FINI L´ÉTAT-PROVIDENCE DANS LE SPORT EN CÔTE D´IVOIRE!

Sory Diabate

 

Le financement de l´équipe nationale revient à l´État de Côte d´ivoire disait M Sory Diabaté Vice-président de la FIF ( Fédération Ivoirienne de Football) lors de sa conférence de presse du 22 décembre dernier pour éclairer l´opinion.

En effet, cette énième sortie du vice-président de la FIF n´est rien d´autre qu´une fuite en avant d´Augustin Sidy Diallo et son équipe dirigeante. Vouloir s´opposer coûte que coûte à son ministère de tutelle, en présentant un budget prévisionnel de 3.5 milliards pour la participation des éléphants à la CAN 2015 à Malabo.

Que la FIF se détrompe lorsqu´elle dit qu´une campagne de presse les fait apparaître comme des « voleurs, coupeurs de bourses ». Par contre, Sory Diabaté a bien raison de dire que le FOOTBALL MODERNE A SES EXIGENCES. Et ses exigences du sport en général, et du football en particulier, confirment la fin de l´État-providence que nous appelons de tous nos vœux dès 2015.

Notre argumentation s´articulera autour de deux axes: la fin de l´Etat providence dans le monde du sport et le bon usage des ressources que génèrent le sport.

  1. De la fin de l´État Providence dans le monde du sport

Il est temps pour notre monde sportif en général et particulièrement pour le football de comprendre que l´État Providence est terminé. C´est le lieu de rappeler que les années 90 et ses différents plans d´ajustements structurels ont marqué la fin de l´État Providence dans plusieurs d´activités de notre société. Malgré cela, ces secteurs ont su faire face à la nouvelle réalité du pays et ont su s´adapter. Néanmoins, l´État Providence a continué à exister dans le domaine du sport. Et sans risque de nous tromper, nous pouvons affirmer que le football constitue, à lui seul, près de 90% des milliards de franc CFA que l´État de Côte d´Ivoire a versés au monde sportif.

La loi Lobognon ( toute première Loi sur le Sport en Côte d´Ivoire depuis notre État est indépendant) adoptée par la majorité de notre Assemblée Nationale en décembre 2014 vient à point nommer pour sortir de l´amateurisme dans lequel baignait le monde du sport en Côte d´ivoire. Des fédérations sportives ivoiriennes qui crient à l´ingérence dès que la tutelle leur demande des comptes sur l´utilisation de l´argent qu´elles reçoivent.

Sory Diabaté nous dit que le texte sur le financement des équipes nationales existe sans nous montrer un quelconque décret, circulaire etc. Si ce texte existe réellement qu´il nous le montre afin que l´opinion soit située. Dans le cas contraire, cette pratique qui est devenue une norme de nos fédérations sportives doit disparaître dès fin décembre 2014. J´en appelle au civisme du Ministre Lobognon sur ce point.

L´enveloppe du portefeuille « subventions » peut servir à constituer un important patrimoine immobilier (infrastructures sportives) pour le Ministère de la Promotion de la Jeunesse, des Sports et Loisirs afin que toute la population ivoirienne puisse en bénéficier. Hormis le taekwondo ivoirien qui va se doter d´une salle qui lui appartient, les autres fédérations ne disposent d´aucun bien immobilier propre alors que les sponsors frappent aux portes de nos fédérations.

2 . De l´usage des ressources générées par le sport

Comme l´affirmait Sory Diabaté, le football moderne a ses exigences. D´une part, les entreprises qui veulent avoir une bonne visibilité de leurs produits et/ou services associent leur image à celles des équipes de sport tels le football et à ses athlètes en y investissant des milliers de millions de francs CFA. La FIF de Sidy Diallo refuse que la Côte d´Ivoire veuille voir clair dans ses contrats sponsoring en brandissant le bouclier de l´autonomie. C´est le lieu de rappeler à la FIF , que les plus de dix sponsors ( dont je ne ferai la publicité ici ) qui apparaissent sur leur site web n´ont pas signé avec notre équipe nationale de football grâce aux canons de beauté de Sidy Diallo et son équipe. Encore moins à leurs capacités managériales. Non, non et non!!! C´est d´abord parce que ces sponsors ont des activités commerciales en Côte d´Ivoire. Ces entreprises investissent dans le football grâce à l´apport des consommateurs ivoiriens qui achètent leurs produits et services. Si ces sommes n´étaient pas investies dans le football, lesdites entreprises les auraient été reversées comme impôts après déduction de leur bénéfice d´exercice à l´Etat de Côte d´Ivoire. Ce qui aurait aider le gouvernement à financer les secteurs prioritaires tels l´éducation, la santé, les infrastructures routières et payer le salaire des Agents de la Fonction Publique etc. En outre, l´équipe nationale de Côte d´ivoire est constituée de athlètes d´ivoiriens comme l´exige l´instance suprême de la FIFA. Autrement dit, la FIF ne peut pas utiliser des joueurs ivoiriens pour avoir de gros contrats de sponsoring, puis nous narguer en arguant que la FIF est une institution autonome. La FIF ne vient pas de Mars ni de Jupiter mais plutôt d´un espace de la planète Terre appelé Côte d´Ivoire. Une partie de la somme de nos égéries du football qui associent leur image à notre pays et à ces entreprises doivent leur être versée comme primes. Nos athlètes ne doivent pas être la vache à lait de la FIF. Donc, toute somme reçue, au nom de ce pays et ou d´un citoyen de ce pays, doit faire l´objet d´une gestion saine et transparente. Le pays a sa dignité qui est au-dessus de la dignité de Sory Diabaté et compagnie.

D´ailleurs, les dirigeants de clubs ne disent pas autre chose. Voici une fédération à qui ses membres réclament une Assemblée Générale depuis longtemps. Aucun bilan n´est fait depuis au moins deux ans. Et cela n´émeut nullement les partisans de Sory Diabaté et al. qui disent que le football moderne a ses exigences. Il ne s´agit pas seulement de demander des milliards à l´État, mais il s´agit aussi de faire le bilan financier des sommes que la fédération reçoit. Malheureusement, les exigences du football moderne n´interviennent que lorsqu´il faut établir un budget de participation à une CAN ou à une Coupe du Monde. Dès cet instant, nos experts du football moderne s´invitent dans l´élaboration du budget avec des chapitres vraiment modernes comme « actions du président » (sic)! Eh Côte d´Ivoire, voilà pays!

Ces bilans financiers des saisons précédentes demandés par les dirigeants de clubs à l´équipe dirigeante ont provoqué le retard dans le démarrage de la nouvelle saison. Le dégât collatéral de ce fait a été la mauvaise préparation du Séwé Sport de San Pedro pour la Coupe de la CAF qu´il a d´ailleurs perdu. Vous avez dit agir contre l´intérêt du pays mais pour des intérêts égoïstes!

Si Sory Diabaté et la FIF ne veulent pas apparaitre pour la postérité comme des « voleurs, coupeurs de bourses » ( l´expression est de Sory himself) qu´ils gèrent tout franc reçu de l´État et des sponsors dans la transparence.

J´ai dit.

 

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Mondial 2014: Sidy, où sont passés les 4, 750 milliards de la FIFA ?

ASD

Le 31 juillet dernier, le président de la Fédération Ivoirienne de Football avait convié la presse sportive à une conférence de presse pour , selon lui, faire le bilan de notre participation à ce rendez-vous du gotha mondial du football au Brésil. En lieu et place d´une conférence de presse, j´ai plutôt assisté à une causerie entre Sidy et ses copains journalistes. Les points évoqués ( bilan moral, financier, résultats) n´ont pas fait l´objet d´une préparation sérieuse. C´est tout comme Sidy Diallo et l´équipe dirigeante de la FIF voulaient rapidement s´en défaire et passer à autre chose. Et il l´aura réussi en profitant de cette conférence de presse pour donner le nom du nouveau sélectionneur des Éléphants. Ce qui a pour finalité de détourner l´attention des journalistes présents de l´essentiel: le bilan financier de notre participation au Mondial de Brésil 2014.

Le bilan financier de Brésil 2014 n´a pas duré plus de trois minutes. Et les chiffres qui ont été avancés ne sont pas du tout corrects. En somme, un ostracisme total sur les montants que la FIF a reçus d´une part de l´État de Côte d´Ivoire et de ses sponsors et d´autre part de la FIFA.

En tout état de cause, Sidy Diallo s´est doublement moqué des ivoiriens. Une première fois, en n´écoutant personne malgré les mauvais choix et les mauvaises décisions qui se sont cumulés jusqu´au mondial. Ce qui a eu pour conséquence, la piètre prestation de de notre sélection au Brésil alors que notre poule était jouable. Et la deuxième fois, c´est l´utilisation qu´il a fait de l´argent des contribuables ivoiriens . Et notre presse, que l´on considère comme le quatrième pouvoir, a participé à cette forfaiture contre le peuple.

Mon coup de gueule s´articulera principalement autour de trois points: des concepts de dépenses en double de la FIF, le silence sur la dotation de la FIFA à la FIF pour sa participation au mondial et enfin la duplicité de nos journalistes présents lors de cette causerie.

1. Les concepts de dépenses en double de la FIF

Sidy Diallo a relevé que l´État de Côte d´Ivoire a remis à la Fédération Ivoirienne de Football une enveloppe de 2,113 milliards de Francs CFA afin de préparer la participation de nos pachydermes au rendez-vous de Brésil 2014. Ce montant a été dépensé comme suit:

Primes de qualification : 1,700 milliards

Frais de transport aériens et terrestres lors de la préparation : 200 millions

Autres Frais: 200 millions

Soit un total de 2,100 milliards. Silence total sur les 13 millions restants.

Le bilan financier de Sidy Diallo et de la FIF, tel que présenté n´est pas celui du Brésil 2014 qui a commencé le 12 juin et a pris fin le 13 juillet 2014. La Côte d´Ivoire a-t-elle participé aux phases éliminatoires sans avoir eu à débourser un seul kopeck pour les primes aux joueurs, le transport, l´hébergement etc…..? Ce que je doute fortement. Ou toutes ses charges étaient-elles à crédit? Le point 24 intitulé Dispositions Financières du Règlement de Brésil 2014 devrait permettre à Sidy et à la FIF de clarifier l´opinion sur ce sujet. Car ce point explique les modalités de participation des équipes nationales aux compétitions préliminaires en vue de l´obtention du sésame pour Brésil 2014. Ce point traite particulièrement de la repartition de la billeterie des matchs, les charges pour le transport, l´hébergement des équipes etc…. Mais là n´est pas l´objet de ce coup de gueule.

  1. De la dotation de la FIFA aux équipes participantes au Mondial de Brésil 2014

Dans l´Annexe B du Rapport Financier 2013 présenté lors de son 64è Congrès tenu à Sao Paolo ( Brésil) les 10 et 11 juin 2014, la FIFA clarifie la dotation qui revient aux équipes participantes au Mondial de Brésil 2014.

Dans cet annexe, on apprend que toutes les équipes partent sur une base unique de 8 millions de dollars US (environ 4 milliards F CFA). En termes plus simples, la Côte d´Ivoire a une dotation d’environ 4 milliards F CFA pour sa participation au premier tour du Mondial brésilien. A cette somme s’ajoute 1,5 million de dollars US (750 millions F CFA) à titre de contribution de la FIFA aux frais de préparation des équipes qualifiées. Soit un total de 4,750 milliards F CFA. Ce montant aurait pu augmenter si nos Éléphants avaient les tours suivants.

Les clubs ne sont pas en reste. Une enveloppe de 70 millions de dollars est allouée aux associations membres qui devront la repartir entre les clubs qui auront contribué au succès de la compétition. Sur la liste des 23 de la Côte d´ivoire,  un seul club ivoirien pourra bénéficier de cette indemnité. Les 22 autres joueurs évoluant tous dans les championnats européens. Le Séwé Sport de San Pédro, disais-je,  du gardien de but Sylvain Gbohouo pourrait percevoir une indemnité de 2800 dollars US par jour. Le Séwé percevra cette somme qui pourrait aider sa trésorerie par ces temps de vaches maigres pour notre football local.

Si l´ex-sélectionneur ivoirien avait sélectionné d´autres joueurs de notre championnat local, cette indemnité pourrait aider lesdits clubs. C´est le lieu d´interpeller nos clubs et joueurs locaux à bien travailler et frapper à la porte de la sélection nationale.

In extenso les dispositions financières ( page 48) du Règlement de Brésil 2014 ( cf. http://fr.fifa.com/worldcup/organisation/documents/index.html) sur la part des charges qui revient aux différentes parties:

  1. Les associations membres participant à la compétition doivent prendre en charge les frais suivants :

a) assurance adéquate contre tous les risques, y compris les blessures, accidents, maladies et voyages (liste non exhaustive) et ce au vu de la réglementation de la FIFA applicable afin de couvrir tous les membres de la délégation de leur équipe et toute personne chargée d’exécuter une mission en leur nom (cf. en particulier l’art. 2, al. 3 de l’annexe 1 du Règlement du Statut et du Transfert des Joueurs) ;

b) pension et hébergement durant la compétition finale (en plus des montants payés par la FIFA), dont la location de salles de réunions et d’équipement audiovisuel ;

c) frais induits par les membres supplémentaires des délégations (au-delà de 50 personnes).

  1. Conformément à l’AO, l’association organisatrice gèrera et prendra en charge tous les déplacements (terrestres, ferroviaires ou aériens) dans le pays hôte de chaque association membre participante (maximum de 50 personnes par association membre participante), y compris le transport de l’équipement et les frais qui s’y rapportent.
  2. La FIFA prendra en charge les frais suivants :

a) contribution aux frais de préparation des associations membres participantes conformément à un tarif fixe que la commission d’organisation de la FIFA déterminera en temps utile ;

b) frais de voyage en avion en classe affaires pour 50 personnes par association membre participante entre une ville à désigner par la commission d’organisation de la FIFA et l’aéroport international le plus proche du camp de base de l’équipe de l’association membre participante au Brésil. La FIFA peut demander que chaque association membre participante utilise pour se rendre dans le pays hôte de la Coupe du Monde de la FIFA 2014™ soit (i) la compagnie aérienne notifiée à l’association membre participante comme le transporteur désigné de la FIFA, soit (ii) un partenaire approprié de l’alliance du transporteur désigné (si le transporteur désigné ne dessert pas les aéroports internationaux du pays de l’association membre participante). Si, contrairement à une telle requête de la FIFA, une association membre participante choisit de ne pas utiliser le transporteur désigné par la FIFA ou un partenaire de l’alliance dudit transporteur ou si une association membre participante choisit d’affréter un avion privé pour le transport de sa délégation, l’obligation de la FIFA sera limitée au montant que la FIFA aurait déboursé si la délégation avait été transportée par le transporteur désigné par elle ;

c) contribution aux frais d’hébergement et de pension pour 50 personnes par association membre participante selon un tarif fixe à déterminer en temps utile. Le séjour commence cinq nuits avant le premier match de chaque équipe et prend fin deux nuits après son dernier match. La commission d’organisation de la FIFA déterminera ces tarifs sur la base d’une moyenne des prix pratiqués dans les hôtels officiels des équipes sur site pendant la Coupe du Monde de la FIFA™ ;

d) dotation pour les associations membres participantes, dont les montants seront déterminés par la commission d’organisation de la FIFA ;

e) frais occasionnés par les officiels de match, inspecteurs d’arbitres, commissaires de matches et autres membres de la délégation de la FIFA ;

f) frais des contrôles de dopage ;

g) frais de l’assurance contractée par la FIFA pour couvrir ses propres risques.

  1. Les risques restants – notamment ceux de l’association organisatrice – devront être couverts par des assurances complémentaires dont les primes seront à la charge de l’association organisatrice. Pour éviter des cumuls d’assurance et des lacunes dans la couverture, les polices et leur étendue seront définies conjointement par la FIFA et l’association organisatrice. La FIFA fixera la date limite de présentation et de ratification des contrats susmentionnés en temps utile.
  2. Toute autre dépense que celles mentionnées dans le présent règlement sera prise en charge par les associations membres participantes concernées (cf. art. 4).
  3. Les conditions générales financières pour les associations participantes seront fixées en temps utile dans une annexe ou une circulaire.

De tout ce pactole reçu de la FIFA, l´opinion ne sait comment cette somme a été / est gérée. Le transport, l´hébergement, les déplacements au Brésil, les frais d´assurances pour 50 membres de chaque pays ont été pris en charge par la FIFA au regard de des articles cités plus haut.

Notre miroir, nos ancêtres les gaulois, à travers la Fédération Française de Football avait annoncé avant la Coupe du monde que les 23 joueurs, le sélectionneur et le staff de l’Equipe de France se partageront 30% de la prime FIFA, et ce quel que soit le stade atteint dans la compétition. Etant donné que les Bleus ont été éliminés en quarts de finale, la F.F.F. a obtenu une prime de 10,2 millions d’Euros, soit 3,06 millions d’Euros à se partager. Les joueurs ont donc reçu 93.000 Euros chacun guise de lot de consolation. À ce lot de consolation de la FIFA, il faudra ajouter la part provenant des sponsors des bleus.

Chez nous en Côte d´ivoire, c´est la black out total sur cette dotation de la FIFA, de même que l´apport d´au moins 15 sponsors des éléphants qui apparaissent sur le site de la FIF http://www.fif-ci.com. Nous ignorons tout de leur contribution financière à notre sélection nationale.

En somme aucune transparence!

Voulant faire bien les choses, Sidy d´enfoncer le clou en confirmant mes doutes par ses propos sur  » La Génération Drogba »  à qui nous demandions la retraite après services rendus : « Je rends  hommage à cette génération. Elle n’a certes rien gagné comme trophée mais elle a rapporté près de 14 milliards de francs CFA à la Côte d’Ivoire« . Oui, cette génération a rapporté 14 milliards de francs CFA à la Côte d´Ivoire en trois participations au Mondial en Allemagne ( 2006), en Afrique du Sud (2010) et au Brésil (2014). La Côte d´Ivoire entière n´a pas su comment les 9,3 milliards ( dotations 2006 et 2010) ont été gérés par l´ancienne équipe dirigeante. Par contre, c´est toujours la FIF qui tend la main aux contribuables ivoiriens pour financer ses participations aux compétitions internationales. Il en est de même pour certaines fédérations.

Aucun bien immobilier acquis depuis 2006 malgré toute cette somme que la Côte d´Ivoire a perçue à travers la FIF. Au compte n´a été rendu au peuple de Côte d´Ivoire. Le dernier rapport d´activité qui apparaît sur le site de la FIF date de 2006. Toujours avec très peu de chiffres. C´est à penser que notre FIF n´est pas en de bon termes avec les chiffres.

Malgré les efforts financiers que les contribuables consentent pour que la FIF participe à ces compétitions, en retour nous sommes payés en monnaie de singe à l´heure du bilan. Dès que la bourse est pleine, et que le ministère des sports veut y voir clair, on crie à l´ingérence. Et même , on va jusqu´à défier l´autorité de la tutelle en se cachant derrière l´immunité FIFA . Pour enfin ressortir de sa tanière à l´approche de l´évènement sportif pour appeler à l´UNION autour de la sélection et demander la bénédiction du Peuple de Côte d´Ivoire.

Dans les autres pays, les fédérations sportives et leur ministère de tutelle font UN dans l´élaboration de la politique sportive du pays. Chez nous, c´est la défiance à outrance de la tutelle.

Moi Président de la FIF, je ne quémanderais plus rien aux contribuables ivoiriens qui ont d´autres priorités telles l´éducation, la santé, le logement et le bien-être. Je tâcherais de bien gérer les 4,7 milliards de 2014 de la meilleure des manières possibles: marchés financiers, biens immobiliers etc….Des cours en management d´entreprise  sportive, en gestion de patrimoine seraient profitables à nos dirigeants. Heureusement que toutes les fédérations ne sont pas ainsi. Et puis un stage en immersion auprès du Prix d´Excellence du meilleur dirigeant sportif 2014, Me Bamba Cheick Daniel de la fédération ivoirienne de Taekwondo, aiderait énormement nos présidents de fédération sportive à acquérir les valeurs comme l´humilité, l´union, le travail et la discipline. La Fédération Ivoirienne de Tae-Kwondo est l´une des rares fédérations sportives de  Côte d´Ivoire qui ne fait pas de tapage pour des subventions mais qui  glaner des lauriers à chaque compétition internationale à laquelle elle participe.

3. De la duplicité des journalistes

Il se dit que la presse et les médias sont le quatrième pouvoir qui peuvent servir de contre-pouvoir face aux trois pouvoirs qui incarnent l´État ( Exécutif, législatif et le judiciaire). Est-ce réellement le cas dans notre chère Côte d´Ivoire?  À la pratique, je répondrais par la négative; à cause de ce qui m´a été donné d´apercevoir le 31 juillet dernier, lors de la causerie entre Sidy Diallo et ses copains. Une presse d´un facile accommodement. Voici un président de fédération qui fait un bilan financier d´une participation à une coupe du Monde et aucun journaliste n´a fait l´effort de se préparer en recoupant les informations au moins sur le site de la FIFA avant de prendre part à cette « conférence ». Que non! Ils se sont présentés, ont posé juste des questions sur l´ancien entraîneur, le brassard de capitaines etc. et ont omis volontairement de parler des sommes reçues par la FIF. Et ils ont même applaudi lorsque Sidy a donné le nom du nouvel entraîneur. Pays là quoi!

Face à cette duplicité de ce quatrième pouvoir qui ne joue pas pleinement son rôle mais sert plutôt de relais de Sidy et de la FIF ( dans ce cas précis) , la presse sportive ivoirienne ne sera que complice que la décadence de notre sport-roi.

Attendaient-ils impatiemment ce moment pour n´avoir pas pausé les questions qui fâchent à Sidy au risque de se voir éconduire des canapés servis?

 

JOURNALISTES CIV

 

En tout état de cause, Sidy a encore beaucoup de choses à nous dire, et j´ose espérer qu´il aura maintenant tout le temps nécessaire de convoquer une Assemblée Générale couplée ( 2013 et 2014) au cours de laquelle il pourra faire un point clair, cohérent et concis. Les dirigeants ne feront-ils pas autant que nos journalistes?

L´argument de la Coupe du Monde 2014 étant terminé depuis notre sortie après le premier tour , j´ose espérer que Sidy n´aura pas comme nouvel alibi septembre 2014 qui marque le début des éliminatoires de la CAN 2015.

Sportivement,

 

La FIF de Sidy Diallo et ses bilans qui n´arrivent jamais!

FIF_NewCrest

Éliminée en quart de finale par le Nigéria lors de la Coupe d´Afrique des Nations 2013 en Afrique du Sud, la Fédération Ivoirienne de Football dirigée par Sidy Diallo assumait sa responsabilité et promettait tirer les leçons de cette contre-performance. La FIF est même allée plus loin en promettant à la Côte d´Ivoire et à son gouvernement à travers son ministre des sports M Alain LOBOGNON des séances de travail afin de mener une réflexion sur le football ivoirien. Ce fut en février 2013!

Depuis plus rien, Sidy et son équipe ont continué jusqu´au mondial de Brésil 2014 avec son flambant et nouveau titulaire du parchemin d´entraîneur. Et rebelote!

Un extrait du communiqué de juillet dernier du Président Sidy: « La FIF assume la responsabilité de cette contre-performance, rassure les Ivoiriens sur sa détermination à tirer les leçons de cette non-qualification et à prendre toutes les dispositions nécessaires pour les futures échéances. Notamment, les éliminatoires de la CAN 2015 qui débutent dès septembre 2014. Elle entend, dans les prochains jours, faire au Gouvernement, aux Dirigeants de club et à l’opinion sportive nationale, le bilan complet de la participation des Eléphants au Mondial 2014″.

Si les dirigeants de club ont pu être « informé » ( selon les comptes rendus de la presse ivoirienne), le gouvernement et l´opinion sportive nationale sont toujours dans l´attente de ce fameux bilan complet de la participation des Éléphants au Mondial 2014. Nous avons même appris que l´émission télé à la RTI a même été annulée à la dernière minute. Dribble digne de Garrincha.

En lieu et place des bilans ( CAN 2013 et Mondial 2014) promis par Sidy et la FIF, c´est à une course de vitesse digne d´Usain Bolt ou de Cristiano Ronaldo que nous sommes entrain d´assister en ce moment pour récruter un sélectionneur/ entraîneur pour notre équipe nationale. Après un appel à candidature qui frise un amateurisme total. Même une PME aurait fait mieux dans l´annonce de l´offre en détaillant les critères. Au lieu de cela, tout est plus que flou comme la gestion actuelle du football ivoirien .

Côte d´Ivoire, voilà pays! Comme dirait l´acteur ivoirien Magnéto!

Sous Jean Brizoua-Bi, la Côte d´Ivoire a organisé sa première Coupe d´Afrique des Nations en 1984 et la FIF s´est dotée d´un siège moderne.

Sous Dieng Ousseynou, la Côte d´Ivoire a remporté sa première Coupe d´Afrique des Nations en 1992.

Sous Jacques Anouma, la Côte d´Ivoire participe consécutivement en 2006 et 2010 à la Coupe du Monde de Football en Allemagne et en Afrique du Sud .

Quel legs nous réserve Sidy Diallo à la fin de son passage à la tête de la FIF? Pour le moment, sa gestion et les résultats qui en découlent nous laissent entrevoir la mort certaine de notre foot.

Vivement un aggiornamento de notre football qui se meurt!

 

AFFAIRE DE CUMUL DE MANDATS EN COTE D´IVOIRE ACTE 2 : UN MAL PERNICIEUX

….En tout état de cause, en ma qualité de Ministre en charge du service civique, quand bien même je ne soutiens pas l’initiative #NonauCumul entretenue en Côte d’Ivoire par des jeunes qui veulent voir leur pays avancer rapidement vers l’émergence, je salue ici leur courage. Par leurs voix, ils aspirent et encouragent les aînés à la pratique de la bonne gouvernance. Mais, je les invite à retenir que le cumul des mandats est loin d’être une addiction à la gourmandise politique. C’est un mal nécessaire à l’équilibre de nos cités. Ainsi se terminait la contribution du Ministre Lobognon sur le #NonauCumul lancé sur twitter il y a quelques jours.

Dans un post précédent « Affaire de cumul en Côte d´Ivoire », je mentionnais la responsabilité de l´électorat dans le cumul des mandats électifs des élus. En effet, pour qu´il y ait cumul de mandats électifs, trois conditions doivent être réunies :

–          Un électeur

–          Un candidat au cumul,

–          Et l´environnement qui généralement n´est pas pris en compte dans l´analyse.

« Affaire de cumul en Côte d´ivoire » parlait de l´électeur. Le présent papier sera basé sur le candidat au cumul et l´environnement ( sa circonscription, sa région etc..)

1. Le candidat au cumul :

Je me réjouis de lire dans les contributions du Président de l´Assemblée Nationale (PAN) de Côte d´Ivoire et le Ministre Lobognon qu´ils n´entendent pas faire du cumul quand bien même la CONSTITUTION ivoirienne assure à TOUS et à TOUTES des DROITS inaliénables.

J´apprécie leur sens d´ouverture d´esprit  et d´acceptation de débats contradictoires sur les réseaux sociaux et par blog interposé. Car, qui aurait pensé échanger avec le Président de l´Assemblée Nationale de son pays et avec un Ministre dans notre pays ? Ils se sont APPROPRIÉS (un terme sur lequel nous reviendrons dans un futur post) les TIC et cela leur permet de prendre le pool des préoccupations et/ou inquiétudes de leurs concitoyens.  Et leur permet également de jauger la pertinence des observations qui sont souvent faites. C´est cela l´avantage des réseaux sociaux spécialisés comme twitter ou blogs.

Pour en revenir donc au candidat au cumul, à l´opposé des « cumulophones » qui estiment que le cumul n´est pas un frein à l´expression de la Démocratie, je dirais que le cumul est un mal pernicieux de/pour notre Démocratie.

S´il est avéré que la « répartition de mandats électifs entre cadres d´une même localité a plus souvent renforcé les haines qu´il n´a permis à ladite localité de sortir de la précarité à cause des guerres de tranchées entre lesdits élus » comme l´indiquait le Ministre Lobognon, nos politiques ne sont pas, alors pas du tout, encore prêts à exercer la fonction politique dans notre Démocratie. Ces élus politiques connaissent-ils réellement le projet de société de leur parti politique ? Connaissent-ils réellement les attributions de la fonction qu´ils exercent ? Entrent sincèrement dans l´arène politique pour servir les autres citoyens? L´objet de ce post n´est pas répondre à ses interrogations. Et les exemples sont légion.

Rappelons que le député a un mandat national alors que le maire ou le Conseiller Général (ou maintenant le Conseiller Régional) a un mandat local. Le député ne peut donc exercer sa fonction sur la plate-bande du Maire encore moins du Conseiller Général. Et c´est ce à quoi nous avons assisté et continuons d´assister jusqu´à ce jour.

Notre appel au non-cumul des mandats électifs et/ ou nominatifs favoriserait aux futurs candidats de prendre conscience de leurs attributions et de ne se limiter qu´à cela. Il serait d´ailleurs bien pour eux de ne pas promettre ce que leur fonction ne leur permet de faire. Par exemple, un député qui promet de construire des routes, des ponts, des collèges sic à ses électeurs. Maintenant, si le député estime qu´il a un carnet d´adresses qu´il peut mettre au service de l´Equipe Municipale ou du Conseil Régional élu de sa circonscription dans la recherche de financements additionnels au financement de projet de développement local, cela serait le bienvenu.

Notre engagement est un appel au non cumul des mandats électifs/ nominatifs du citoyen (électeur et potentiel candidat à un mandat électif, sympathisant ou membre de partis politiques). Cela peut également s´appliquer aux partis politiques. Car les partis politiques ne sont pas des créations ex-nihilo, mais plutôt la résultante de l´existence de notre État ; auquel chaque parti politique aspire à gouverner un jour. Aussi devront-ils commencer la réflexion en interne car lors des dernières législatives, il y a déjà eu des grognes de la part des jeunes et des femmes lors du choix des candidats aux élections législatives précédentes au sujet de leur représentativité au niveau du parti. Nous n´inventons rien de nouveau ! Par ailleurs, l´électorat ivoirien n´est pas seulement constitué de militants de partis politiques mais aussi ou de citoyens sans parti politique qui ont le droit d´exercer sa citoyenneté dans le choix des candidats aux différentes élections. C´est cela le peuple souverain: un peuple divers, différent et complexe.

D´ailleurs, il n´y a pas si longtemps nous décrions « le parti des professeurs » qui après avoir acquis le pouvoir d´état, a délaissé craie, amphis et salles de TD pour se consacrer à la politique. Résultat : une université en déliquescence, des étudiants qui n´ont pas reçu à une formation académique adéquate et capable de mettre en pratique leur programme de gouvernement : la REFONDATION. Je parie que certains parmi ceux qui liront ce post s´y retrouveront car ils sont les seuls à savoir le calvaire qu´ils ont dû endurer pour faire terminer une soutenance de maîtrise ou encore un doctorat. non sans parler des programmes qui n´ont pas été achevés.

Si on applique à nos communes et régions où les mandats électifs sont cumulés par la même personne, eh bien, il se trouve que dans leur grande majorité ils résident tous à Abidjan la Capitale économique de la Côte d´Ivoire. Ils ne sont pas réguliers sur le terrain pour prendre le pool de la vie quotidienne de leur ville. Les réunions de Conseil Municipal ou Conseil Général sont délocalisées à Abidjan (ne trouvons pas l´excuse de la guerre, car après cette période, des réunions ont continué à se tenir hors de la ville). Combien de résidents de communes ont une fois rencontré leur maire pendant leur mandat de 5 ans? A-t-il exécuté totalement les promesses qu´il a faites lors de la campagne? A-t-il pu lier des contacts privés pour le développement de sa localité? Le bien-être des habitants de la commune a-t-il connu une amélioration? Bref!

Quelle est cette VISION du candidat ADO aux élections présidentielles qui lui a permis d´être élu? Le « VIVRE ENSEMBLE ». Dont la matérialisation passe par l´application du PND 2012-2015 afin d´être un pays émergent à l´horizon 2020.

Et si je ne m´abuse, tant le Président de la République Alassane Ouattara comme le Président de l´Assemblée Nationale Soro Guillaume, lors des missions à l´étranger, et leurs rencontres avec la Communauté Ivoirienne de l´Étranger ne cessent de demander à tous et à toutes (diplômé(e)s et/ ou travailleurs/ travailleuses) de rentrer  en Côte d´Ivoire afin de mettre leurs expériences et expertises au service du développement de la Côte d´Ivoire. Car le pays a besoin de TOUS SES FILS ET DE TOUTES SES FILLES. Les défis sont tellement importants et immenses que le Président ne peut, à lui tout seul, le réaliser encore moins, ceux qui résident régulièrement en Côte d´Ivoire. Cela nous permet d´aborder notre environnement: la Côte d´Ivoire. Parlons-en.

2. L´environnement: la Côte d´Ivoire d´aujourd´hui

La Côte d´Ivoire d´aujourd´hui est-elle préparée pour le non-cumul aux mandats électifs/ nominatifs ?

OUI. Cependant, les pessimistes me rétorqueront que les grandes nations (Etats Unis, France, Grande Bretagne, Allemagne) ne se sont pas construites en très peu de temps. Ce qui est vrai et je le leur concède. À l´opposé, je leur donnerai l´exemple de la Corée du Sud qui vers la fin des années 70 avait le même niveau de développement que la Côte d´Ivoire. Mais aujourd´hui, la Corée du Sud est un pays développé. Ou encore le Japon qui après la seconde Guerre Mondiale a entrepris des progrès très importants en moins d´un siècle pour placer le pays au rang où il se situe actuellement. Quand à notre cher pays …..

La Côte d´Ivoire de ce millénaire à une chance inouïe de brûler les étapes des nations suscitées. En effet, dans ce monde si liquide où rien n´est statique mais dynamique, notre très cher pays bénéficie d´une jeunesse en perpétuelle quête du savoir et de connaissance, qui lui permette de s´affirmer tant sur le plan personnel que professionnel. Cette jeunesse ne demande qu´on lui fasse confiance, qu´on l´écoute et qu´on lui donne l´opportunité de pouvoir s´épanouir. Si au sommet de l´État, le Président de la Côte d´Ivoire l´a démontré et continue de le démontrer en faisant confiance à des jeunes talents. Il appartient aux autres citoyens de suivre cet exemple afin de rechercher cette efficacité et cette efficience qui jusque là nous fait défaut. Le pays regorge de richesses naturelles et humaines qu´il faut savoir mettre en valeur afin d´apporter une valeur ajoutée à ce que nous avons et donner une qualité de vie meilleure et un bien-être à nos concitoyens.

Le partage, la délégation de pouvoir n´est pas une faiblesse mais plutôt un signe d´humilité et de grandeur co-construction du bien commun.

En plus, la Côte d´Ivoire d´aujourd´hui a la chance d´avoir une jeunesse formée et préparée qui peut répondre aux défis futurs du pays dans le concert des nations.

En définitive, si nous partageons la vision du TRIOMPHE DE L´ÉLEPHANT, alors nous devons dire non au cumul des mandats électifs et/ou nominatifs en Côte d´Ivoire sinon les autres scenarii  (je touche du bois) risquent de se présenter à nous à l´heure du bilan.

La Côte d´ivoire qui nous « manipule » et nous « passionne » nous permettra de continuer notre croisade du #NonauCumul car nous sommes conscients que la marche sera longue et ardue.

Citoyennement,

Titre foncier en Côte d´Ivoire: Entre FOI ET RAISON

Le 8 novembre dernier, 4 quotidiens ivoiriens nous faisaient l´écho d´un litige opposant le Ministère de l´Enseignement Supérieur de Côte d´Ivoire et l´Eglise des Assemblées de Dieu de Côte d´Ivoire:

L´objet de ce litige est un espace de 31.000 mètres carrés que ces deux entités se disputent.

Bien que n´étant pas expert en matière d´urbanisme ou de topograhie, j´estime que la raison nous permettra de démêler le puzzle qui oppose l´État de Côte d´Ivoire à l´Eglise des Assemblées de Dieu de Côte d´Ivoire. Nous osons compter sur la bonne foi des journaux ( Le Nouveau Réveil, Le Mandat, L´Intelligent d´Abidjan et Notre Voie) qui ont apporté les éléments qui vont étayer nos propos.

D´une part, aux dires du directeur de la décentralisation des universités, Dr N’guessan Kouamé, cette Eglise est bel et bien sur le site de l’université. «Le domaine de l’université est constitué de trois (03) titres fonciers. Celui qui fait aujourd’hui l’actualité est le titre foncier numéro 14668 du 2 janvier 1969. Il y a 16500 m2 du site de l’université qui sont occupés par l’Eglise(…) Le ministre a reçu les responsables pour leur signifier cela. Il a demandé à la direction de la topographie et de cartographie de faire des simulations pour leur épargner une partie du terrain qui traverse l’Eglise. Et ces simulations ont été faites de sorte que sur les 16500 m2 appartenant à l’université donc à l’Etat, 8262m2 ont été concédés à l’Eglise et 8262 autres à l’université. Le titre foncier, selon lui, a été obtenu le 2 janvier 1969 et le certificat de propriété le 11 juin 2004 ( in le Nouveau Réveil).

D´autre part, installé près de la résidence de Mme Thérèse Félix Houphouêt Boigny depuis 1993, le temple des Assemblées de Dieu de Cocody détient un certificat de propriété depuis le 5septembre 2012 après avoir obtenu la lettre d’attribution en 1996 ( in Notre Voie).

Après des échanges entre les deux parties, il a été convenu le principe de concession de 8250 m2 à l’Eglise des Assemblées de Dieu. Soit une partie de la superficie au centre du contentieux foncier (in l´Intelligent d´Abidjan). D´où vient-il donc qu´elle se mette à menacer et à manipuler ces fidèles pour un espace qui juridiquement ne lui appartient pas?

Selon la date d´acquisition desdits titres, la raison aurait voulu que le propriétaire du terrain soit l´Université. Que nenni! La structure religieuse brandit un Titre Foncier acquis 27 ans plus tard. Il est à noter le caractère particulier des deux entités en conflit: l´Université ( temple du savoir et de la raison) et l´Eglise (temple de la foi).

C´est le lieu de rappeler à toute personne physique ou morale, indépendamment de son statut spirituel, qu´elle doit se conformer aux lois de l´État dans lequel elle s´établit. La Côte d´Ivoire est un État laïc, et tous devons nous conformer aux lois qui le régissent. D´ailleurs, nos religions nous enseignent à respecter le bien d´autrui, la loi. Alors, il nous paraît incongru toute cette victimisation, tous ces appels tendancieux contre le ministère de l´Enseignement Supérieur qui ne fait que réclamer ce qui lui appartient de plein droit. L´entité religieuse aurait dû faire profil bas, car si les titres fonciers mentionnés par les journaux, sont exacts, elle aurait fait du faux et aurait abusé de ces fidèles qui trouvent en elle, celle qui enseigne le bien et reprouve le mal. Et cette caution morale serait durement entâchée.

Il est également fait écho, dans un tweet du Ministre @ALAINLOBOGNON, qu´à Treichville, un site de son ministère (Promotion de la Jeunesse et du Service Civique) est occupé par une Église depuis 1994. Celle-ci refuse de partir arguant y avoir beaucoup investi. Quid des projets dudit ministère sur ledit site? En plus, le Ministre Lobognon ajoute qu´après le décès du Président Felix Houphouet Boigny  de nombreux terrains et biens immobiliers appartenant à l´État de Côte d´Ivoire ont été « vendus » à des tiers. Le nouveau gouvernement est entrain de faire des mains et des pieds pour récuperer tous ses biens qui ont été spoliés à l´État.

Par ailleurs, nous osons espérer que de nouveaux cas ne puissent être signaler durant cette mandature.

C´est le lieu d´interpeller toutes ces personnes morales, qui en plus ont une fonction SPIRITUELLE sur nous leurs fidèles en particulier et la population en général, sur leur devoir de modèle vis-à-vis de la Société. Elles doivent être le modèle, l´exemple de civisme et de citoyenneté. dans leur pratique quotidienne tant dans l´acquisition des espaces domaniaux comme dans bien d´autres domaines. Car nos États sont en construction, et si ces personnes morales ne peuvent nous aider qu´elles ne nous empêchent pas non plus de le construire en brandissant le spectre religieux pour acquérir ce qu´ils désirent même lorsqu´elles sont dans le faux. De même que les personnes physiques doivent également respecter la loi dans l´acquisition de terrains.

À nos chers journalistes ou rédactions de revoir les titres des sujets qu´ils abordent dans le contenu du journal. Certes il faut vendre son journal, mais la mission première d´un journal est de bien informer ses lecteurs, car c´est ce qu´enseigne l´éthique et la déontologie de leur corporation. Sinon, pour les titrologues (lire la couverture des journaux sans l´article), cela incite à la révolte ou à la violence. Surtout en cette période réconciliation nationale, car hier twitter certaines personnes ont fait des amalgames fâcheux entre la foi et la raison, appelant à la formation d´un bouclier humain car l´Eglise des Assemblées de Dieu, qui est un lieu saint, était entrain d´être détruite par le Ministre de l´Enseignement Supérieur, alors qu´il s´agissait d´un pan de la clôture de l´Eglise qui a été démolie.

À ces personnes là, nous leur concédons le fait que l´Église est un lieu Saint. Cependant, est-ce une raison pour occuper sans foi ni loi la terre qui par principe juridique appartient à l´Etat? Et qui plus est détient un Titre Foncier légalement délivré?

Dans l´application de la loi, nous avons plus besoin de raison que de foi.