libation, chaque peuple a sa façon de faire. Chez les Gouro, les Bété, les Baoulé, les Malinké etc. chacun a sa façon et sa période de libation. Et il a ajouté que “nous les Baoulé, nous avons beaucoup bougé à travers le pays. Nous sommes partout. Ce n’est pas parce que nous sommes nombreux à Oumé que nous allons revendiquer le poste du maire d’Oumé. Si nous prenons tous les postes, les Gouro ne vont pas vouloir faire la libation. Ils risquent même d’invoquer les mânes contre vous et tout ce que vous aller entreprendre va échouer”. Ce qui signifie pour lui que pour qu’il ait la cohésion sociale et le développement, il faut que ce soit un fils de la région qui soit maire, par contre pour les députations, tout le monde peut être député, parce qu’on n’est pas député d’une circonscription, mais de la Nation….

Pour rappel, KKB est militant du PDCI (Parti Démocratique de Côte d´Ivoire). Fils d´un couple mixte originaire de l´Ouest et du Centre de la Côte d´Ivoire.  Il est député de Port-Bouët ( Quartier d´Abidjan au Sud de la Côte d´Ivoire) élu sous la bannière RHDP ( Rassemblement des Houphouetistes pour la Démocratie et la Paix)  afin de favoriser la mise en oeuvre du Programme Vivre Ensemble du Président Alassane Ouattara.  Et l´écouter tenir de tels propos, m´écoeure et me révolte. C´est à croire, qu´il oublie le martyr que le Peuple de Côte d´ivoire  a  souffert durant ces dernières décennies. Si notre Honorable est à court d´arguments pour son candidat et/ ou son parti, qu´il arrête de tourner le couteau dans la plaie. Trop c´est trop!

On ne peut aspirer à Vivre Ensemble pour un construire une Nation émergente en tenant de tels propos.

Il n´ y a pas d´explication qui vaille à ces déclarations très graves qui émanent en plus d´un représentant du Peuple.

Une excuse publique de KKB et Guikahué s´imposent dans leur tentative d´expliquer l´inexplicable.

À  KKB, à Guikahué et tous ceux qui pensent ainsi de se référer aux articles 30 et 33 de la Constitution de Côte d´Ivoire:

Article 30

La République de Côte d’Ivoire est une et indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure à tous l’égalité devant la loi, sans distinction d’origine, de race, d’ethnie, de sexe et de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son principe est le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple.

Article 33

Le suffrage est universel, libre, égal et secret. Sont électeurs dans les conditions déterminées par la loi, tous les nationaux ivoiriens des deux sexes âgés d’au moins dix huit ans et jouissant de leurs droits civiques et politiques.

Nulle part dans notre constitution, encore moins dans le Code Électoral Ivoirien , il n´est dit que les collectivités locales doivent appartenir à de soi-disant autochtones.

Ces replis sectariste et nanoidentitaire ( autochtone, allochtone, allogène) doivent être bannis de nos habitudes  si nous voulons réellement bâtir UNE NATION avec UNE IDENTITÉ.

Tel est mon coup de gueule sur cette campagne pour les élections locales où des candidats pataugent dans la gadoue.

 

AFFAIRE DE CUMUL DE MANDATS EN COTE D´IVOIRE ACTE 2 : UN MAL PERNICIEUX

….En tout état de cause, en ma qualité de Ministre en charge du service civique, quand bien même je ne soutiens pas l’initiative #NonauCumul entretenue en Côte d’Ivoire par des jeunes qui veulent voir leur pays avancer rapidement vers l’émergence, je salue ici leur courage. Par leurs voix, ils aspirent et encouragent les aînés à la pratique de la bonne gouvernance. Mais, je les invite à retenir que le cumul des mandats est loin d’être une addiction à la gourmandise politique. C’est un mal nécessaire à l’équilibre de nos cités. Ainsi se terminait la contribution du Ministre Lobognon sur le #NonauCumul lancé sur twitter il y a quelques jours.

Dans un post précédent « Affaire de cumul en Côte d´Ivoire », je mentionnais la responsabilité de l´électorat dans le cumul des mandats électifs des élus. En effet, pour qu´il y ait cumul de mandats électifs, trois conditions doivent être réunies :

–          Un électeur

–          Un candidat au cumul,

–          Et l´environnement qui généralement n´est pas pris en compte dans l´analyse.

« Affaire de cumul en Côte d´ivoire » parlait de l´électeur. Le présent papier sera basé sur le candidat au cumul et l´environnement ( sa circonscription, sa région etc..)

1. Le candidat au cumul :

Je me réjouis de lire dans les contributions du Président de l´Assemblée Nationale (PAN) de Côte d´Ivoire et le Ministre Lobognon qu´ils n´entendent pas faire du cumul quand bien même la CONSTITUTION ivoirienne assure à TOUS et à TOUTES des DROITS inaliénables.

J´apprécie leur sens d´ouverture d´esprit  et d´acceptation de débats contradictoires sur les réseaux sociaux et par blog interposé. Car, qui aurait pensé échanger avec le Président de l´Assemblée Nationale de son pays et avec un Ministre dans notre pays ? Ils se sont APPROPRIÉS (un terme sur lequel nous reviendrons dans un futur post) les TIC et cela leur permet de prendre le pool des préoccupations et/ou inquiétudes de leurs concitoyens.  Et leur permet également de jauger la pertinence des observations qui sont souvent faites. C´est cela l´avantage des réseaux sociaux spécialisés comme twitter ou blogs.

Pour en revenir donc au candidat au cumul, à l´opposé des « cumulophones » qui estiment que le cumul n´est pas un frein à l´expression de la Démocratie, je dirais que le cumul est un mal pernicieux de/pour notre Démocratie.

S´il est avéré que la « répartition de mandats électifs entre cadres d´une même localité a plus souvent renforcé les haines qu´il n´a permis à ladite localité de sortir de la précarité à cause des guerres de tranchées entre lesdits élus » comme l´indiquait le Ministre Lobognon, nos politiques ne sont pas, alors pas du tout, encore prêts à exercer la fonction politique dans notre Démocratie. Ces élus politiques connaissent-ils réellement le projet de société de leur parti politique ? Connaissent-ils réellement les attributions de la fonction qu´ils exercent ? Entrent sincèrement dans l´arène politique pour servir les autres citoyens? L´objet de ce post n´est pas répondre à ses interrogations. Et les exemples sont légion.

Rappelons que le député a un mandat national alors que le maire ou le Conseiller Général (ou maintenant le Conseiller Régional) a un mandat local. Le député ne peut donc exercer sa fonction sur la plate-bande du Maire encore moins du Conseiller Général. Et c´est ce à quoi nous avons assisté et continuons d´assister jusqu´à ce jour.

Notre appel au non-cumul des mandats électifs et/ ou nominatifs favoriserait aux futurs candidats de prendre conscience de leurs attributions et de ne se limiter qu´à cela. Il serait d´ailleurs bien pour eux de ne pas promettre ce que leur fonction ne leur permet de faire. Par exemple, un député qui promet de construire des routes, des ponts, des collèges sic à ses électeurs. Maintenant, si le député estime qu´il a un carnet d´adresses qu´il peut mettre au service de l´Equipe Municipale ou du Conseil Régional élu de sa circonscription dans la recherche de financements additionnels au financement de projet de développement local, cela serait le bienvenu.

Notre engagement est un appel au non cumul des mandats électifs/ nominatifs du citoyen (électeur et potentiel candidat à un mandat électif, sympathisant ou membre de partis politiques). Cela peut également s´appliquer aux partis politiques. Car les partis politiques ne sont pas des créations ex-nihilo, mais plutôt la résultante de l´existence de notre État ; auquel chaque parti politique aspire à gouverner un jour. Aussi devront-ils commencer la réflexion en interne car lors des dernières législatives, il y a déjà eu des grognes de la part des jeunes et des femmes lors du choix des candidats aux élections législatives précédentes au sujet de leur représentativité au niveau du parti. Nous n´inventons rien de nouveau ! Par ailleurs, l´électorat ivoirien n´est pas seulement constitué de militants de partis politiques mais aussi ou de citoyens sans parti politique qui ont le droit d´exercer sa citoyenneté dans le choix des candidats aux différentes élections. C´est cela le peuple souverain: un peuple divers, différent et complexe.

D´ailleurs, il n´y a pas si longtemps nous décrions « le parti des professeurs » qui après avoir acquis le pouvoir d´état, a délaissé craie, amphis et salles de TD pour se consacrer à la politique. Résultat : une université en déliquescence, des étudiants qui n´ont pas reçu à une formation académique adéquate et capable de mettre en pratique leur programme de gouvernement : la REFONDATION. Je parie que certains parmi ceux qui liront ce post s´y retrouveront car ils sont les seuls à savoir le calvaire qu´ils ont dû endurer pour faire terminer une soutenance de maîtrise ou encore un doctorat. non sans parler des programmes qui n´ont pas été achevés.

Si on applique à nos communes et régions où les mandats électifs sont cumulés par la même personne, eh bien, il se trouve que dans leur grande majorité ils résident tous à Abidjan la Capitale économique de la Côte d´Ivoire. Ils ne sont pas réguliers sur le terrain pour prendre le pool de la vie quotidienne de leur ville. Les réunions de Conseil Municipal ou Conseil Général sont délocalisées à Abidjan (ne trouvons pas l´excuse de la guerre, car après cette période, des réunions ont continué à se tenir hors de la ville). Combien de résidents de communes ont une fois rencontré leur maire pendant leur mandat de 5 ans? A-t-il exécuté totalement les promesses qu´il a faites lors de la campagne? A-t-il pu lier des contacts privés pour le développement de sa localité? Le bien-être des habitants de la commune a-t-il connu une amélioration? Bref!

Quelle est cette VISION du candidat ADO aux élections présidentielles qui lui a permis d´être élu? Le « VIVRE ENSEMBLE ». Dont la matérialisation passe par l´application du PND 2012-2015 afin d´être un pays émergent à l´horizon 2020.

Et si je ne m´abuse, tant le Président de la République Alassane Ouattara comme le Président de l´Assemblée Nationale Soro Guillaume, lors des missions à l´étranger, et leurs rencontres avec la Communauté Ivoirienne de l´Étranger ne cessent de demander à tous et à toutes (diplômé(e)s et/ ou travailleurs/ travailleuses) de rentrer  en Côte d´Ivoire afin de mettre leurs expériences et expertises au service du développement de la Côte d´Ivoire. Car le pays a besoin de TOUS SES FILS ET DE TOUTES SES FILLES. Les défis sont tellement importants et immenses que le Président ne peut, à lui tout seul, le réaliser encore moins, ceux qui résident régulièrement en Côte d´Ivoire. Cela nous permet d´aborder notre environnement: la Côte d´Ivoire. Parlons-en.

2. L´environnement: la Côte d´Ivoire d´aujourd´hui

La Côte d´Ivoire d´aujourd´hui est-elle préparée pour le non-cumul aux mandats électifs/ nominatifs ?

OUI. Cependant, les pessimistes me rétorqueront que les grandes nations (Etats Unis, France, Grande Bretagne, Allemagne) ne se sont pas construites en très peu de temps. Ce qui est vrai et je le leur concède. À l´opposé, je leur donnerai l´exemple de la Corée du Sud qui vers la fin des années 70 avait le même niveau de développement que la Côte d´Ivoire. Mais aujourd´hui, la Corée du Sud est un pays développé. Ou encore le Japon qui après la seconde Guerre Mondiale a entrepris des progrès très importants en moins d´un siècle pour placer le pays au rang où il se situe actuellement. Quand à notre cher pays …..

La Côte d´Ivoire de ce millénaire à une chance inouïe de brûler les étapes des nations suscitées. En effet, dans ce monde si liquide où rien n´est statique mais dynamique, notre très cher pays bénéficie d´une jeunesse en perpétuelle quête du savoir et de connaissance, qui lui permette de s´affirmer tant sur le plan personnel que professionnel. Cette jeunesse ne demande qu´on lui fasse confiance, qu´on l´écoute et qu´on lui donne l´opportunité de pouvoir s´épanouir. Si au sommet de l´État, le Président de la Côte d´Ivoire l´a démontré et continue de le démontrer en faisant confiance à des jeunes talents. Il appartient aux autres citoyens de suivre cet exemple afin de rechercher cette efficacité et cette efficience qui jusque là nous fait défaut. Le pays regorge de richesses naturelles et humaines qu´il faut savoir mettre en valeur afin d´apporter une valeur ajoutée à ce que nous avons et donner une qualité de vie meilleure et un bien-être à nos concitoyens.

Le partage, la délégation de pouvoir n´est pas une faiblesse mais plutôt un signe d´humilité et de grandeur co-construction du bien commun.

En plus, la Côte d´Ivoire d´aujourd´hui a la chance d´avoir une jeunesse formée et préparée qui peut répondre aux défis futurs du pays dans le concert des nations.

En définitive, si nous partageons la vision du TRIOMPHE DE L´ÉLEPHANT, alors nous devons dire non au cumul des mandats électifs et/ou nominatifs en Côte d´Ivoire sinon les autres scenarii  (je touche du bois) risquent de se présenter à nous à l´heure du bilan.

La Côte d´ivoire qui nous « manipule » et nous « passionne » nous permettra de continuer notre croisade du #NonauCumul car nous sommes conscients que la marche sera longue et ardue.

Citoyennement,

Dissolution du Gouvernement en Côte d´Ivoire: Us et Abus de quelques parlementaires

Alors que le débat sur le non cumul des mandats électifs et nominatifs suivait sa troisième journée consécutives sur les réseaux sociaux, nous avons dû mettre en berne ledit débat, pour commencer à spéculer sur le scoop du jour: la dissolution du gouvernement du Premier Ministre Jeannot Ahoussou Kouadio formé le 13 mars 2012 juste après la publication des résultats des législatives en Côte d´Ivoire.

En effet, ce gouvernement a été formé en prenant en compte la représentativité des partis politiques présents à l´hémicycle.  D´où vient-il donc qu´alors nous ne nous y attendions le moins, le Président de la République annonce la dissolution du gouvernement?

Nous reprenons in extenso les propos rapportés par  l´AFP:

Le secrétaire général de la présidence, Amadou Gon Coulibaly, a ensuite expliqué devant la presse que cette dissolution faisait suite à des dissensions au sein de la majorité, qui réunit principalement le Rassemblement des républicains (RDR) de M. Ouattara et le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) de l’ancien président Henri Konan Bédié.

Durant l’examen d’un projet de loi sur le mariage, mardi en commission à l’Assemblée nationale, le groupe parlementaire PDCI et celui d’un petit parti allié, l’UDPCI, ont voté contre le texte du gouvernement.
« Cela pose donc un problème au niveau de la solidarité à l’intérieur de l’alliance et du soutien de l’alliance » au gouvernement, a souligné M. Coulibaly.

Les raisons de la dissolution du Gouvernement sont-elles recevables pour le citoyen lambda? N´est-ce pas un coup d´épée dans l´eau?

Chacun aura à apprécier de la décision. En tant que simple citoyen, non expert de la politique, j´estime que les raisons évoquées sont plus qu´anodines et le Président de la République a bien fait de dissoudre ce gouvernement.

En effet, comme je l´indiquais plus haut, le gouvernement du Premier Ministre Jeannot Ahoussou Kouadio est la résultante des sièges que chaque parti politique a obtenu lors des législatives. En tant qu´homme de parole, le Président de la République qui lors du deuxième tour des Presidentielles avait promis au PDCI que si le groupement politique qu´il représentait, c´est-à-dire le RHDP l´emportait, la primature reviendrait au PDCI. Rappelons que durant l´entre deux tours le programme du Gouvernement du candidat Alassane Ouattara a été revu par le RHDP. Autrement dit, le RHDP s´appropriait ce programme de gouvernement et s´engageait à le mettre en oeuvre.

Bien entendu,  la mise en oeuvre de son programme de gouvernement nécessitant la révision de certaines lois, les ministres sont donc tenus de se présenter devant la nation à travers ses représentants à l´hémicycle pour présenter les projets de loi, faire des amendements si possible et les voter. Fort donc de cela, la Commission des Affaires Générales et Institutionnelles (CAGI) présidée par Mme Affousy Bamba a reçu la Ministre déléguée à la Justice, Mme Matto Loma Cissé accompagnée de la Ministre de la Famille, de la Femme et de l’Enfant (issue du PDCI) le 13 novembre dernier pour présenter le projet de loi portant abrogation de l’article 53 et modifiant les articles 58, 59,60 et 67 de la loi N° 64-375 du 07 octobre 1964 relative au mariage, telle que modifiée par la loi N°-800 du 02 août 1983.
Sur les 34 membres présents, 16 députés votent pour l’amendement, quand 17 autres s’insurgent contre et 1 abstention a été enregistrée.

Dans le paysage politique ivoirien, si l´un a été surnommé « Le BOULANGER » pour sa roublardise et son non-respect de la parole donnée,  le résultat de ce vote vient marquer définitivement un nouveau groupe de politiques qui pratiquent l´« INCESTE POLITIQUE« . Inceste parce que métaphoriquement parlant, il s´agit d´une  relation mal venue entre entités très proches. En effet, ce sont en partie des membres du PDCI qui votent contre un projet de loi présenté par des ministres issus de leur rang ( surtout la Ministre de la Famille issue du PDCI, alors que M. Loma Cissé est déléguée du Premier Ministre PDCI). Et également de députés UDPCI membres du RHDP. Autrement dit, ils ont osé faire ça à leur parti et aux électeurs qui leur ont fait confiance.

J´aurais compris ce refus d´amendement du projet de loi s´il s´agissait de députés non issus du RHDP.

C´est le lieu d´interpeller nos honorables députés du RHDP sur la nécessité de bien lire ou relire (c´est selon) le programme de gouvernement ( il doit même être leur livre de chevet) pour lequel les électeurs les ont désignés afin de les représenter à l´hémicycle et de faciliter l´application du « Vivre ensemble » du Président de la République qui est la vision de la Côte d´Ivoire jusqu´en 2015 pour le moment.  Cette vision doit être celle de la majorité qui doit nous permettre d´atteindre l´émergence à l´horizon 2020. Et cette émergence passe par l´égalité des genres. Si notre pays a ratifié les traités internationaux sur le genre comme l´a rappelée la Ministre de la Famille, ce n´est pas certains honorables qui vont nous empêcher de mettre à jour notre législation.

Par extension, nos hommes politiques doivent apprendre à respecter la parole donnée. Sinon à cette allure, nous ne sommes pas encore sortis de l´auberge après toutes les critiques qui ont plu sur l´ancien pouvoir.

En passant, je n´oublie de rappeler que notre caravane du #nonaucumul des mandats électifs et/ou nominatifs suivra son cours.

C´était mon coup de gueule citoyen,

Titre foncier en Côte d´Ivoire: Entre FOI ET RAISON

Le 8 novembre dernier, 4 quotidiens ivoiriens nous faisaient l´écho d´un litige opposant le Ministère de l´Enseignement Supérieur de Côte d´Ivoire et l´Eglise des Assemblées de Dieu de Côte d´Ivoire:

L´objet de ce litige est un espace de 31.000 mètres carrés que ces deux entités se disputent.

Bien que n´étant pas expert en matière d´urbanisme ou de topograhie, j´estime que la raison nous permettra de démêler le puzzle qui oppose l´État de Côte d´Ivoire à l´Eglise des Assemblées de Dieu de Côte d´Ivoire. Nous osons compter sur la bonne foi des journaux ( Le Nouveau Réveil, Le Mandat, L´Intelligent d´Abidjan et Notre Voie) qui ont apporté les éléments qui vont étayer nos propos.

D´une part, aux dires du directeur de la décentralisation des universités, Dr N’guessan Kouamé, cette Eglise est bel et bien sur le site de l’université. «Le domaine de l’université est constitué de trois (03) titres fonciers. Celui qui fait aujourd’hui l’actualité est le titre foncier numéro 14668 du 2 janvier 1969. Il y a 16500 m2 du site de l’université qui sont occupés par l’Eglise(…) Le ministre a reçu les responsables pour leur signifier cela. Il a demandé à la direction de la topographie et de cartographie de faire des simulations pour leur épargner une partie du terrain qui traverse l’Eglise. Et ces simulations ont été faites de sorte que sur les 16500 m2 appartenant à l’université donc à l’Etat, 8262m2 ont été concédés à l’Eglise et 8262 autres à l’université. Le titre foncier, selon lui, a été obtenu le 2 janvier 1969 et le certificat de propriété le 11 juin 2004 ( in le Nouveau Réveil).

D´autre part, installé près de la résidence de Mme Thérèse Félix Houphouêt Boigny depuis 1993, le temple des Assemblées de Dieu de Cocody détient un certificat de propriété depuis le 5septembre 2012 après avoir obtenu la lettre d’attribution en 1996 ( in Notre Voie).

Après des échanges entre les deux parties, il a été convenu le principe de concession de 8250 m2 à l’Eglise des Assemblées de Dieu. Soit une partie de la superficie au centre du contentieux foncier (in l´Intelligent d´Abidjan). D´où vient-il donc qu´elle se mette à menacer et à manipuler ces fidèles pour un espace qui juridiquement ne lui appartient pas?

Selon la date d´acquisition desdits titres, la raison aurait voulu que le propriétaire du terrain soit l´Université. Que nenni! La structure religieuse brandit un Titre Foncier acquis 27 ans plus tard. Il est à noter le caractère particulier des deux entités en conflit: l´Université ( temple du savoir et de la raison) et l´Eglise (temple de la foi).

C´est le lieu de rappeler à toute personne physique ou morale, indépendamment de son statut spirituel, qu´elle doit se conformer aux lois de l´État dans lequel elle s´établit. La Côte d´Ivoire est un État laïc, et tous devons nous conformer aux lois qui le régissent. D´ailleurs, nos religions nous enseignent à respecter le bien d´autrui, la loi. Alors, il nous paraît incongru toute cette victimisation, tous ces appels tendancieux contre le ministère de l´Enseignement Supérieur qui ne fait que réclamer ce qui lui appartient de plein droit. L´entité religieuse aurait dû faire profil bas, car si les titres fonciers mentionnés par les journaux, sont exacts, elle aurait fait du faux et aurait abusé de ces fidèles qui trouvent en elle, celle qui enseigne le bien et reprouve le mal. Et cette caution morale serait durement entâchée.

Il est également fait écho, dans un tweet du Ministre @ALAINLOBOGNON, qu´à Treichville, un site de son ministère (Promotion de la Jeunesse et du Service Civique) est occupé par une Église depuis 1994. Celle-ci refuse de partir arguant y avoir beaucoup investi. Quid des projets dudit ministère sur ledit site? En plus, le Ministre Lobognon ajoute qu´après le décès du Président Felix Houphouet Boigny  de nombreux terrains et biens immobiliers appartenant à l´État de Côte d´Ivoire ont été « vendus » à des tiers. Le nouveau gouvernement est entrain de faire des mains et des pieds pour récuperer tous ses biens qui ont été spoliés à l´État.

Par ailleurs, nous osons espérer que de nouveaux cas ne puissent être signaler durant cette mandature.

C´est le lieu d´interpeller toutes ces personnes morales, qui en plus ont une fonction SPIRITUELLE sur nous leurs fidèles en particulier et la population en général, sur leur devoir de modèle vis-à-vis de la Société. Elles doivent être le modèle, l´exemple de civisme et de citoyenneté. dans leur pratique quotidienne tant dans l´acquisition des espaces domaniaux comme dans bien d´autres domaines. Car nos États sont en construction, et si ces personnes morales ne peuvent nous aider qu´elles ne nous empêchent pas non plus de le construire en brandissant le spectre religieux pour acquérir ce qu´ils désirent même lorsqu´elles sont dans le faux. De même que les personnes physiques doivent également respecter la loi dans l´acquisition de terrains.

À nos chers journalistes ou rédactions de revoir les titres des sujets qu´ils abordent dans le contenu du journal. Certes il faut vendre son journal, mais la mission première d´un journal est de bien informer ses lecteurs, car c´est ce qu´enseigne l´éthique et la déontologie de leur corporation. Sinon, pour les titrologues (lire la couverture des journaux sans l´article), cela incite à la révolte ou à la violence. Surtout en cette période réconciliation nationale, car hier twitter certaines personnes ont fait des amalgames fâcheux entre la foi et la raison, appelant à la formation d´un bouclier humain car l´Eglise des Assemblées de Dieu, qui est un lieu saint, était entrain d´être détruite par le Ministre de l´Enseignement Supérieur, alors qu´il s´agissait d´un pan de la clôture de l´Eglise qui a été démolie.

À ces personnes là, nous leur concédons le fait que l´Église est un lieu Saint. Cependant, est-ce une raison pour occuper sans foi ni loi la terre qui par principe juridique appartient à l´Etat? Et qui plus est détient un Titre Foncier légalement délivré?

Dans l´application de la loi, nous avons plus besoin de raison que de foi.

Qu´est-ce qu´un citoyen qui doit faire la preuve, à chaque instant de sa citoyenneté?

Qu´est-ce qu´un Citoyen qui doit faire la preuve, à chaque instant de sa citoyenneté? s´interrogeait le sociologue français Pierre Bourdieu.

Il y a quelques jours, j´initiais une nouvelle rubrique dans mon blog intitulée « Ma Lucarne Citoyenne » avec trois billets introductifs de concepts clefs qui faisait de quelqu´un citoyen/ citoyenne d´un pays ou d´une Nation. Ces trois concepts clefs (pour une définition succincte, vous pourrez accéder avant de revenir à cet article ci) qui donnent le statut de citoyen sont:

– la citoyenneté,

– le civisme et

– la civilité

Ces dernières  semaines, l´actualité de notre chère patrie est en grande partie composée d´attaques lâches perpétrées de part et d´autre de nos frontières Est-Ouest de même qu´en interne ( les attaques de Duekoué, Abengourou et Agboville). Cependant, l´attaque la plus médiatisée est celle des postes de contrôle du Camp Militaire d´Akouédo à Abidjan ( le plus grand camp de la Côte d´Ivoire).

Alors que le pays devait recevoir la compassion de son peuple et venir à son chevet pour tenter de résoudre ce problème, des personnes et/ou de groupes de personnes régulièrement constituées y ont trouvé un moyen de s´adonner à leur pratique favorite: la danse de sorciers dont elles sont seules détentricent de la chorégraphie et de la partition.

D´une part, celles-ci s´adonnent à coeur joie dans la narration de ces attaques comme s´ils s´agissaient de journalistes de guerre. En mon humble connaissance, la Côte d´Ivoire ne compte pas de journalistes de guerre. D´où vient-il donc que ces personnes décrivent habilement les attaques et la supposée progressions des troupes ennemies dans la prise des différentes villes cibles. Ils s´en jactent même en vantant le mérite de ceux qui ont pris les armes contre leur pays.

D´autre part, une illustre personnalité qui se définirait comme une autre alternative politique et qui a antérieurement joué un rôle de premier plan a eu l´ »audace » de trouver une justification à la fragile situation sécuritaire de la Côte d´Ivoire en catégorisant les éventuels fauteurs de troubles en trois groupes:

– le premier groupe serait des EX-FRCI déçus et frustrés, 

– le second groupe identifié comme dangereuse est constituée supplétifs issus des jeunes combattants recrutés à tout va au moment où il a fallu que les FN se préparent à la bataille d’Abidjan et,

– le dernier groupe à risque est composé personnes issues des groupes d’autodéfense et autres miliciens de l’ancien régime.

Il est à noter que dans cette classification subjective en aucun moment apparaît la liste des militaires et autres partisans politiques de l´ex président qui se sont retrouvés hors du pays,et/ ou qui résident en Côte d´Ivoire et ne perdent aucune occasion pour dire que le pouvoir actuel « va chuter à tout moment ». D´ailleurs, des « prophéties » ont été abondamment relayées annonçant le déluge sur la Côte d´Ivoire au grand bonheur des partisans du président déchu.

À l´opposé de ce groupe non citoyen, incivique et incivil, il y a un autre groupe de citoyens qui fait la preuve à chaque instant de leur citoyenneté. En essayant, selon les moyens dont ils disposent, de rétablir la quiétude et la sécurité dans notre pays. Ces moyens sont essentiellements leurs écrits et leurs convictions qu´ils communiquent sur les réseaux sociaux, principalement twitter. C´est le lieu de leur adresser la reconnaissance de l´État dans leur élan quotidien de réduire les manipulations, les désinformations, le lavage de cerveau et autres rumeurs qui y sont véhiculés par les non citoyens, inciviques manquants de civilités.

Notre PAN, Guillaume Kigbafori Soro, par ses actions quotidiennes, son engagement au côté du PR , du Haut Commandement militaire et du gouvernement, tente d´apporter son expérience et son expertise dans le cadre d´un règlement définitif et durable de la sécurité sur le territoire ivoirien. Nous l´avons vu suite à l´attaque des postes de contrôle d´Akouédo. Puis plus tard, l´audience qu´il a accordé au Ministère de l´Intérieur Hamed Bakayoko.

Il ne pouvait en être autrement car il s´agit de la deuxième personnalité du pays et, qui plus est, élu du peuple et Président de l´Institution qui légifère, vote les lois de la Côte d´Ivoire. Et veuille donc à son application. Quoi de plus normal que ce citoyen civique et de civilité par l´exemple soit à la manoeuvre avec les moyens que lui confère la loi afin de tranquiliser ceux qu´il représentent à la tête du Parlement: la population ivoirienne sans exclusive.

Ses actions, au lieu de bénéficier du soutien unanime et sans équivoque de tous, sont entrain d´être remises en question par des motivations dont seuls les initiateurs connaitraient les tenants et aboutissements desdites manoeuvres.

C´est le lieu d´interpeller chacun et chacune de nous. Certes, l´un des rôles régaliens de l´Etat est d´assurer la sécurité des biens et des personnes (citoyens et résidents) de la Côte d´Ivoire, mais il est aussi du devoir du citoyen de permettre l´applicabilité de ce rôle régalien dans la stricte application de l´article 9 de notre Constitution qui stipule que:

« la liberté de pensée et d´expression, notamment la liberté de conscience, d´opinion religieuses ou philosophique sont garanties à tous, sous la réserve du respect de la loi, des droits d´autrui, de la sécurité nationale et de l´ordre public.

Autrement dit, si cette liberté de pensée et d´expression s´est muée en libertinage de pensée et d´expression pour ces personnes et groupes de personnes qui attaquent notre pays et ses institutions, alors le respect de la loi, des droits d´autrui, de la sécurité nationale et de l´ordre public s´appliqueront,  n´en déplaisent aux donneurs de leçons ou autres organisations dites civiles qui en ce moment sont muettes comme des carpes et observent une loi d´omerta sur les agissements de ces personnes. Mais après feront ressortir le refrain de « justice des vainqueurs »

Si tu penses être citoyen (e), rappelle-toi que tu ne l´es pas à cause de celui ou celle qui est au pouvoir, mais plutôt citoyen(e) de Côte d´Ivoire : pays qui a des lois envers lesquelles nous avons des devoirs et des droits, que nous devons respecter, et avoir du respect envers l´autre selon les lois, les normes et les coutumes qui régissent notre pays.

Citoyennement,