100 millions Actions du Président….

Sidy Diallo ne touche pas cet argent. On invite des dirigeants, des journalistes… Qui paye ? Donc c´est avec l´argent que l´État vous donne que vous allez inviter vos dirigeants de clubs membres de la FIF AUTONOME et SOUVERAINE? Des journalistes qui appartiennent à des entreprises de presse privée et/ou publiques? Ces entreprises n´ont pas du budget pour couvrir ces évènements et augmenter leurs vente?

… Ce sont les actions du président. Oui, à la fin, ce sont ces enfants qui logent dans le même hôtel que les joueurs comme au Brésil lors du Mondial 2014 ( Sidy même l´a avoué lors de sa conférence bilan du mondial sans apporter la moindre preuve).

..Sidy Diallo travaille depuis 1980. Il emploie mille personnes. Malick Tohé a-t-il besoin de l’argent de la FIF ? On a construit nos vies avant d’arriver à la FIF. Abinan Pascal est le Dg des Impôts et un élu. Ezaley est le Maire de Bassam. J’ai 30 ans dans le privé. Nous faisons du bénévolat à la Fif. Du bénévolat? Et pourtant, vous bénéficiez d´une puce de l´opérateur de téléphonie qui sponsorise l´équipe de football de l´État de Côte d´Ivoire. Cela a un coût! un salaire indirect. En plus, dans les différents budgets des campagnes, nos bénévoles ont des perdiems à donner le tournis à plus d´un. Grâce à la Côte d´Ivoire, certains parmi les membres de la FIF sont membres de la CAF, FIFA et ont des primes pour leurs participations aux activités des instances du football.

Pour tout dire, vous n´exprimez pas votre passion gratuitement comme vous voulez nous le faire croire. Nous ne sommes pas dupes!

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Mondial 2014: Sidy, où sont passés les 4, 750 milliards de la FIFA ?

ASD

Le 31 juillet dernier, le président de la Fédération Ivoirienne de Football avait convié la presse sportive à une conférence de presse pour , selon lui, faire le bilan de notre participation à ce rendez-vous du gotha mondial du football au Brésil. En lieu et place d´une conférence de presse, j´ai plutôt assisté à une causerie entre Sidy et ses copains journalistes. Les points évoqués ( bilan moral, financier, résultats) n´ont pas fait l´objet d´une préparation sérieuse. C´est tout comme Sidy Diallo et l´équipe dirigeante de la FIF voulaient rapidement s´en défaire et passer à autre chose. Et il l´aura réussi en profitant de cette conférence de presse pour donner le nom du nouveau sélectionneur des Éléphants. Ce qui a pour finalité de détourner l´attention des journalistes présents de l´essentiel: le bilan financier de notre participation au Mondial de Brésil 2014.

Le bilan financier de Brésil 2014 n´a pas duré plus de trois minutes. Et les chiffres qui ont été avancés ne sont pas du tout corrects. En somme, un ostracisme total sur les montants que la FIF a reçus d´une part de l´État de Côte d´Ivoire et de ses sponsors et d´autre part de la FIFA.

En tout état de cause, Sidy Diallo s´est doublement moqué des ivoiriens. Une première fois, en n´écoutant personne malgré les mauvais choix et les mauvaises décisions qui se sont cumulés jusqu´au mondial. Ce qui a eu pour conséquence, la piètre prestation de de notre sélection au Brésil alors que notre poule était jouable. Et la deuxième fois, c´est l´utilisation qu´il a fait de l´argent des contribuables ivoiriens . Et notre presse, que l´on considère comme le quatrième pouvoir, a participé à cette forfaiture contre le peuple.

Mon coup de gueule s´articulera principalement autour de trois points: des concepts de dépenses en double de la FIF, le silence sur la dotation de la FIFA à la FIF pour sa participation au mondial et enfin la duplicité de nos journalistes présents lors de cette causerie.

1. Les concepts de dépenses en double de la FIF

Sidy Diallo a relevé que l´État de Côte d´Ivoire a remis à la Fédération Ivoirienne de Football une enveloppe de 2,113 milliards de Francs CFA afin de préparer la participation de nos pachydermes au rendez-vous de Brésil 2014. Ce montant a été dépensé comme suit:

Primes de qualification : 1,700 milliards

Frais de transport aériens et terrestres lors de la préparation : 200 millions

Autres Frais: 200 millions

Soit un total de 2,100 milliards. Silence total sur les 13 millions restants.

Le bilan financier de Sidy Diallo et de la FIF, tel que présenté n´est pas celui du Brésil 2014 qui a commencé le 12 juin et a pris fin le 13 juillet 2014. La Côte d´Ivoire a-t-elle participé aux phases éliminatoires sans avoir eu à débourser un seul kopeck pour les primes aux joueurs, le transport, l´hébergement etc…..? Ce que je doute fortement. Ou toutes ses charges étaient-elles à crédit? Le point 24 intitulé Dispositions Financières du Règlement de Brésil 2014 devrait permettre à Sidy et à la FIF de clarifier l´opinion sur ce sujet. Car ce point explique les modalités de participation des équipes nationales aux compétitions préliminaires en vue de l´obtention du sésame pour Brésil 2014. Ce point traite particulièrement de la repartition de la billeterie des matchs, les charges pour le transport, l´hébergement des équipes etc…. Mais là n´est pas l´objet de ce coup de gueule.

  1. De la dotation de la FIFA aux équipes participantes au Mondial de Brésil 2014

Dans l´Annexe B du Rapport Financier 2013 présenté lors de son 64è Congrès tenu à Sao Paolo ( Brésil) les 10 et 11 juin 2014, la FIFA clarifie la dotation qui revient aux équipes participantes au Mondial de Brésil 2014.

Dans cet annexe, on apprend que toutes les équipes partent sur une base unique de 8 millions de dollars US (environ 4 milliards F CFA). En termes plus simples, la Côte d´Ivoire a une dotation d’environ 4 milliards F CFA pour sa participation au premier tour du Mondial brésilien. A cette somme s’ajoute 1,5 million de dollars US (750 millions F CFA) à titre de contribution de la FIFA aux frais de préparation des équipes qualifiées. Soit un total de 4,750 milliards F CFA. Ce montant aurait pu augmenter si nos Éléphants avaient les tours suivants.

Les clubs ne sont pas en reste. Une enveloppe de 70 millions de dollars est allouée aux associations membres qui devront la repartir entre les clubs qui auront contribué au succès de la compétition. Sur la liste des 23 de la Côte d´ivoire,  un seul club ivoirien pourra bénéficier de cette indemnité. Les 22 autres joueurs évoluant tous dans les championnats européens. Le Séwé Sport de San Pédro, disais-je,  du gardien de but Sylvain Gbohouo pourrait percevoir une indemnité de 2800 dollars US par jour. Le Séwé percevra cette somme qui pourrait aider sa trésorerie par ces temps de vaches maigres pour notre football local.

Si l´ex-sélectionneur ivoirien avait sélectionné d´autres joueurs de notre championnat local, cette indemnité pourrait aider lesdits clubs. C´est le lieu d´interpeller nos clubs et joueurs locaux à bien travailler et frapper à la porte de la sélection nationale.

In extenso les dispositions financières ( page 48) du Règlement de Brésil 2014 ( cf. http://fr.fifa.com/worldcup/organisation/documents/index.html) sur la part des charges qui revient aux différentes parties:

  1. Les associations membres participant à la compétition doivent prendre en charge les frais suivants :

a) assurance adéquate contre tous les risques, y compris les blessures, accidents, maladies et voyages (liste non exhaustive) et ce au vu de la réglementation de la FIFA applicable afin de couvrir tous les membres de la délégation de leur équipe et toute personne chargée d’exécuter une mission en leur nom (cf. en particulier l’art. 2, al. 3 de l’annexe 1 du Règlement du Statut et du Transfert des Joueurs) ;

b) pension et hébergement durant la compétition finale (en plus des montants payés par la FIFA), dont la location de salles de réunions et d’équipement audiovisuel ;

c) frais induits par les membres supplémentaires des délégations (au-delà de 50 personnes).

  1. Conformément à l’AO, l’association organisatrice gèrera et prendra en charge tous les déplacements (terrestres, ferroviaires ou aériens) dans le pays hôte de chaque association membre participante (maximum de 50 personnes par association membre participante), y compris le transport de l’équipement et les frais qui s’y rapportent.
  2. La FIFA prendra en charge les frais suivants :

a) contribution aux frais de préparation des associations membres participantes conformément à un tarif fixe que la commission d’organisation de la FIFA déterminera en temps utile ;

b) frais de voyage en avion en classe affaires pour 50 personnes par association membre participante entre une ville à désigner par la commission d’organisation de la FIFA et l’aéroport international le plus proche du camp de base de l’équipe de l’association membre participante au Brésil. La FIFA peut demander que chaque association membre participante utilise pour se rendre dans le pays hôte de la Coupe du Monde de la FIFA 2014™ soit (i) la compagnie aérienne notifiée à l’association membre participante comme le transporteur désigné de la FIFA, soit (ii) un partenaire approprié de l’alliance du transporteur désigné (si le transporteur désigné ne dessert pas les aéroports internationaux du pays de l’association membre participante). Si, contrairement à une telle requête de la FIFA, une association membre participante choisit de ne pas utiliser le transporteur désigné par la FIFA ou un partenaire de l’alliance dudit transporteur ou si une association membre participante choisit d’affréter un avion privé pour le transport de sa délégation, l’obligation de la FIFA sera limitée au montant que la FIFA aurait déboursé si la délégation avait été transportée par le transporteur désigné par elle ;

c) contribution aux frais d’hébergement et de pension pour 50 personnes par association membre participante selon un tarif fixe à déterminer en temps utile. Le séjour commence cinq nuits avant le premier match de chaque équipe et prend fin deux nuits après son dernier match. La commission d’organisation de la FIFA déterminera ces tarifs sur la base d’une moyenne des prix pratiqués dans les hôtels officiels des équipes sur site pendant la Coupe du Monde de la FIFA™ ;

d) dotation pour les associations membres participantes, dont les montants seront déterminés par la commission d’organisation de la FIFA ;

e) frais occasionnés par les officiels de match, inspecteurs d’arbitres, commissaires de matches et autres membres de la délégation de la FIFA ;

f) frais des contrôles de dopage ;

g) frais de l’assurance contractée par la FIFA pour couvrir ses propres risques.

  1. Les risques restants – notamment ceux de l’association organisatrice – devront être couverts par des assurances complémentaires dont les primes seront à la charge de l’association organisatrice. Pour éviter des cumuls d’assurance et des lacunes dans la couverture, les polices et leur étendue seront définies conjointement par la FIFA et l’association organisatrice. La FIFA fixera la date limite de présentation et de ratification des contrats susmentionnés en temps utile.
  2. Toute autre dépense que celles mentionnées dans le présent règlement sera prise en charge par les associations membres participantes concernées (cf. art. 4).
  3. Les conditions générales financières pour les associations participantes seront fixées en temps utile dans une annexe ou une circulaire.

De tout ce pactole reçu de la FIFA, l´opinion ne sait comment cette somme a été / est gérée. Le transport, l´hébergement, les déplacements au Brésil, les frais d´assurances pour 50 membres de chaque pays ont été pris en charge par la FIFA au regard de des articles cités plus haut.

Notre miroir, nos ancêtres les gaulois, à travers la Fédération Française de Football avait annoncé avant la Coupe du monde que les 23 joueurs, le sélectionneur et le staff de l’Equipe de France se partageront 30% de la prime FIFA, et ce quel que soit le stade atteint dans la compétition. Etant donné que les Bleus ont été éliminés en quarts de finale, la F.F.F. a obtenu une prime de 10,2 millions d’Euros, soit 3,06 millions d’Euros à se partager. Les joueurs ont donc reçu 93.000 Euros chacun guise de lot de consolation. À ce lot de consolation de la FIFA, il faudra ajouter la part provenant des sponsors des bleus.

Chez nous en Côte d´ivoire, c´est la black out total sur cette dotation de la FIFA, de même que l´apport d´au moins 15 sponsors des éléphants qui apparaissent sur le site de la FIF http://www.fif-ci.com. Nous ignorons tout de leur contribution financière à notre sélection nationale.

En somme aucune transparence!

Voulant faire bien les choses, Sidy d´enfoncer le clou en confirmant mes doutes par ses propos sur  » La Génération Drogba »  à qui nous demandions la retraite après services rendus : « Je rends  hommage à cette génération. Elle n’a certes rien gagné comme trophée mais elle a rapporté près de 14 milliards de francs CFA à la Côte d’Ivoire« . Oui, cette génération a rapporté 14 milliards de francs CFA à la Côte d´Ivoire en trois participations au Mondial en Allemagne ( 2006), en Afrique du Sud (2010) et au Brésil (2014). La Côte d´Ivoire entière n´a pas su comment les 9,3 milliards ( dotations 2006 et 2010) ont été gérés par l´ancienne équipe dirigeante. Par contre, c´est toujours la FIF qui tend la main aux contribuables ivoiriens pour financer ses participations aux compétitions internationales. Il en est de même pour certaines fédérations.

Aucun bien immobilier acquis depuis 2006 malgré toute cette somme que la Côte d´Ivoire a perçue à travers la FIF. Au compte n´a été rendu au peuple de Côte d´Ivoire. Le dernier rapport d´activité qui apparaît sur le site de la FIF date de 2006. Toujours avec très peu de chiffres. C´est à penser que notre FIF n´est pas en de bon termes avec les chiffres.

Malgré les efforts financiers que les contribuables consentent pour que la FIF participe à ces compétitions, en retour nous sommes payés en monnaie de singe à l´heure du bilan. Dès que la bourse est pleine, et que le ministère des sports veut y voir clair, on crie à l´ingérence. Et même , on va jusqu´à défier l´autorité de la tutelle en se cachant derrière l´immunité FIFA . Pour enfin ressortir de sa tanière à l´approche de l´évènement sportif pour appeler à l´UNION autour de la sélection et demander la bénédiction du Peuple de Côte d´Ivoire.

Dans les autres pays, les fédérations sportives et leur ministère de tutelle font UN dans l´élaboration de la politique sportive du pays. Chez nous, c´est la défiance à outrance de la tutelle.

Moi Président de la FIF, je ne quémanderais plus rien aux contribuables ivoiriens qui ont d´autres priorités telles l´éducation, la santé, le logement et le bien-être. Je tâcherais de bien gérer les 4,7 milliards de 2014 de la meilleure des manières possibles: marchés financiers, biens immobiliers etc….Des cours en management d´entreprise  sportive, en gestion de patrimoine seraient profitables à nos dirigeants. Heureusement que toutes les fédérations ne sont pas ainsi. Et puis un stage en immersion auprès du Prix d´Excellence du meilleur dirigeant sportif 2014, Me Bamba Cheick Daniel de la fédération ivoirienne de Taekwondo, aiderait énormement nos présidents de fédération sportive à acquérir les valeurs comme l´humilité, l´union, le travail et la discipline. La Fédération Ivoirienne de Tae-Kwondo est l´une des rares fédérations sportives de  Côte d´Ivoire qui ne fait pas de tapage pour des subventions mais qui  glaner des lauriers à chaque compétition internationale à laquelle elle participe.

3. De la duplicité des journalistes

Il se dit que la presse et les médias sont le quatrième pouvoir qui peuvent servir de contre-pouvoir face aux trois pouvoirs qui incarnent l´État ( Exécutif, législatif et le judiciaire). Est-ce réellement le cas dans notre chère Côte d´Ivoire?  À la pratique, je répondrais par la négative; à cause de ce qui m´a été donné d´apercevoir le 31 juillet dernier, lors de la causerie entre Sidy Diallo et ses copains. Une presse d´un facile accommodement. Voici un président de fédération qui fait un bilan financier d´une participation à une coupe du Monde et aucun journaliste n´a fait l´effort de se préparer en recoupant les informations au moins sur le site de la FIFA avant de prendre part à cette « conférence ». Que non! Ils se sont présentés, ont posé juste des questions sur l´ancien entraîneur, le brassard de capitaines etc. et ont omis volontairement de parler des sommes reçues par la FIF. Et ils ont même applaudi lorsque Sidy a donné le nom du nouvel entraîneur. Pays là quoi!

Face à cette duplicité de ce quatrième pouvoir qui ne joue pas pleinement son rôle mais sert plutôt de relais de Sidy et de la FIF ( dans ce cas précis) , la presse sportive ivoirienne ne sera que complice que la décadence de notre sport-roi.

Attendaient-ils impatiemment ce moment pour n´avoir pas pausé les questions qui fâchent à Sidy au risque de se voir éconduire des canapés servis?

 

JOURNALISTES CIV

 

En tout état de cause, Sidy a encore beaucoup de choses à nous dire, et j´ose espérer qu´il aura maintenant tout le temps nécessaire de convoquer une Assemblée Générale couplée ( 2013 et 2014) au cours de laquelle il pourra faire un point clair, cohérent et concis. Les dirigeants ne feront-ils pas autant que nos journalistes?

L´argument de la Coupe du Monde 2014 étant terminé depuis notre sortie après le premier tour , j´ose espérer que Sidy n´aura pas comme nouvel alibi septembre 2014 qui marque le début des éliminatoires de la CAN 2015.

Sportivement,

 

La FIF de Sidy Diallo et ses bilans qui n´arrivent jamais!

FIF_NewCrest

Éliminée en quart de finale par le Nigéria lors de la Coupe d´Afrique des Nations 2013 en Afrique du Sud, la Fédération Ivoirienne de Football dirigée par Sidy Diallo assumait sa responsabilité et promettait tirer les leçons de cette contre-performance. La FIF est même allée plus loin en promettant à la Côte d´Ivoire et à son gouvernement à travers son ministre des sports M Alain LOBOGNON des séances de travail afin de mener une réflexion sur le football ivoirien. Ce fut en février 2013!

Depuis plus rien, Sidy et son équipe ont continué jusqu´au mondial de Brésil 2014 avec son flambant et nouveau titulaire du parchemin d´entraîneur. Et rebelote!

Un extrait du communiqué de juillet dernier du Président Sidy: « La FIF assume la responsabilité de cette contre-performance, rassure les Ivoiriens sur sa détermination à tirer les leçons de cette non-qualification et à prendre toutes les dispositions nécessaires pour les futures échéances. Notamment, les éliminatoires de la CAN 2015 qui débutent dès septembre 2014. Elle entend, dans les prochains jours, faire au Gouvernement, aux Dirigeants de club et à l’opinion sportive nationale, le bilan complet de la participation des Eléphants au Mondial 2014″.

Si les dirigeants de club ont pu être « informé » ( selon les comptes rendus de la presse ivoirienne), le gouvernement et l´opinion sportive nationale sont toujours dans l´attente de ce fameux bilan complet de la participation des Éléphants au Mondial 2014. Nous avons même appris que l´émission télé à la RTI a même été annulée à la dernière minute. Dribble digne de Garrincha.

En lieu et place des bilans ( CAN 2013 et Mondial 2014) promis par Sidy et la FIF, c´est à une course de vitesse digne d´Usain Bolt ou de Cristiano Ronaldo que nous sommes entrain d´assister en ce moment pour récruter un sélectionneur/ entraîneur pour notre équipe nationale. Après un appel à candidature qui frise un amateurisme total. Même une PME aurait fait mieux dans l´annonce de l´offre en détaillant les critères. Au lieu de cela, tout est plus que flou comme la gestion actuelle du football ivoirien .

Côte d´Ivoire, voilà pays! Comme dirait l´acteur ivoirien Magnéto!

Sous Jean Brizoua-Bi, la Côte d´Ivoire a organisé sa première Coupe d´Afrique des Nations en 1984 et la FIF s´est dotée d´un siège moderne.

Sous Dieng Ousseynou, la Côte d´Ivoire a remporté sa première Coupe d´Afrique des Nations en 1992.

Sous Jacques Anouma, la Côte d´Ivoire participe consécutivement en 2006 et 2010 à la Coupe du Monde de Football en Allemagne et en Afrique du Sud .

Quel legs nous réserve Sidy Diallo à la fin de son passage à la tête de la FIF? Pour le moment, sa gestion et les résultats qui en découlent nous laissent entrevoir la mort certaine de notre foot.

Vivement un aggiornamento de notre football qui se meurt!

 

Sarkozy et les 100.000 € du Forum Forbes Afrique 2014 !

Le 25 juillet dernier se tenait à Brazzaville au Congo l´Edition 2014 du Forum Forbes Afrique dont le thème était Les défis de la bancarisation: construire le modèle Africain.

Selon l´Express, Nicolas Sarkozy a perçu 100.000 € pour avoir donné son point de vue sur l´Afrique de demain. Cette participation qui n´est pas du tout une première mondiale a fait couler beaucoup d´encre et de salive dans la presse surtout francophone que dans les réseaux sociaux. Chacun y va de son commentaire sur un ton sarcatisque: sacré francophone.

Dans le monde anglophone, cette conférence de Nicolas Sarkozy ancien Président de France n´aurait pas provoqué tout ce levier de bouclier auquel on assiste contre l´homme. Est-ce parce qu´il s´agit de la personne de Sarkozy que la gâchette est à fleur de peau?

Voyons voir comment se comportent les anciens présidents et chefs d´État avec les conférences et conseils:

Tony Blair ( Premier Ministre britannique de 1997-2007 )

Selon la presse britannique, l´ancien locataire du 10 Downing Street a gagné la somme de 13 millions de livres en 2013, soit plus de 15,6 millions d’euros. Une somme accumulée grâce à ses conseils prodigués à la banque américaine JP Morgan, au géant de l’assurance Zurich International et une compagnie pétrolière coréenne. Ses conférences sont payées 300.000 euros en moyenne par apparition.Il a même donné des conseils au gouvernement du Kazakhstan. Pour un discours de 2 heures et demi prononcé aux Philippines en 2013, Tony Blair aurait perçu 450.000 €

Bill Clinton ( Président des Etats-Unis de 1993-2001) Le plus cher des speakers

L´ancien président américain Bill Clinton aurait gagné 580.000 € en réalisant un discours pour l´entreprise de Télecoms Ericsson. La fondation Bill Clinton indique qu´il a prononcé 54 discours rémunérés en 2011, qui lui ont rapporté 10,1 millions d´euros.

Al Gore ( Vice-Président des Etats-Unis de 1993-2001) Mr réchauffement climatique

BIen que ancien Vice-Président, pour un discours de 75 minutes, les honoraires d´Al Gore oscillent entre 100.000 dollars et 175.000 dollars. C´est l´expert du Changement climatique. Il a su dénicher ce créneau. Et depuis, sa fortune personnelle est estimée à plus de 100 millions de dollars.

Gerhard Schröder (Chancellier Allemand 1998-2005)

Sa présence serait payée à 100.000 euros. En plus de ses conférences, Gerhard Schröder est conseiller sur la politique internationale de Ringier ( un groupe de presse suisse) ce qui lui vaut un petit fric. Il a également prodigué quelques bonnes paroles aux banques d’affaires Goldman Sachs et Rothschild.Ce n’est toutefois rien en comparaison de sa poule aux œufs d’or: le géant gazier russe Gazprom. L’ex-chanchelier a été nommé pour diriger le conseil de surveillance du consortium germano-russe, chargé de la construction du gazoduc reliant la Russie à l’Allemagne sous la Baltique. Un projet pharaonique, pour lequel il toucherait au minimum 250.000 euros par an, tout en siégeant au board du pétrolier russo-britannique TNK-BP (200.000 euros par an). Des niveaux que l’on est encore loin d’atteindre pour un ex-président français.

Et chez nos ancêtres les gaulois?

Hormis DSK qui perçoit entre 75.000 et 150.000 € par discours rejoignant le peloton de tête. Les autres sont dans la queue du péloton.

François Fillon: 30.000 à 50.000 € par conférence tout comme Jean-Pierre Raffarin et Michel Rocard. Dominique de Villepin oscillerait entre 15.000 et 30.000 €.

Il y a une belle et bonne vie après la Présidence , la Vice-Presidence ou la Primature d´un État.

Au lieu de ruer dans les brancards ces anciens politiques qui gagnent leur vie en faisant des conférences ou du conseil, c´est le lieu de rappeler à nos hommes politiques qu´il y a une belle et bon vie après le pouvoir d´État. Il ne sert à rien de s´arc-bouter à un pouvoir qu´on a perdu, en voulant tripatouiller la constitution, les résultats d´une élection pour se maintenir coûte que coûte au pouvoir et en tuant des milliers d´innocents. Et de continuer de vivre aux dépens de nous pauvres contribuables africains. Car toute la somme d´expériences acquises dans l´exercice du pouvoir d´État peut être mise à profit au bénéfice des Ëtats du monde, des entreprises qui en feraient la demande.

Certains anciens présidents africains ( Olusegun Obasanjo) ou africains d´organisations internationales ( Koffi Anan, Bio Tchané) le font d´ailleurs même si leurs honoraires ne sont pas connues. Il appartient à nos hommes politique de savoir préparer leur reconversion post-pouvoir d´Était. Ainsi, ils pourront monnayer leur expertise en matière de résolution de conflits, économie, paix, démocratie, droits de l´Homme à travers le monde et laisser leur pays suivre sa marche par le renouvellement de sa classe politique.

Anciens hommes d´État avec un bon background, si voulez vous faire du fric honnêtement le chemin est tout tracé: conférences et conseils!

Dépité par nos députés ….

Kouadio Konan Bertin (KKB), député de Port-Bouët à l`Assemblée nationale et ex secrétaire général de la jeunesse du PDCI RDA s´est prononcé au cours d`une conférence sur des points de l`actualité politique ivoirienne: – son opposition à la nouvelle CEI – la visite de François Hollande et, – les élections 2015 Politique-KKB-PDCI-0003 Cette sortie de presse du 16 juillet dernier fait suite à la saisine du Conseil Constitutionnel en juin dernier par KKB et 28 autres députés, après que l´Assemblée Nationale de Côte d´Ivoire ait approuvé la composition de la Commission Électorale Indépendante ( CEI) en juin dernier. Le présent billet est le dépit que j´ai pour certains de nos députés. Nous n´insisterons pas sur la saisine du Conseil Constitutionnel qui est légitime. En effet, la constitution ivoirienne de juillet 2000 dans son article 77 autorise les députés ( le PANCI, un dixième au moins de députés ou un groupe parlementaire) à saisir le Conseil Constitutionnel avant la promulgation d´une loi. Par contre, les propos tenus par KKB extenso « mais dans une sorte d’aveuglement, le conseil a préféré valider la position du gouvernement, laissant toute entière la menace que fait planer sur nos compatriotes l’action future d’une commission à ce point déséquilibrée, structurellement partiale et en mission commandée pour un camp » ne sont pas dignes d´un pseudo démocrate, député de surcroît, qui ferait bien d´exposer à la Nation les raisons de son désaccord à la décision de notre Conseil Constitutionnel que de nous enfariner dans une prophétie malachite d´une autre époque récente de l´histoire de notre pays. Son conseil d´Avocats, s´il en a, pourra lui donner les éléments juridiques pour démonter la décision du Conseil Constitutionnel au lieu de descendre dans la gadoue. Hormis cette mise au point, j´ai été particulièrement impressionné par le paragraphe suivant de son intervention sur la visite du Président François Hollande et je cite  » Loin de ces pratiques d’un autre temps, nous souhaitons attirer l’attention de notre hôte de marque sur les attentes de nos compatriotes et de tous ceux qui vivent dans ce pays et l’aiment profondément. Toutes ces années de crise destinées à nous empêcher de prendre le gouvernail de notre avenir ont jeté nos populations dans une pauvreté sans nom. Les ivoiriens aspirent donc à: – la sécurité pour eux-mêmes et pour leurs familles, – la garantie de leurs libertés fondamentales, manger à leur faim c´est-à-dire trois (3) repas par jour, – se soigner – envoyer leurs enfants à l´école, – avoir un emploi, – avoir un logement. En un mot, satisfaire leurs besoins fondamentaux. Un vrai retour au degré zéro du progrès. C´est à cette Côte d´Ivoire martyrisée, ruinée, appauvrie mais debout et désireuse de se reprendre en main sous le leadership éclairé, imaginatif, volontaire et intègre d´une nouvelle équipe dirigeante que nous appelons clairement de nos vœux qu´il faudra que le Président français s´adresse. OUI, vous avez bien lu la liste des aspirations des Habitants de la Côte d´Ivoire égrenée par l´Honorable député KKB qui siège à l´Assemblée Nationale de Côte d´Ivoire depuis le 16 décembre 2011. Eh bien, le « Bréviaire de KKB » me gêne à plus d´un point et est l´objet de mon dépit car venant d´un député et il n´est pas le seul à claironner à longueur de journée dans les médias sur ces aspirations. Cher Houphouétiste (sic) KKB que peut le Président Hollande pour résoudre ton bréviaire? Il n´est pas député ivoirien, mais toi tu l´es. Dans la pratique que fait réellement KKB depuis trois ans qu´il siège à l´hémicycle? Qu´il ne nous dise pas qu´il vient de recevoir une révélation de « ces besoins fondamentaux » énumérés lors cette conférence de presse. L´article 71 de notre constitution fait cas des domaines de la loi que le député vote. KKB a-t-il pris la peine de parcourir le Règlement Administratif de l´Assemblée Nationale de Côte d´Ivoire depuis qu´il siège au Parlement de Côte d´Ivoire ? Ledit Règlement dans son Livre II Procédure législative, Titre I Procédure ordinaire, Chapitre I Projets et propositions, en son article 52 définit la proposition de loi est un texte introductif auprès du Bureau de l´Assemblée Nationale par un Député ou un groupe de Députés. Je prierais avec bienveillance le PAN SORO Guillaume et son Service de Communication, de bien vouloir rappeler à nos honorables députés qu´en plus de leurs activités politiques, il leur est demandé de faire des propositions de loi aillant dans le sens du Bréviaire de KKB. Dans la troisième partie de sa conférence de presse, KKB et le candidat qu´il soutient aspirent à gouverner la Côte d´Ivoire. Ce qui est légitime. Il s´agit des présidentielles de 2015. Voilà un député qui à ce jour, en ma connaissance, n´a pas été en mesure de faire une proposition de loi à l´Assemblée Nationale qui veut avoir un Candidat aux Présidentielles de 2015. Ton candidat est élu, tu as un poste ministériel, oseras-tu présenter des projets de loi? Ou auras-tu des nègres dans ton cabinet pour le faire? Ton poste actuel de député te donne la possibilité d´apprendre à rédiger des propositions. Que nenni! À nos honorables ( de tous les partis politiques de notre hémicycle) et autres élus politiques ( Maires, Conseillers Régionaux etc…) que nous regardons, entendons et lisons à longueur de journée parler de 2015, l´heure est au travail! Comme le fait quotidiennement le PRADO à travers les différents projets de loi que lui et son équipe gouvernementale déposent régulièrement sur la table des députés. Des projets de loi qui ont pour l´objectif principale l´amélioration du bien-être de la population ivoirienne. ADO a émis le vœu d´avoir un deuxième mandat. Depuis, il s´est remis au travail. Les actes sont visuels! On ne l´entend pas quotidiennement nous le dire comme vous nous qui rabâchez les oreilles à longueur de journée dès lors que vous avez une occasion! Cher Honorable KKB ( et aux autres font de même dans un autre registre), j´ose espérer ( la Côte d´Ivoire avec moi j´espère) qu´avant la fin de votre législature vous ferez des propositions de loi au gouvernement sur des points du Bréviaire de votre Honorable collègue KKB. Si je ne me trompe, depuis 2011, l´ANCI a reçu deux propositions de loi de la part de nos députés. Très peu dirais-je! Certes des lois existent, mais vous pouvez les améliorer avec le POUVOIR que la Constitution vous accorde. Ce n´est qu´ainsi que vous serez crédibles lorsque vous voudriez aspirer à gouverner la Côte d´Ivoire en 2015 ou plus tard. Il viendra le moment de justifier les émoluments que le contribuable vous accorde ainsi que tous les privilèges dû à votre rang: LE VOTE. Alors trêve de « vuvuzela » sur 2015, députés, maires, Présidents de Conseils Régionaux reprenez le travail car vous êtes très très en retard sur le programme que vous avez vendu à vos électeurs. À moins que vous ne nous ayez vendu des illusions. Mais premier gaou n´est pas gaou….

Incapables, impuissants et toujours la faute aux autres!

Ils se font remarquer de façon récurrente lors de cérémonies officielles d´État, des inaugurations avec faste, dans les salons feutrés et douillets des chancelleries, lors de séminaires internationaux au nom de la Côte d´Ivoire, dans la délégation présidentielle etc…. Lors des journées mondiales, nous voyons/ écoutons/ lisons leur « one (wo)man show » dans les médias. C´est l´heure des déclarations de bonnes intentions sur la politique de leur ministère à l´endroit de la population.

Mais lorsqu´un dysfonctionnement est noté au sein de leur ministère et fait le buzz sur les réseaux sociaux, c´est un communiqué laconique , frisant l´injure à l´intelligence de la population, qui est balancé sur notre visage pour faire baisser la température sociale sans au préalable avoir pris la mesure de diligenter une enquête pour situer les responsabilités des uns et des autres.

Vous avez beau être “protégé(e) ” de…..,  votre manière de faire en tant que haut (e) fonctionnaire de l´État de Côte d´Ivoire doit être à la hauteur de la qualité et de la méthodologie de votre “protecteur/ protectrice” qui a une haute idée de la Responsabilité du Service Civique vis-à-vis de la Nation qui lui donne mandat pour la gouverner.

À cause de vos méthodes d´un autre âge, vous faites le lit à l´opposition qui n´attend pas mieux de vous et d´autres opportunistes  qui font prospérer toute sorte d´interprétation sur les réseaux sociaux au détriment du gros travail qu´abât le Président de la République quotidiennement pour le bien-être de sa population. 

Face à ce silence, votre cadet , toujours le même,  par solidarité pour vous, apporte les clarifications nécessaires à la compréhension des faits, et en sus, clouent le bec aux colporteurs de rumeurs les plus étranges.

En tant qu´aîné(e) , vous devez plutôt le remercier d´aller toujours au charbon pour vous défendre ( votre poste et le travail que vous y faites) au lieu de vouloir lui faire des coups bas. Pendant que nous y sommes, nous exigeons votre présence sur les réseaux sociaux pour expliquer à la population le fonctionnement de votre administration ains que la politique que vous y menez. Venez au charbon! Vous ne pouvez bénéficier seulement de la carotte, le bâton aussi de temps en temps!

J´ose espérer que vous saurez tenir en laisse  vos équipes respectives  pendant ce silence numérique que votre cadet s´est  imposé depuis quelques jours. 

Tel est mon coup de gueule du jour face au retrait d´un jeune que nous ne pourrons plus charrier sur ma TL de footeux.

Chef, on sera ensemble lors du Mondial Brésil 2014!

La prise du pouvoir par la voie démocratique passe par un RGPH!

Nous les entendons crier à longueur de journées dans leur meeting, manifestations etc à leurs militants chauffés à blanc qu´ils sont pour la REPRISE DU POUVOIR PAR LA VOIE DÉMOCRATIQUE. Comme le leur a enseigné leur mentor. Les journaux bleus servant de transmission nous le font lire également.

Prendre le pouvoir par la voie démocratique suppose avoir un programme de gouvernement qui a l´adhésion des militants, sympathisants et des électeurs régulièrement inscrits sur la liste électorale de Côte d´Ivoire que l´on veut convaincre.

Le programme de gouvernement de tout parti politique, disais-je, suppose prendre en compte et appliquer les aspirations de la population qu´il voudra diriger. Et le Récensement Général de la Population et de l´Habitat de 2014, ( après celui de 1998) permettra à tous les partis politiques de disposer des mêmes données; à partir de celles-ci, ils pourront élaborer un programme de gouvernement chiffré.

Lors des élections générales de 2010, si tous les partis politiques ont fait des estimations des besoins de la population à partir du RGPH de 1998 extrapolé ( souvent grâce aux données de pays tiers, et pourtant nous sommes souverains sic) pour présenter leur programme de gouvernement, l´occasion leur est donnée à travers ce présent Récensement Générale de la Population et de l´Habitat de 2014 d´avoir des données fiables afin de nous servir un programme bien articulé et non des « torchons » ( excusez du peu) sans queue ni tête que certains nous ont présenté juste pour nous rouler dans la farine.

Et patatras, lors d´un Comité Central Extraordinaire tenu le 29 mars 2014, les dirigeants du FPI décident de « réaffirmer les mots d’ordre de boycott des opérations de RGPH ». 

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Comment vouloir re-prendre le pouvoir par la voie démocratique des urnes, si le FPI demande à boycotter les opérations de Récensement Général de la Population et de l´Habitat? Comment pouvoir élaborer un programme de gouvernement fiable sans des données fiables et actualisées? de 2010 que j´ai pu parcourir, qui est encore en vente dans les librairies de Côte d´Ivoire, n´en est pas un.

Gérer un pouvoir de façon sérieuse passe inéluctablement par une bonne connaissance de la configuration sociodémographique de sa population! Et la Côte d´Ivoire du 21è siècle en a plus que besoin!

 

 

 

 

La route, notre route!

La route en Côte d´Ivoire

En octobre dernier, le gouvernement ivoirien a pris un décret portant interdiction du l´usage du téléphone portable et du kit mains-libres au volant.

Le 17 novembre dernier, marquant la journée africaine de la sécurité routière, le Ministre des Transports a fait une déclaration télévisée au nom du gouvernement concernant la sécurité routière en Côte d´Ivoire.

Ces deux occasions étaient le prétexte trouvé pour partager ma préoccupation sur la sécurité routière en Côte d´Ivoire. Les décès constatés en ce début de mois sur l´Autoroute du Nord me permettent de lancer un coup de gueule à l´encontre des acteurs du monde du transport en Côte d´Ivoire.

Selon le ministre des transports, la Cote d´ivoire enregistre 600 décès par an dûs aux accidents dont 94% relèvent de facteurs humains ( conducteurs et/ou usagers) et 6% imputables aux autres facteurs tels le mauvais état des véhicules, le réseau routier etc.

Ces données ne sont que le reflet miniature de la sécurité routière de notre continent comme l´atteste un étude comparative  effectuée par la section Sécurité Routière de l´OMS ( Organisation Mondiale de la Santé) mettant en exergue les pourcentages par région de la population, des décès et des véhicules  dans la figure ci-dessous.

ETUDE COMPARATIVE PAR REGIONS

Cette étude de 2013 montre clairement qu´avec 2% de véhicules circulant en Afrique, le continent africain « contribue » pour  16% dans les décès dans le monde à cause des accidents alors que l´Afrique a 16% de la population mondiale. Ces chiffres sont réellement alarmants en comparaison avec l´Europe. En fait, l´Europe qui détient 27% de véhicules et 12% de la population mondiale a un taux de décès de 8% dans les accidents.

Comme l´a si bien dit le Ministre Gaoussou Touré: « les accidents de la route ne sont pas une fatalité. Ils peuvent bien être évités ou tout au moins considérablement réduits si nous respectons les règles de sécurité routière ». Nous en convenons, nous pouvons tenter de nous rapprocher des chiffres européens en termes de décès. Comment cela pourrait-il être possible?

La sécurité routière dépend de l´harmonie entre les éléments qui la composent à savoir la personne ( en tant que conducteur ou piéton), le véhicule et la voie et son environnement.

S´il est reconnu que 94% des accidents relèvent du facteur humain, la source du problème est donc connu: le permis de conduire.

En effet, le permis de conduire est un document qui atteste qu´une personne est apte à conduire un véhicule après évaluation. Cette évaluation est faite sur la base des acquis de connaissance. Or il se trouve qu´en Côte d´Ivoire, pour ce que je sais, il n´existe pas de manuel officiel dont le contenu permet à l´apprenant d´assimiler toute la thématique d´apprendre à conduire.  Cependant, si ce manuel d´apprendre à conduire, il est temps qu´un exemplaire soit mis à la disposition de tout apprenant, dans les auto-écoles afin que celui-ci en prenne connaissance. S´il n´existe pas, cela devrait être le premier chantier du Ministère des Transports. Ce manuel devra être régulièrement mis à jour chaque fois que de nouvelles dispositions de sécurité routière sont prises par l´État de Côte d´Ivoire dans le cadre de signature d´accords et de traités internationaux. Cela permettrait ainsi d´éviter la prise de décret, à tout bout de champ, comme ce fut le cas du décret portant interdiction de l´utilisation du téléphone mobile et du kit main libres au volant, dont l´application est souvent arbitraire.

En somme, ce manuel d´apprendre à conduire, permettra au conducteur de connaitre ses droits et devoirs vis-à-vis des autres usagers, de son véhicule et de la route.

Le manuel  acquis, il va falloir assainir le secteur des auto-écoles, car il y a certains centres qui ne méritent pas d´exercer du fait de la piètre qualité des enseignements théoriques qui y sont donnés sans compter  des cours pratiques qui n´en sont pas réellement. faire un petit tour avec un véhicule et se présenter à l´examen.  Le réussir après avoir donné des « bakchichs » aux examinateurs. Lorsque cette procédure n´est pas rigoureusement suivie au lieu d´avoir un conducteur conscient de ses obligations, c´est un « homicidaire » en puissance qui est mis dans la circulation. Aucun respect pour les autres usagers de la route que sont les autres conducteurs et les piétons ( personnes âgées, personnes à mobilité réduite, enfants, etc.), des panneaux de signalisation, la vitesse etc…

Une fois que cette révolution est faite sur le conducteur, il faudra aussi songer à éduquer le piéton! Oui, une éducation du piéton s´impose. Qu´il sache que la route a un code que tous les utilisateurs doivent savoir pour le bien de tous. Pour que le piéton puisse également respecter ce code, il faut bien qu´il existe sur les routes à travers les signalisations ( panneaux et/ou bandes sur la route). Ce qui n´est pas le cas, sur des routes que j´ai pu emprunter  dans certaines communes d´Abidjan notamment à Cocody Riviera Palmeraie. Dans la zone du Quartier Ministre, il y a un rond point qui ne dispose d´aucun passage pour piétons encore moins de panneaux Stop ou de feux tricolores qui pourraient y réguler le passage des piétons. Le piéton doit avoir la baraka pour pouvoir passer car il ne peut compter sur la courtoisie du conducteur. Ce n´est qu´un exemple parmi tant d´autres surtout en zone urbaine et périurbaine où très peu de signalisation sont indiquées sur nos routes afin d´assurer la sécurité des usagers de la route. Autrement dit, une meilleure signalisation de nos routes pourrait réduire le nombre de décès, de même que les mesures de sécurité préventives dans toutes les catégories de véhicules, depuis les voitures communément appelées « personnelles » à celles de transport public et de transport de marchandise.

Si la route précède le développement comme nous avons l´habitude de le dire chez nous, il faut donc que des mesures appropriées soient prises ( manuel officiel de conduite, qualité des routes et des véhicules grâce à une législation plus rigoureuse en matière de sécurité) afin que tous les habitants de ce pays puissent participer de façon active  à ce développement . Car des habitants diminués physiquement par les séquelles d’ accident deviennent plus une charge pour la famille, la communauté et l’ Etat qu’ acteurs de développement. Lire la suite

Vers la disparition des séries scientifiques? Ma réplique à M. Guillaume Yao

Depuis la proclamation des résultats des examens Brevet d´Etude du Premier Cycle ( BEPC) en Côte d´Ivoire, par la Direction des Examens, Concours et de l´Orientation (DECO), nous avons assisté dès le 1er juillet a une euphorie de joie dans le monde éducatif. Surtout que les résultats de la présente année sont meilleurs à ceux de 2012 qui étaient de 17,14 %. Cette année, nous sommes à 40,17% d´admis.

Quelques jours plus tard, le journal « Notre Voie » écrivait que le ministère « offrait » le BEPC à des « dozos » car pour avoir ce diplôme il fallait avoir au minimum 80 points (sic). Puis une levée de boucliers contre ce minimum qui fait l´apologie de la médiocrité.

Venant d´un journal, je comprends parfaitement cette interprétation. Par contre, lors d´échanges sur les réseaux sociaux j´ai pu constater que le personnel du monde éducatif partageait cet avis avec d´autres arguments.

La contribution de M. Guillaume Yao professeur de Mathématiques appliquées à la gestion et titulaire d’une maitrise en sciences de l’éducation option évaluation apparu ici http://bit.ly/12OoE4i  m´emmène à défendre une position contraire à la sienne et apporter une clarification sur deux concepts clefs: le BEPC et la classe de seconde puis répondre à ses inquiétudes sur une possible disparition des séries scientifiques en Côte d´Ivoire.

1. Le BEPC

Dans la contribution de M. Yao je note une confusion entre l´obtention du BEPC et l´orientation en classe de seconde.

Le Brevet d´Etude du Premier Cycle (BEPC) est le diplôme qui couronne le parcours du premier cycle; c´est-à-dire de la classe de sixième à la classe de troisième.

Cette année le nombre total de points en jeu était de 160 points repartis comme suit:

Disciplines Total de points Coefficient
Composition Française 20 1
Orthographe 20 1
Mathématiques 20 1
Sciences Physique 20 1
Oral d´Anglais 20 1
Anglais Ecrit 20 1
Education Physique Sportive (EPS) 20 1
Discipline tirée au sort 20 1
Total 160 8

Faisons remarquer que la discipline tirée au sort cette année parmi les autres au programme de la classe de 3è ( Science de la Vie et de la Terre, Histoire-Géographie, Education Civique et Morale est la langue vivante 2 ( Allemand ou Espagnol).

Sur la base du tableau ci-dessus, pour avoir le BEPC, le candidat doit obtenir au moins 80 points. Les années antérieures, il fallait avoir 140 points sur 280 possibles pour obtenir le BEPC.

Essayons de comprendre les propos de M. Yao, qui après la joie du succès de son fils, a commencé à avoir des regrets sur la base des deux exemples qu´il nous donne:

  • Notes en maths 03, physique 05, résultat : admis au BEPC avec 81 points
  • Notes en maths 14, physique 12, oral anglais 8, écrit anglais 5, résultat : échec

Ce sont deux exemples parmi tant d’autres qui m’ont amené à cogiter sur l’équité de la mesure de l’unicité des coefficients (mesure Kandia). Et de conclure que cette mesure est simplement un leurre, elle n’est pas appliquée en réalité.

Les deux exemples de M. Yao lui permettent de faire une observation subjective. Parce que 6 notes manquent à son premier exemple tandis qu´il manque 4 notes au deuxième exemple. Bien que n´étant pas mathématicien,  je me suis essayé au calcul pour déterminer le reste.

Le premier élève qui a eu 03/20 en Maths, 05/20 en physique et un total de 81 points a dû « grignoter » 73 points entre les 6 autres disciplines ( Composition Française, Orthographe, Langue Vivante 2, EPS) soit une moyenne de 12,16/20 par discipline pour avoir son BEPC.

Par contre le deuxième élève, avec 14/20 en Maths, 12/20 en Physiques, 08/20 à l´Oral d´Anglais et 05/20 à l´écrit d´Anglais aurait dû chercher les 41 points manquants entre 4 disciplines (Composition Française, Orthographe, Langue Vivante 2, EPS) soit 10,25/20 par discipline.

Avoir un coefficient unique pour toutes les disciplines de l´examen du BEPC est-il un leurre comme le dit si bien M. Yao? Car pour lui, le Français et l´Anglais ont chacune un coefficient 2.

M. Yao refuse de dire que l´évaluation des langues est orale et écrite. Que les compétences écrite et orale en Anglais soient indépendantes est donc objectif.  Ce qui n´est pas le cas des disciplines comme les mathématiques, les sciences physiques. Ou du moins pas pour le moment. M. Yao voudrait-il avoir un titulaire du BEPC qui ne soit pas en mesure de parler l´anglais de niveau 3è? De même que l´on évalue l´orthographe de l´élève et sa capacité à bien rédiger un texte en Français car cela l´aide bien à mieux exprimer sa pensée dans les autres disciplines ( Maths, Sciences Physiques etc..)

Lors de sa cogitation sur l´équité de la mesure de l´unicité des coefficients (mesure Kandia Sic), je m´interroge réellement quel Moi(s) de M. Yao y a/ont participé? Le Moi enseignant, Le Moi parent d´élève, Le Moi syndicaliste, Le Moi politique etc. ? En effet, derrière un texte se cache toujours Un ou plusieurs Moi(s). Pour ma part, il ne s´agit pas d´une contribution du Moi enseignant de M. Yao. Sinon, il devrait savoir que l´obtention du BEPC n´entraîne pas facto l´orientation en seconde.

En somme, disons simplement que le fait d´avoir le BEPC avec 80 points/160 n´est pas un problème en soi. C´est un choix effectué par le Ministère de l´Education de Cote d´Ivoire. D´autres systèmes éducatifs évaluent sur 10 ( Espagne), ou encore avec les A,B,C,D,E,F ( Anglosaxons). Et il n´y a pas raison de s´alarmer parce que le coefficient est le même pour toutes les disciplines. Maintenant que le BEPC est en poche, venons-en aux conditions d´entrée en Seconde qui constitue la deuxième partie de notre réplique à M. Yao.

2. L´orientation en classe de seconde

M. Yao est-il fondé à se demander si les critères d’orientation dans les séries A, B, C, T, G, H seront-elles revues ?», « les séries scientifiques pourront-elles résister à ces nouvelles contraintes ?»

Dans sa contribution, M. Yao ne nous indique nulle part les critères d´orientation en vigueur dans les séries qu´il énumère. Par contre, il se demande si ces critères seront revues. Pour le savoir, M. Yao aurait dû nous monter l´existant.

La première question aurait été pertinente si M. Yao nous disait si un même coefficient pour tous les disciplines au BEPC avait une incidence avérée sur l´orientation en classe de seconde. Et si oui? Comment cela affecterait l´élève candidat à l´orientation en classe de seconde?

De ce que je sais et j´ai pu lire, le mode de calcul des disciplines d´orientation en seconde apparaît  dans le tableau ci-dessous:

Disciplines Moyenne Annuelle/20 Note du BEPC/20 Moyenne Annuelle+ Note du BEPC/40 Coefficient Total avec Coefficient
Maths 2 80
Composition Française 2 80
Sciences Physiques 1 40
Anglais 1 40
Total 240

Du tableau précédent, est-ce objectif de dire comme M. Yao que les matières littéraires (français et anglais) sont les seules matières d’orientation vue l’importance de leur coefficient? Je répondrai par la négative car ce tableau indique clairement que les critères d´orientation en seconde n´ont rien à voir avec l´obtention du BEPC.

En effet, pour l´orientation en seconde, notre système éducatif prend en compte deux types d´évaluation: l´évaluation continue et l´evaluation de l´examen. L´evaluation continue est celle qui a lieu tout au long de l´année scolaire et consignée dans le livret scolaire de l´élève, tandis qu´à l´examen la copie du candidat est anonyme. En plus, on note clairement que les Maths et la Composition Française ont chacune coefficient 2, tandis que les Sciences Physiques et l´Anglais ont coefficient 1 pour l´orientation en classe de seconde.

Dans l´enseignement général jusqu´en 2009, à moins qu´il n´y ait eu changement cette année, les critères d´orientation en 2deA ou en 2de C sont les suivantes:

Disciplines 2deA 2de C
Maths 16/40 22/40
Composition Française 22/40 16/40
Sciences Physiques 16/40 20/40
Anglais 20/40 16/40

M. Yao est-il en droit d´alarmer les parents d´élèves en ces termes « chers parents, vous aviez dès maintenant intérêt à ce que vos enfants soient de très bons littéraires, « condition nécessaire et suffisante », pour les voir passer du 1er cycle au second cycle secondaire ou du moins pour acquérir leur diplôme du 1er cycle ».

Encore une fois, je dirai non, car les parents d´élèves peuvent dès maintenant sur la base des différents tableaux savoir la filière de leur progéniture pour ce qui concerne l´enseignement général. D´ailleurs, le parent d´élève devrait s´y intéresser un peu tôt afin de mieux suivre et orienter le cursus de sa progéniture et non attendre uniquement la période d´orientation pour s´alamer.

Et puis est-ce être « très bons littéraires » que d´avoir 16/40 en Composition Française et 16/40 en Anglais pour être orienté en 2de C? Dans quelles langues sont dispensées sont dispensées les Maths, les Sciences Physiques etc. en Côte d´Ivoire? En français! Combien sont-ils les élèves de séries scientifiques qui minimisent les langues ( Français, Anglais)  au second cycle?

3. Vers la disparition des séries scientifiques en Côte d´Ivoire?

Après avoir démontré dans les deux  points précédents que l´obtention du BEPC n´entraîne pas de facto l´orientation en Seconde régie par des critères, dans cette dernière partie nous tâcherons de rassurer M. Yao sur ces peurs lorsqu´il se demande si « nous pouvons toujours rêver de voir sortir de nos écoles des médecins, des pharmaciens, des vétérinaires, ingénieurs de conception, mécaniciens, pilotes, économistes, techniciens de labo, prof de maths, informaticiens, et si nous assisterons à la fin d’existence du lycée scientifique, de l’INPHB ?

Encore une fois, ma réponse est NON. Rassurez-vous M. Yao nous pouvons toujours rêver de voir sortir de nos écoles des médecins, pharmaciens, vétérinaires, ingénieurs de conception, mécaniciens, pilotes, économistes, techniciens de labo, prof de maths, informaticiens. Nous continuerons d´en avoir tant que notre système éducatif sera performant. Comme ces professions sont citées comme scientifiques, je voudrais rappeler que plus de 50 % de leurs publications sont en Anglais, et le Français viendrait peut-être après le mandarin, l´espagnol et le portugais. Combien parmi nos scientifiques parlent couramment l´Anglais, publient en Anglais? Très peu sont nos scientifiques qui participent à des congrès internationaux et peuvent faire une présentation sans l´aide de traducteurs. Quid de nos étudiants scientifiques qui ne peuvent faire des recherches dans leur disciplines à cause de leur niveau langue très bas en Anglais.

Au lieu d´avoir le complexe des langues, j´invite le monde éducatif à avoir un minimum d´égard pour l´Anglais et les autres langues. À commencer par le Français qui est notre langue d´apprentissage. Nos scientifiques doivent très bien la connaître d´abord. Car c´est la porte d´entrée à d´autres connaissances.

Comme M. Yao a parlé du Lycée Scientifique, de l´INPHB comme la crème des séries scientifiques qui y sont affectées, je pense humblement qu´il y a une injustice à réparer pour nos benjamins de séries littéraires. Qui ont le talent des langues, de la littérature en somme des sciences humaines et sociales et n´ont aucun établissement spécifique qui leur permette de développer leurs aptitudes de créativité. Dans ce cadre, le Lycée Scientifique pourrait accueillir les meilleurs élèves des séries dites littéraires afin de mieux les préparer pour les études supérieures spécifiques. Des écrivains, poètes, artistes, peintres à 18 ans il en existe ailleurs pourquoi pas chez nous en Côte d´Ivoire.

Il en est de même pour l´INPHB au niveau de l´Enseignement Supérieur. Car littératures, sciences humaines, sciences sociales, mathématiques, médecine sont toutes des SCIENCES dont la Côte d´Ivoire a besoin dans sa quête de co-construction.

 

Réflexions liquides sur les élections municipales et régionales en Côte d´Ivoire

Dans sa déclaration du 26 avril dernier, le Président de la CEI (Commission Électorale Indépendante)  a publié le résultat des élections locales ( régionales et municipales) en Côte d´Ivoire.

Si ces locales ferment le cycle des élections  en Côte d´Ivoire, elles nous permettent de faire des réflexions sur les points suivants au vu des résultats des tableaux 1 et 2:

–  l´appel de parti politique à la non-participation de leurs militants et/ou sympathisants  à des élections locales,

– le mode de désignation des candidats dans les partis politiques et/ou groupement de partis politiques,

– la qualité du candidat indépendant sous nos tropiques

– la naissance d´un nouvel électorat ivoirien

Ci-dessous les résultats des élections Régionales et Municipales:

Liste de candidatures élues

Nombre de sièges

%

RDR

10

32,26

RHDP

09

29,03

Indépendants

06

19,35

PDCI-RDA

04

12,90

UDPCI

01

3,23

PDCI-UDPCI

01

3,23

Total

31

100

Tableau 1: Résultats des Conseils Régionaux

Liste de candidatures élues

Nombre de sièges

%

Indépendants

72

37,11

RDR

65

33,5

PDCI-RDA

49

25,26

UDPCI

45

2,58

RHDP

03

1,55

Total

194

100

Tableau 2: Résultats des Conseils Municipaux

1. L´appel de parti politique à la non-participation de leurs militants et/ou sympathisants  à des élections locales

Avant les élections municipales et régionales,  le Front Populaire Ivoirien ( FPI) ainsi que sa section Jeune ( la JFPI) ont appelé leurs militants et leurs sympathisants à ne pas y participer. L´UNG de Stéphane Kipré ( membre de La Majorité Présidentielle) en a fait autant. C´est le lieu de rappeler aux partis politiques ( de quelque bord qu´ils soient)  que le vote est un devoir pour tout citoyen qui jouit de tous ses droits civiques.

Certes, l´objectif de tout parti politique est d´accéder au pouvoir d´État et de le gérer pour une période de 5 ans renouvelable une fois. La manière d´y accéder est par la participation aux élections présidentielles et législatives. On peut donc bien comprendre qu´un parti politique fasse un appel à voter pour son parti ou oriente le choix de ses militants et du sympathisant. Lorsque celui-ci y accède, il appartient au président élu et à son parti et/ ou groupement de partis de désigner les personnes qu´il estime à même de pouvoir mener le programme de gouvernement pour lequel  il a été élu par le vote de lois permettant d´accomplir les objectifs de ce programme.

Cet appel à la non participation aux élections locales est incivique et est à proscrire des formations politiques qui bénéficient du financement des contribuables ivoiriens pour leur fonctionnement. La finalité de ces financements aux partis politiques (nous en parlerons dans un autre billet) est de leur permettre de former des hommes, des femmes et des jeunes à la gestion de la chose publique selon son orientation idéologique dans le strict respect des notions de citoyenneté, civisme et de civilité qui doivent être les mêmes qu´on soit de gauche ou de droite, socialiste ou libéral….

Par ailleurs, il est inacceptable que pour des élections locales ( municipales et régionales) où les électeurs ont le pouvoir de désigner le manager de leur commune/ région, un parti politique appelle ses militants et sympathisants à ne pas y participer quelque soit la raison évoquée.

Les partisans de la non participation de leurs militants aux élections municipales et régionales sont contents du faible taux de participation. Ils (FPI, UNG), quoique LIDER n´ait pas fait cet appel, avancent des taux de participation de 13 ou 15 %, s´en réjouissent et font des interprétations démagogiques; alors que la CEI indique des taux de participation plus de 30%.

Au-delà du taux de participation de ces élections locales, les militants du FPI, UNG devront faire contre mauvaise fortune bon cœur durant 5 ans, car il seront « gérés » au niveau local (commune et  région) par des listes qu´ils n´ont pas choisi. J´ose espérer que ces militants « manipulés » contribueront néanmoins à la réalisation du bien-être et de la qualité de vie de leur espace commun par leur participation active aux activités de la commune et de la Région avec la liste élue dont le mode de désignation sera l´objet du second point.

2. Le mode de désignation des candidats dans les partis politiques et/ou groupement de partis politiques

Le mode de désignation des candidats au niveau des partis politiques et/ ou groupement de partis politiques fut un véritable casse-tête ivoirien (pour ne pas dire chinois) tant pour les militants, les sympathisants et les observateurs de la sphère politique en Côte d´Ivoire.

Pour la plupart des partis politiques ayant pris part à ces élections locales, il n´y a pas eu d´unanimité sur le choix des têtes de liste du candidat du parti dans certaines circonscriptions. Pour toute explication, certains partis politiques ont dit avoir organisé des « primaires » au niveau de la base pour désigner leur candidat, quand d´autres disent avoir utilisé des « critères scientifiques » pour choisir leur champion.

Les résultats de ces élections municipales et régionales nous montrent aisément que ces « primaires » et ces « critères scientifiques » sont clairement discutables au niveau des partis politiques eux-mêmes. Il s´agit plutôt de « méthodes » partiales pour parachuter des candidats imposés par Abidjan (toutes  les Directions de Partis Politiques s´y trouvent) aux militants et aux sympathisants. Ces élections locales doivent pousser nos partis politiques à mener une réflexion pertinente et critique sur leur mode de désignation des candidats aux différentes élections qui ne fasse l´objet de contestation objective.  Auquel cas, nous assisterons à l´émergence des candidats indépendants.

3. La qualité du candidat indépendant sous nos tropiques

Les élections locales d´avril dernier, nous ont permis de distinguer trois qualités de candidats indépendants:

a) Le contestataire du choix du parti politique

Cet indépendant a décidé d´aller contre le choix de son parti politique. Car il estime que le mode de désignation qui ne l´a pas choisi a été injuste. Des partis politiques sont allés jusqu´à exiger un cautionnement aux pré-candidats à la candidature interne. Est-ce pour éviter des candidatures farfelues? Des bases de partis ont élaboré des critères de choix de leur candidat qu´elles ont soumises à leur direction afin de désigner elles-mêmes leur représentant légal mais ceux-ci ont été bottés en touche pour des raisons qu´on ignore.

Pour en revenir à ce contestataire du choix du parti, il a été toujours avec la base au moment des braises, il l´assiste et vit quotidiennement avec elle. Lui et sa base estiment que la direction n´est pas juste en désignant un « inconnu » parachuté depuis Abidjan la Capitale pour représenter le parti.

b) Le réfractaire à l´appel du FPI, UNG, LMP à ne pas participer aux élections locales

Celui-ci a fait fi de l´appel de son parti ( FPI principalement)  à ne pas participer aux élections municipales et locales. Ce candidat a mis en avant sa capacité d´Agent de développement au profit de la commune. Car pour lui, il ne s´agit nullement d´un poste politique. Cet indépendant est à féliciter car il a une haute notion de sa citoyenneté, du civisme et de la démocratie.

D´ailleurs, au lendemain de la publication des listes de candidatures, les candidats de ces deux premières catégories ont été soit sanctionnés, soit exclus de leur parti car ils ont osé défié leur Parti.

c) Le véritable candidat « indépendant »

Et pour terminer avec les indépendants, il y a ces candidats qui ne sont fichés dans les deux catégories précédentes, et qui viennent s´essayer à la politique de développement local. Généralement, ce sont des personnes prospères dans leurs activités professionnelles respectives ( administration publique, secteur privé ou professions libérales). Ils estiment que l´heure est venue d´apporter leur expérience dans la gestion de la Commune et/ ou de la Région. C´est-à-dire manager autrement la commune et/ ou région avec des outils non « politiciens » afin d´améliorer les conditions de vie de la population de la Commune ou de la Région.

Les résultats que nous avons connus lors de ces dernières élections municipales et régionales nous ont permis d´assister à l´émergence d´un nouvel électorat naissant en Côté d´Ivoire.

4. La naissance d´un nouvel électorat ivoirien

L´électorat ivoirien est à féliciter au vu des résultats de ces élections municipales particulièrement. Les candidats indépendants occupent la première place avec 37,11 % des sièges contre 33,5 % pour le RDR, 25,26 % pour le PDCI et 2,58% pour l´UDPCI.

Les partis politiques de Côte d´Ivoire ( RDR, PDCI, UDPCI, FPI, LIDER etc.) doivent comprendre que la période du « bétail électoral » est loin derrière nous. Cette époque où on appelait à voter ou à s´abstenir de voter au nom d´Un tel ou Tel Autre est révolue. Le militant et le sympathisant de partis politiques font librement leur choix en âme et conscience, et savent qui peut soit les représenter dignement soit défendre leurs intérêts et leur apporter le bien-être qu´ils recherchent tant.

Le nouvel électorat ivoirien commence à connaître la place qui est le sien et sait se faire courtiser par sa capacité de réflexion, de pensée et de critique sur les sujets qui concernent la vie de la Nation Ivoire. Et il le fait sans tabou car il sait de quoi il parle.

Le nouvel électorat ivoirien aspire à être ce « faiseur de roi » qui défend l´intérêt commun. Il appartient au « roi » de savoir le lui rendre pour que l´idylle continue.

Pour cela, il appartient maintenant aux élus ( de partis politiques, les indépendants de toutes catégories) de mériter de la confiance de leur électorat ( militants, sympathisants etc.) en les mettant au cœur de leur quinquennat municipal et/ou régional.

De nouvelles « trahisons » de l´électorat sont entrain de pointer du nez au sein des listes: des indépendants après leur victoire veulent retourner à la maison; ou encore, des listes battues sont en pleine tractation pour « acheter » les voix de conseillers de l´adversaire gagnant pour être maire ou président de Conseil Régional (il est bon de rappeler que la constitution de la liste définitive du Conseil Municipal se fait à la proportionnelle des voix obtenues par chaque liste).

Chers conseillers municipaux et régionaux, nous vous avons à l´œil et observons vos faits et gestes. De votre choix qui doit être le prolongement du nôtre ( votre liste a gagné grâce à nous) , dépendra votre continuité politique à un mandat électif dans cinq ans!

À bon entendeur…!