Incapables, impuissants et toujours la faute aux autres!

Ils se font remarquer de façon récurrente lors de cérémonies officielles d´État, des inaugurations avec faste, dans les salons feutrés et douillets des chancelleries, lors de séminaires internationaux au nom de la Côte d´Ivoire, dans la délégation présidentielle etc…. Lors des journées mondiales, nous voyons/ écoutons/ lisons leur « one (wo)man show » dans les médias. C´est l´heure des déclarations de bonnes intentions sur la politique de leur ministère à l´endroit de la population.

Mais lorsqu´un dysfonctionnement est noté au sein de leur ministère et fait le buzz sur les réseaux sociaux, c´est un communiqué laconique , frisant l´injure à l´intelligence de la population, qui est balancé sur notre visage pour faire baisser la température sociale sans au préalable avoir pris la mesure de diligenter une enquête pour situer les responsabilités des uns et des autres.

Vous avez beau être “protégé(e) ” de…..,  votre manière de faire en tant que haut (e) fonctionnaire de l´État de Côte d´Ivoire doit être à la hauteur de la qualité et de la méthodologie de votre “protecteur/ protectrice” qui a une haute idée de la Responsabilité du Service Civique vis-à-vis de la Nation qui lui donne mandat pour la gouverner.

À cause de vos méthodes d´un autre âge, vous faites le lit à l´opposition qui n´attend pas mieux de vous et d´autres opportunistes  qui font prospérer toute sorte d´interprétation sur les réseaux sociaux au détriment du gros travail qu´abât le Président de la République quotidiennement pour le bien-être de sa population. 

Face à ce silence, votre cadet , toujours le même,  par solidarité pour vous, apporte les clarifications nécessaires à la compréhension des faits, et en sus, clouent le bec aux colporteurs de rumeurs les plus étranges.

En tant qu´aîné(e) , vous devez plutôt le remercier d´aller toujours au charbon pour vous défendre ( votre poste et le travail que vous y faites) au lieu de vouloir lui faire des coups bas. Pendant que nous y sommes, nous exigeons votre présence sur les réseaux sociaux pour expliquer à la population le fonctionnement de votre administration ains que la politique que vous y menez. Venez au charbon! Vous ne pouvez bénéficier seulement de la carotte, le bâton aussi de temps en temps!

J´ose espérer que vous saurez tenir en laisse  vos équipes respectives  pendant ce silence numérique que votre cadet s´est  imposé depuis quelques jours. 

Tel est mon coup de gueule du jour face au retrait d´un jeune que nous ne pourrons plus charrier sur ma TL de footeux.

Chef, on sera ensemble lors du Mondial Brésil 2014!

La route, notre route!

La route en Côte d´Ivoire

En octobre dernier, le gouvernement ivoirien a pris un décret portant interdiction du l´usage du téléphone portable et du kit mains-libres au volant.

Le 17 novembre dernier, marquant la journée africaine de la sécurité routière, le Ministre des Transports a fait une déclaration télévisée au nom du gouvernement concernant la sécurité routière en Côte d´Ivoire.

Ces deux occasions étaient le prétexte trouvé pour partager ma préoccupation sur la sécurité routière en Côte d´Ivoire. Les décès constatés en ce début de mois sur l´Autoroute du Nord me permettent de lancer un coup de gueule à l´encontre des acteurs du monde du transport en Côte d´Ivoire.

Selon le ministre des transports, la Cote d´ivoire enregistre 600 décès par an dûs aux accidents dont 94% relèvent de facteurs humains ( conducteurs et/ou usagers) et 6% imputables aux autres facteurs tels le mauvais état des véhicules, le réseau routier etc.

Ces données ne sont que le reflet miniature de la sécurité routière de notre continent comme l´atteste un étude comparative  effectuée par la section Sécurité Routière de l´OMS ( Organisation Mondiale de la Santé) mettant en exergue les pourcentages par région de la population, des décès et des véhicules  dans la figure ci-dessous.

ETUDE COMPARATIVE PAR REGIONS

Cette étude de 2013 montre clairement qu´avec 2% de véhicules circulant en Afrique, le continent africain « contribue » pour  16% dans les décès dans le monde à cause des accidents alors que l´Afrique a 16% de la population mondiale. Ces chiffres sont réellement alarmants en comparaison avec l´Europe. En fait, l´Europe qui détient 27% de véhicules et 12% de la population mondiale a un taux de décès de 8% dans les accidents.

Comme l´a si bien dit le Ministre Gaoussou Touré: « les accidents de la route ne sont pas une fatalité. Ils peuvent bien être évités ou tout au moins considérablement réduits si nous respectons les règles de sécurité routière ». Nous en convenons, nous pouvons tenter de nous rapprocher des chiffres européens en termes de décès. Comment cela pourrait-il être possible?

La sécurité routière dépend de l´harmonie entre les éléments qui la composent à savoir la personne ( en tant que conducteur ou piéton), le véhicule et la voie et son environnement.

S´il est reconnu que 94% des accidents relèvent du facteur humain, la source du problème est donc connu: le permis de conduire.

En effet, le permis de conduire est un document qui atteste qu´une personne est apte à conduire un véhicule après évaluation. Cette évaluation est faite sur la base des acquis de connaissance. Or il se trouve qu´en Côte d´Ivoire, pour ce que je sais, il n´existe pas de manuel officiel dont le contenu permet à l´apprenant d´assimiler toute la thématique d´apprendre à conduire.  Cependant, si ce manuel d´apprendre à conduire, il est temps qu´un exemplaire soit mis à la disposition de tout apprenant, dans les auto-écoles afin que celui-ci en prenne connaissance. S´il n´existe pas, cela devrait être le premier chantier du Ministère des Transports. Ce manuel devra être régulièrement mis à jour chaque fois que de nouvelles dispositions de sécurité routière sont prises par l´État de Côte d´Ivoire dans le cadre de signature d´accords et de traités internationaux. Cela permettrait ainsi d´éviter la prise de décret, à tout bout de champ, comme ce fut le cas du décret portant interdiction de l´utilisation du téléphone mobile et du kit main libres au volant, dont l´application est souvent arbitraire.

En somme, ce manuel d´apprendre à conduire, permettra au conducteur de connaitre ses droits et devoirs vis-à-vis des autres usagers, de son véhicule et de la route.

Le manuel  acquis, il va falloir assainir le secteur des auto-écoles, car il y a certains centres qui ne méritent pas d´exercer du fait de la piètre qualité des enseignements théoriques qui y sont donnés sans compter  des cours pratiques qui n´en sont pas réellement. faire un petit tour avec un véhicule et se présenter à l´examen.  Le réussir après avoir donné des « bakchichs » aux examinateurs. Lorsque cette procédure n´est pas rigoureusement suivie au lieu d´avoir un conducteur conscient de ses obligations, c´est un « homicidaire » en puissance qui est mis dans la circulation. Aucun respect pour les autres usagers de la route que sont les autres conducteurs et les piétons ( personnes âgées, personnes à mobilité réduite, enfants, etc.), des panneaux de signalisation, la vitesse etc…

Une fois que cette révolution est faite sur le conducteur, il faudra aussi songer à éduquer le piéton! Oui, une éducation du piéton s´impose. Qu´il sache que la route a un code que tous les utilisateurs doivent savoir pour le bien de tous. Pour que le piéton puisse également respecter ce code, il faut bien qu´il existe sur les routes à travers les signalisations ( panneaux et/ou bandes sur la route). Ce qui n´est pas le cas, sur des routes que j´ai pu emprunter  dans certaines communes d´Abidjan notamment à Cocody Riviera Palmeraie. Dans la zone du Quartier Ministre, il y a un rond point qui ne dispose d´aucun passage pour piétons encore moins de panneaux Stop ou de feux tricolores qui pourraient y réguler le passage des piétons. Le piéton doit avoir la baraka pour pouvoir passer car il ne peut compter sur la courtoisie du conducteur. Ce n´est qu´un exemple parmi tant d´autres surtout en zone urbaine et périurbaine où très peu de signalisation sont indiquées sur nos routes afin d´assurer la sécurité des usagers de la route. Autrement dit, une meilleure signalisation de nos routes pourrait réduire le nombre de décès, de même que les mesures de sécurité préventives dans toutes les catégories de véhicules, depuis les voitures communément appelées « personnelles » à celles de transport public et de transport de marchandise.

Si la route précède le développement comme nous avons l´habitude de le dire chez nous, il faut donc que des mesures appropriées soient prises ( manuel officiel de conduite, qualité des routes et des véhicules grâce à une législation plus rigoureuse en matière de sécurité) afin que tous les habitants de ce pays puissent participer de façon active  à ce développement . Car des habitants diminués physiquement par les séquelles d’ accident deviennent plus une charge pour la famille, la communauté et l’ Etat qu’ acteurs de développement. Lire la suite