Dépité par nos députés ….

Kouadio Konan Bertin (KKB), député de Port-Bouët à l`Assemblée nationale et ex secrétaire général de la jeunesse du PDCI RDA s´est prononcé au cours d`une conférence sur des points de l`actualité politique ivoirienne: – son opposition à la nouvelle CEI – la visite de François Hollande et, – les élections 2015 Politique-KKB-PDCI-0003 Cette sortie de presse du 16 juillet dernier fait suite à la saisine du Conseil Constitutionnel en juin dernier par KKB et 28 autres députés, après que l´Assemblée Nationale de Côte d´Ivoire ait approuvé la composition de la Commission Électorale Indépendante ( CEI) en juin dernier. Le présent billet est le dépit que j´ai pour certains de nos députés. Nous n´insisterons pas sur la saisine du Conseil Constitutionnel qui est légitime. En effet, la constitution ivoirienne de juillet 2000 dans son article 77 autorise les députés ( le PANCI, un dixième au moins de députés ou un groupe parlementaire) à saisir le Conseil Constitutionnel avant la promulgation d´une loi. Par contre, les propos tenus par KKB extenso « mais dans une sorte d’aveuglement, le conseil a préféré valider la position du gouvernement, laissant toute entière la menace que fait planer sur nos compatriotes l’action future d’une commission à ce point déséquilibrée, structurellement partiale et en mission commandée pour un camp » ne sont pas dignes d´un pseudo démocrate, député de surcroît, qui ferait bien d´exposer à la Nation les raisons de son désaccord à la décision de notre Conseil Constitutionnel que de nous enfariner dans une prophétie malachite d´une autre époque récente de l´histoire de notre pays. Son conseil d´Avocats, s´il en a, pourra lui donner les éléments juridiques pour démonter la décision du Conseil Constitutionnel au lieu de descendre dans la gadoue. Hormis cette mise au point, j´ai été particulièrement impressionné par le paragraphe suivant de son intervention sur la visite du Président François Hollande et je cite  » Loin de ces pratiques d’un autre temps, nous souhaitons attirer l’attention de notre hôte de marque sur les attentes de nos compatriotes et de tous ceux qui vivent dans ce pays et l’aiment profondément. Toutes ces années de crise destinées à nous empêcher de prendre le gouvernail de notre avenir ont jeté nos populations dans une pauvreté sans nom. Les ivoiriens aspirent donc à: – la sécurité pour eux-mêmes et pour leurs familles, – la garantie de leurs libertés fondamentales, manger à leur faim c´est-à-dire trois (3) repas par jour, – se soigner – envoyer leurs enfants à l´école, – avoir un emploi, – avoir un logement. En un mot, satisfaire leurs besoins fondamentaux. Un vrai retour au degré zéro du progrès. C´est à cette Côte d´Ivoire martyrisée, ruinée, appauvrie mais debout et désireuse de se reprendre en main sous le leadership éclairé, imaginatif, volontaire et intègre d´une nouvelle équipe dirigeante que nous appelons clairement de nos vœux qu´il faudra que le Président français s´adresse. OUI, vous avez bien lu la liste des aspirations des Habitants de la Côte d´Ivoire égrenée par l´Honorable député KKB qui siège à l´Assemblée Nationale de Côte d´Ivoire depuis le 16 décembre 2011. Eh bien, le « Bréviaire de KKB » me gêne à plus d´un point et est l´objet de mon dépit car venant d´un député et il n´est pas le seul à claironner à longueur de journée dans les médias sur ces aspirations. Cher Houphouétiste (sic) KKB que peut le Président Hollande pour résoudre ton bréviaire? Il n´est pas député ivoirien, mais toi tu l´es. Dans la pratique que fait réellement KKB depuis trois ans qu´il siège à l´hémicycle? Qu´il ne nous dise pas qu´il vient de recevoir une révélation de « ces besoins fondamentaux » énumérés lors cette conférence de presse. L´article 71 de notre constitution fait cas des domaines de la loi que le député vote. KKB a-t-il pris la peine de parcourir le Règlement Administratif de l´Assemblée Nationale de Côte d´Ivoire depuis qu´il siège au Parlement de Côte d´Ivoire ? Ledit Règlement dans son Livre II Procédure législative, Titre I Procédure ordinaire, Chapitre I Projets et propositions, en son article 52 définit la proposition de loi est un texte introductif auprès du Bureau de l´Assemblée Nationale par un Député ou un groupe de Députés. Je prierais avec bienveillance le PAN SORO Guillaume et son Service de Communication, de bien vouloir rappeler à nos honorables députés qu´en plus de leurs activités politiques, il leur est demandé de faire des propositions de loi aillant dans le sens du Bréviaire de KKB. Dans la troisième partie de sa conférence de presse, KKB et le candidat qu´il soutient aspirent à gouverner la Côte d´Ivoire. Ce qui est légitime. Il s´agit des présidentielles de 2015. Voilà un député qui à ce jour, en ma connaissance, n´a pas été en mesure de faire une proposition de loi à l´Assemblée Nationale qui veut avoir un Candidat aux Présidentielles de 2015. Ton candidat est élu, tu as un poste ministériel, oseras-tu présenter des projets de loi? Ou auras-tu des nègres dans ton cabinet pour le faire? Ton poste actuel de député te donne la possibilité d´apprendre à rédiger des propositions. Que nenni! À nos honorables ( de tous les partis politiques de notre hémicycle) et autres élus politiques ( Maires, Conseillers Régionaux etc…) que nous regardons, entendons et lisons à longueur de journée parler de 2015, l´heure est au travail! Comme le fait quotidiennement le PRADO à travers les différents projets de loi que lui et son équipe gouvernementale déposent régulièrement sur la table des députés. Des projets de loi qui ont pour l´objectif principale l´amélioration du bien-être de la population ivoirienne. ADO a émis le vœu d´avoir un deuxième mandat. Depuis, il s´est remis au travail. Les actes sont visuels! On ne l´entend pas quotidiennement nous le dire comme vous nous qui rabâchez les oreilles à longueur de journée dès lors que vous avez une occasion! Cher Honorable KKB ( et aux autres font de même dans un autre registre), j´ose espérer ( la Côte d´Ivoire avec moi j´espère) qu´avant la fin de votre législature vous ferez des propositions de loi au gouvernement sur des points du Bréviaire de votre Honorable collègue KKB. Si je ne me trompe, depuis 2011, l´ANCI a reçu deux propositions de loi de la part de nos députés. Très peu dirais-je! Certes des lois existent, mais vous pouvez les améliorer avec le POUVOIR que la Constitution vous accorde. Ce n´est qu´ainsi que vous serez crédibles lorsque vous voudriez aspirer à gouverner la Côte d´Ivoire en 2015 ou plus tard. Il viendra le moment de justifier les émoluments que le contribuable vous accorde ainsi que tous les privilèges dû à votre rang: LE VOTE. Alors trêve de « vuvuzela » sur 2015, députés, maires, Présidents de Conseils Régionaux reprenez le travail car vous êtes très très en retard sur le programme que vous avez vendu à vos électeurs. À moins que vous ne nous ayez vendu des illusions. Mais premier gaou n´est pas gaou….

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Autochtones, allochtones, allogènes… les vieux démons sont de retour!

« Le maire, c’est le chef de terre, donc seuls les autochtones devraient y avoir droit ». C´est l´une des perles de l´Honorable (sic!) Kouadio Konan Bertin (communément appelé) KKB Député de Port-Bouët à l´Assemblée Nationale de Côte d´Ivoire lors de la Campagne pour les élections locales à Diégonefla le 7 avril dernier.

Dans sa parution du 13 avril 2013, l´Intelligent d´Abidjan  rapporte les explications du Ministre Guikahué qui tente de dédouaner les propos de KKB mais s´enfonce avec lui dans ce bourbier ethnocentriste:

…. Il a dit que toutes les communautés se retrouvaient dans ce que Houphouët faisait. Il a évoqué la géopolitique. Et il est allé plus loin pour dire que les postes de députés étant une représentation nationale, que des communautés qui ont émigré vers d’autres cieux, si on dit de partager les postes de députés, lui n’y voit pas d’inconvénient. Cependant, il trouve que le maire étant le nom européen du chef du village. Alors il aurait souhaité, pour qu’il y ait la cohésion et l’harmonie dans la cité, que dans chaque zone, ce soit des propriétaires terriens qui gèrent la mairie pour éviter des frustrations. Il a dit que pour la libation, chaque peuple a sa façon de faire. Chez les Gouro, les Bété, les Baoulé, les Malinké etc. chacun a sa façon et sa période de libation. Et il a ajouté que “nous les Baoulé, nous avons beaucoup bougé à travers le pays. Nous sommes partout. Ce n’est pas parce que nous sommes nombreux à Oumé que nous allons revendiquer le poste du maire d’Oumé. Si nous prenons tous les postes, les Gouro ne vont pas vouloir faire la libation. Ils risquent même d’invoquer les mânes contre vous et tout ce que vous aller entreprendre va échouer”. Ce qui signifie pour lui que pour qu’il ait la cohésion sociale et le développement, il faut que ce soit un fils de la région qui soit maire, par contre pour les députations, tout le monde peut être député, parce qu’on n’est pas député d’une circonscription, mais de la Nation….

Pour rappel, KKB est militant du PDCI (Parti Démocratique de Côte d´Ivoire). Fils d´un couple mixte originaire de l´Ouest et du Centre de la Côte d´Ivoire.  Il est député de Port-Bouët ( Quartier d´Abidjan au Sud de la Côte d´Ivoire) élu sous la bannière RHDP ( Rassemblement des Houphouetistes pour la Démocratie et la Paix)  afin de favoriser la mise en oeuvre du Programme Vivre Ensemble du Président Alassane Ouattara.  Et l´écouter tenir de tels propos, m´écoeure et me révolte. C´est à croire, qu´il oublie le martyr que le Peuple de Côte d´ivoire  a  souffert durant ces dernières décennies. Si notre Honorable est à court d´arguments pour son candidat et/ ou son parti, qu´il arrête de tourner le couteau dans la plaie. Trop c´est trop!

On ne peut aspirer à Vivre Ensemble pour un construire une Nation émergente en tenant de tels propos.

Il n´ y a pas d´explication qui vaille à ces déclarations très graves qui émanent en plus d´un représentant du Peuple.

Une excuse publique de KKB et Guikahué s´imposent dans leur tentative d´expliquer l´inexplicable.

À  KKB, à Guikahué et tous ceux qui pensent ainsi de se référer aux articles 30 et 33 de la Constitution de Côte d´Ivoire:

Article 30

La République de Côte d’Ivoire est une et indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure à tous l’égalité devant la loi, sans distinction d’origine, de race, d’ethnie, de sexe et de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son principe est le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple.

Article 33

Le suffrage est universel, libre, égal et secret. Sont électeurs dans les conditions déterminées par la loi, tous les nationaux ivoiriens des deux sexes âgés d’au moins dix huit ans et jouissant de leurs droits civiques et politiques.

Nulle part dans notre constitution, encore moins dans le Code Électoral Ivoirien , il n´est dit que les collectivités locales doivent appartenir à de soi-disant autochtones.

Ces replis sectariste et nanoidentitaire ( autochtone, allochtone, allogène) doivent être bannis de nos habitudes  si nous voulons réellement bâtir UNE NATION avec UNE IDENTITÉ.

Tel est mon coup de gueule sur cette campagne pour les élections locales où des candidats pataugent dans la gadoue.

 

AFFAIRE DE CUMUL DE MANDATS EN COTE D´IVOIRE ACTE 2 : UN MAL PERNICIEUX

….En tout état de cause, en ma qualité de Ministre en charge du service civique, quand bien même je ne soutiens pas l’initiative #NonauCumul entretenue en Côte d’Ivoire par des jeunes qui veulent voir leur pays avancer rapidement vers l’émergence, je salue ici leur courage. Par leurs voix, ils aspirent et encouragent les aînés à la pratique de la bonne gouvernance. Mais, je les invite à retenir que le cumul des mandats est loin d’être une addiction à la gourmandise politique. C’est un mal nécessaire à l’équilibre de nos cités. Ainsi se terminait la contribution du Ministre Lobognon sur le #NonauCumul lancé sur twitter il y a quelques jours.

Dans un post précédent « Affaire de cumul en Côte d´Ivoire », je mentionnais la responsabilité de l´électorat dans le cumul des mandats électifs des élus. En effet, pour qu´il y ait cumul de mandats électifs, trois conditions doivent être réunies :

–          Un électeur

–          Un candidat au cumul,

–          Et l´environnement qui généralement n´est pas pris en compte dans l´analyse.

« Affaire de cumul en Côte d´ivoire » parlait de l´électeur. Le présent papier sera basé sur le candidat au cumul et l´environnement ( sa circonscription, sa région etc..)

1. Le candidat au cumul :

Je me réjouis de lire dans les contributions du Président de l´Assemblée Nationale (PAN) de Côte d´Ivoire et le Ministre Lobognon qu´ils n´entendent pas faire du cumul quand bien même la CONSTITUTION ivoirienne assure à TOUS et à TOUTES des DROITS inaliénables.

J´apprécie leur sens d´ouverture d´esprit  et d´acceptation de débats contradictoires sur les réseaux sociaux et par blog interposé. Car, qui aurait pensé échanger avec le Président de l´Assemblée Nationale de son pays et avec un Ministre dans notre pays ? Ils se sont APPROPRIÉS (un terme sur lequel nous reviendrons dans un futur post) les TIC et cela leur permet de prendre le pool des préoccupations et/ou inquiétudes de leurs concitoyens.  Et leur permet également de jauger la pertinence des observations qui sont souvent faites. C´est cela l´avantage des réseaux sociaux spécialisés comme twitter ou blogs.

Pour en revenir donc au candidat au cumul, à l´opposé des « cumulophones » qui estiment que le cumul n´est pas un frein à l´expression de la Démocratie, je dirais que le cumul est un mal pernicieux de/pour notre Démocratie.

S´il est avéré que la « répartition de mandats électifs entre cadres d´une même localité a plus souvent renforcé les haines qu´il n´a permis à ladite localité de sortir de la précarité à cause des guerres de tranchées entre lesdits élus » comme l´indiquait le Ministre Lobognon, nos politiques ne sont pas, alors pas du tout, encore prêts à exercer la fonction politique dans notre Démocratie. Ces élus politiques connaissent-ils réellement le projet de société de leur parti politique ? Connaissent-ils réellement les attributions de la fonction qu´ils exercent ? Entrent sincèrement dans l´arène politique pour servir les autres citoyens? L´objet de ce post n´est pas répondre à ses interrogations. Et les exemples sont légion.

Rappelons que le député a un mandat national alors que le maire ou le Conseiller Général (ou maintenant le Conseiller Régional) a un mandat local. Le député ne peut donc exercer sa fonction sur la plate-bande du Maire encore moins du Conseiller Général. Et c´est ce à quoi nous avons assisté et continuons d´assister jusqu´à ce jour.

Notre appel au non-cumul des mandats électifs et/ ou nominatifs favoriserait aux futurs candidats de prendre conscience de leurs attributions et de ne se limiter qu´à cela. Il serait d´ailleurs bien pour eux de ne pas promettre ce que leur fonction ne leur permet de faire. Par exemple, un député qui promet de construire des routes, des ponts, des collèges sic à ses électeurs. Maintenant, si le député estime qu´il a un carnet d´adresses qu´il peut mettre au service de l´Equipe Municipale ou du Conseil Régional élu de sa circonscription dans la recherche de financements additionnels au financement de projet de développement local, cela serait le bienvenu.

Notre engagement est un appel au non cumul des mandats électifs/ nominatifs du citoyen (électeur et potentiel candidat à un mandat électif, sympathisant ou membre de partis politiques). Cela peut également s´appliquer aux partis politiques. Car les partis politiques ne sont pas des créations ex-nihilo, mais plutôt la résultante de l´existence de notre État ; auquel chaque parti politique aspire à gouverner un jour. Aussi devront-ils commencer la réflexion en interne car lors des dernières législatives, il y a déjà eu des grognes de la part des jeunes et des femmes lors du choix des candidats aux élections législatives précédentes au sujet de leur représentativité au niveau du parti. Nous n´inventons rien de nouveau ! Par ailleurs, l´électorat ivoirien n´est pas seulement constitué de militants de partis politiques mais aussi ou de citoyens sans parti politique qui ont le droit d´exercer sa citoyenneté dans le choix des candidats aux différentes élections. C´est cela le peuple souverain: un peuple divers, différent et complexe.

D´ailleurs, il n´y a pas si longtemps nous décrions « le parti des professeurs » qui après avoir acquis le pouvoir d´état, a délaissé craie, amphis et salles de TD pour se consacrer à la politique. Résultat : une université en déliquescence, des étudiants qui n´ont pas reçu à une formation académique adéquate et capable de mettre en pratique leur programme de gouvernement : la REFONDATION. Je parie que certains parmi ceux qui liront ce post s´y retrouveront car ils sont les seuls à savoir le calvaire qu´ils ont dû endurer pour faire terminer une soutenance de maîtrise ou encore un doctorat. non sans parler des programmes qui n´ont pas été achevés.

Si on applique à nos communes et régions où les mandats électifs sont cumulés par la même personne, eh bien, il se trouve que dans leur grande majorité ils résident tous à Abidjan la Capitale économique de la Côte d´Ivoire. Ils ne sont pas réguliers sur le terrain pour prendre le pool de la vie quotidienne de leur ville. Les réunions de Conseil Municipal ou Conseil Général sont délocalisées à Abidjan (ne trouvons pas l´excuse de la guerre, car après cette période, des réunions ont continué à se tenir hors de la ville). Combien de résidents de communes ont une fois rencontré leur maire pendant leur mandat de 5 ans? A-t-il exécuté totalement les promesses qu´il a faites lors de la campagne? A-t-il pu lier des contacts privés pour le développement de sa localité? Le bien-être des habitants de la commune a-t-il connu une amélioration? Bref!

Quelle est cette VISION du candidat ADO aux élections présidentielles qui lui a permis d´être élu? Le « VIVRE ENSEMBLE ». Dont la matérialisation passe par l´application du PND 2012-2015 afin d´être un pays émergent à l´horizon 2020.

Et si je ne m´abuse, tant le Président de la République Alassane Ouattara comme le Président de l´Assemblée Nationale Soro Guillaume, lors des missions à l´étranger, et leurs rencontres avec la Communauté Ivoirienne de l´Étranger ne cessent de demander à tous et à toutes (diplômé(e)s et/ ou travailleurs/ travailleuses) de rentrer  en Côte d´Ivoire afin de mettre leurs expériences et expertises au service du développement de la Côte d´Ivoire. Car le pays a besoin de TOUS SES FILS ET DE TOUTES SES FILLES. Les défis sont tellement importants et immenses que le Président ne peut, à lui tout seul, le réaliser encore moins, ceux qui résident régulièrement en Côte d´Ivoire. Cela nous permet d´aborder notre environnement: la Côte d´Ivoire. Parlons-en.

2. L´environnement: la Côte d´Ivoire d´aujourd´hui

La Côte d´Ivoire d´aujourd´hui est-elle préparée pour le non-cumul aux mandats électifs/ nominatifs ?

OUI. Cependant, les pessimistes me rétorqueront que les grandes nations (Etats Unis, France, Grande Bretagne, Allemagne) ne se sont pas construites en très peu de temps. Ce qui est vrai et je le leur concède. À l´opposé, je leur donnerai l´exemple de la Corée du Sud qui vers la fin des années 70 avait le même niveau de développement que la Côte d´Ivoire. Mais aujourd´hui, la Corée du Sud est un pays développé. Ou encore le Japon qui après la seconde Guerre Mondiale a entrepris des progrès très importants en moins d´un siècle pour placer le pays au rang où il se situe actuellement. Quand à notre cher pays …..

La Côte d´Ivoire de ce millénaire à une chance inouïe de brûler les étapes des nations suscitées. En effet, dans ce monde si liquide où rien n´est statique mais dynamique, notre très cher pays bénéficie d´une jeunesse en perpétuelle quête du savoir et de connaissance, qui lui permette de s´affirmer tant sur le plan personnel que professionnel. Cette jeunesse ne demande qu´on lui fasse confiance, qu´on l´écoute et qu´on lui donne l´opportunité de pouvoir s´épanouir. Si au sommet de l´État, le Président de la Côte d´Ivoire l´a démontré et continue de le démontrer en faisant confiance à des jeunes talents. Il appartient aux autres citoyens de suivre cet exemple afin de rechercher cette efficacité et cette efficience qui jusque là nous fait défaut. Le pays regorge de richesses naturelles et humaines qu´il faut savoir mettre en valeur afin d´apporter une valeur ajoutée à ce que nous avons et donner une qualité de vie meilleure et un bien-être à nos concitoyens.

Le partage, la délégation de pouvoir n´est pas une faiblesse mais plutôt un signe d´humilité et de grandeur co-construction du bien commun.

En plus, la Côte d´Ivoire d´aujourd´hui a la chance d´avoir une jeunesse formée et préparée qui peut répondre aux défis futurs du pays dans le concert des nations.

En définitive, si nous partageons la vision du TRIOMPHE DE L´ÉLEPHANT, alors nous devons dire non au cumul des mandats électifs et/ou nominatifs en Côte d´Ivoire sinon les autres scenarii  (je touche du bois) risquent de se présenter à nous à l´heure du bilan.

La Côte d´ivoire qui nous « manipule » et nous « passionne » nous permettra de continuer notre croisade du #NonauCumul car nous sommes conscients que la marche sera longue et ardue.

Citoyennement,

Dissolution du Gouvernement en Côte d´Ivoire: Us et Abus de quelques parlementaires

Alors que le débat sur le non cumul des mandats électifs et nominatifs suivait sa troisième journée consécutives sur les réseaux sociaux, nous avons dû mettre en berne ledit débat, pour commencer à spéculer sur le scoop du jour: la dissolution du gouvernement du Premier Ministre Jeannot Ahoussou Kouadio formé le 13 mars 2012 juste après la publication des résultats des législatives en Côte d´Ivoire.

En effet, ce gouvernement a été formé en prenant en compte la représentativité des partis politiques présents à l´hémicycle.  D´où vient-il donc qu´alors nous ne nous y attendions le moins, le Président de la République annonce la dissolution du gouvernement?

Nous reprenons in extenso les propos rapportés par  l´AFP:

Le secrétaire général de la présidence, Amadou Gon Coulibaly, a ensuite expliqué devant la presse que cette dissolution faisait suite à des dissensions au sein de la majorité, qui réunit principalement le Rassemblement des républicains (RDR) de M. Ouattara et le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) de l’ancien président Henri Konan Bédié.

Durant l’examen d’un projet de loi sur le mariage, mardi en commission à l’Assemblée nationale, le groupe parlementaire PDCI et celui d’un petit parti allié, l’UDPCI, ont voté contre le texte du gouvernement.
« Cela pose donc un problème au niveau de la solidarité à l’intérieur de l’alliance et du soutien de l’alliance » au gouvernement, a souligné M. Coulibaly.

Les raisons de la dissolution du Gouvernement sont-elles recevables pour le citoyen lambda? N´est-ce pas un coup d´épée dans l´eau?

Chacun aura à apprécier de la décision. En tant que simple citoyen, non expert de la politique, j´estime que les raisons évoquées sont plus qu´anodines et le Président de la République a bien fait de dissoudre ce gouvernement.

En effet, comme je l´indiquais plus haut, le gouvernement du Premier Ministre Jeannot Ahoussou Kouadio est la résultante des sièges que chaque parti politique a obtenu lors des législatives. En tant qu´homme de parole, le Président de la République qui lors du deuxième tour des Presidentielles avait promis au PDCI que si le groupement politique qu´il représentait, c´est-à-dire le RHDP l´emportait, la primature reviendrait au PDCI. Rappelons que durant l´entre deux tours le programme du Gouvernement du candidat Alassane Ouattara a été revu par le RHDP. Autrement dit, le RHDP s´appropriait ce programme de gouvernement et s´engageait à le mettre en oeuvre.

Bien entendu,  la mise en oeuvre de son programme de gouvernement nécessitant la révision de certaines lois, les ministres sont donc tenus de se présenter devant la nation à travers ses représentants à l´hémicycle pour présenter les projets de loi, faire des amendements si possible et les voter. Fort donc de cela, la Commission des Affaires Générales et Institutionnelles (CAGI) présidée par Mme Affousy Bamba a reçu la Ministre déléguée à la Justice, Mme Matto Loma Cissé accompagnée de la Ministre de la Famille, de la Femme et de l’Enfant (issue du PDCI) le 13 novembre dernier pour présenter le projet de loi portant abrogation de l’article 53 et modifiant les articles 58, 59,60 et 67 de la loi N° 64-375 du 07 octobre 1964 relative au mariage, telle que modifiée par la loi N°-800 du 02 août 1983.
Sur les 34 membres présents, 16 députés votent pour l’amendement, quand 17 autres s’insurgent contre et 1 abstention a été enregistrée.

Dans le paysage politique ivoirien, si l´un a été surnommé « Le BOULANGER » pour sa roublardise et son non-respect de la parole donnée,  le résultat de ce vote vient marquer définitivement un nouveau groupe de politiques qui pratiquent l´« INCESTE POLITIQUE« . Inceste parce que métaphoriquement parlant, il s´agit d´une  relation mal venue entre entités très proches. En effet, ce sont en partie des membres du PDCI qui votent contre un projet de loi présenté par des ministres issus de leur rang ( surtout la Ministre de la Famille issue du PDCI, alors que M. Loma Cissé est déléguée du Premier Ministre PDCI). Et également de députés UDPCI membres du RHDP. Autrement dit, ils ont osé faire ça à leur parti et aux électeurs qui leur ont fait confiance.

J´aurais compris ce refus d´amendement du projet de loi s´il s´agissait de députés non issus du RHDP.

C´est le lieu d´interpeller nos honorables députés du RHDP sur la nécessité de bien lire ou relire (c´est selon) le programme de gouvernement ( il doit même être leur livre de chevet) pour lequel les électeurs les ont désignés afin de les représenter à l´hémicycle et de faciliter l´application du « Vivre ensemble » du Président de la République qui est la vision de la Côte d´Ivoire jusqu´en 2015 pour le moment.  Cette vision doit être celle de la majorité qui doit nous permettre d´atteindre l´émergence à l´horizon 2020. Et cette émergence passe par l´égalité des genres. Si notre pays a ratifié les traités internationaux sur le genre comme l´a rappelée la Ministre de la Famille, ce n´est pas certains honorables qui vont nous empêcher de mettre à jour notre législation.

Par extension, nos hommes politiques doivent apprendre à respecter la parole donnée. Sinon à cette allure, nous ne sommes pas encore sortis de l´auberge après toutes les critiques qui ont plu sur l´ancien pouvoir.

En passant, je n´oublie de rappeler que notre caravane du #nonaucumul des mandats électifs et/ou nominatifs suivra son cours.

C´était mon coup de gueule citoyen,