La prise du pouvoir par la voie démocratique passe par un RGPH!

Nous les entendons crier à longueur de journées dans leur meeting, manifestations etc à leurs militants chauffés à blanc qu´ils sont pour la REPRISE DU POUVOIR PAR LA VOIE DÉMOCRATIQUE. Comme le leur a enseigné leur mentor. Les journaux bleus servant de transmission nous le font lire également.

Prendre le pouvoir par la voie démocratique suppose avoir un programme de gouvernement qui a l´adhésion des militants, sympathisants et des électeurs régulièrement inscrits sur la liste électorale de Côte d´Ivoire que l´on veut convaincre.

Le programme de gouvernement de tout parti politique, disais-je, suppose prendre en compte et appliquer les aspirations de la population qu´il voudra diriger. Et le Récensement Général de la Population et de l´Habitat de 2014, ( après celui de 1998) permettra à tous les partis politiques de disposer des mêmes données; à partir de celles-ci, ils pourront élaborer un programme de gouvernement chiffré.

Lors des élections générales de 2010, si tous les partis politiques ont fait des estimations des besoins de la population à partir du RGPH de 1998 extrapolé ( souvent grâce aux données de pays tiers, et pourtant nous sommes souverains sic) pour présenter leur programme de gouvernement, l´occasion leur est donnée à travers ce présent Récensement Générale de la Population et de l´Habitat de 2014 d´avoir des données fiables afin de nous servir un programme bien articulé et non des « torchons » ( excusez du peu) sans queue ni tête que certains nous ont présenté juste pour nous rouler dans la farine.

Et patatras, lors d´un Comité Central Extraordinaire tenu le 29 mars 2014, les dirigeants du FPI décident de « réaffirmer les mots d’ordre de boycott des opérations de RGPH ». 

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Comment vouloir re-prendre le pouvoir par la voie démocratique des urnes, si le FPI demande à boycotter les opérations de Récensement Général de la Population et de l´Habitat? Comment pouvoir élaborer un programme de gouvernement fiable sans des données fiables et actualisées? de 2010 que j´ai pu parcourir, qui est encore en vente dans les librairies de Côte d´Ivoire, n´en est pas un.

Gérer un pouvoir de façon sérieuse passe inéluctablement par une bonne connaissance de la configuration sociodémographique de sa population! Et la Côte d´Ivoire du 21è siècle en a plus que besoin!

 

 

 

 

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Réflexions liquides sur les élections municipales et régionales en Côte d´Ivoire

Dans sa déclaration du 26 avril dernier, le Président de la CEI (Commission Électorale Indépendante)  a publié le résultat des élections locales ( régionales et municipales) en Côte d´Ivoire.

Si ces locales ferment le cycle des élections  en Côte d´Ivoire, elles nous permettent de faire des réflexions sur les points suivants au vu des résultats des tableaux 1 et 2:

–  l´appel de parti politique à la non-participation de leurs militants et/ou sympathisants  à des élections locales,

– le mode de désignation des candidats dans les partis politiques et/ou groupement de partis politiques,

– la qualité du candidat indépendant sous nos tropiques

– la naissance d´un nouvel électorat ivoirien

Ci-dessous les résultats des élections Régionales et Municipales:

Liste de candidatures élues

Nombre de sièges

%

RDR

10

32,26

RHDP

09

29,03

Indépendants

06

19,35

PDCI-RDA

04

12,90

UDPCI

01

3,23

PDCI-UDPCI

01

3,23

Total

31

100

Tableau 1: Résultats des Conseils Régionaux

Liste de candidatures élues

Nombre de sièges

%

Indépendants

72

37,11

RDR

65

33,5

PDCI-RDA

49

25,26

UDPCI

45

2,58

RHDP

03

1,55

Total

194

100

Tableau 2: Résultats des Conseils Municipaux

1. L´appel de parti politique à la non-participation de leurs militants et/ou sympathisants  à des élections locales

Avant les élections municipales et régionales,  le Front Populaire Ivoirien ( FPI) ainsi que sa section Jeune ( la JFPI) ont appelé leurs militants et leurs sympathisants à ne pas y participer. L´UNG de Stéphane Kipré ( membre de La Majorité Présidentielle) en a fait autant. C´est le lieu de rappeler aux partis politiques ( de quelque bord qu´ils soient)  que le vote est un devoir pour tout citoyen qui jouit de tous ses droits civiques.

Certes, l´objectif de tout parti politique est d´accéder au pouvoir d´État et de le gérer pour une période de 5 ans renouvelable une fois. La manière d´y accéder est par la participation aux élections présidentielles et législatives. On peut donc bien comprendre qu´un parti politique fasse un appel à voter pour son parti ou oriente le choix de ses militants et du sympathisant. Lorsque celui-ci y accède, il appartient au président élu et à son parti et/ ou groupement de partis de désigner les personnes qu´il estime à même de pouvoir mener le programme de gouvernement pour lequel  il a été élu par le vote de lois permettant d´accomplir les objectifs de ce programme.

Cet appel à la non participation aux élections locales est incivique et est à proscrire des formations politiques qui bénéficient du financement des contribuables ivoiriens pour leur fonctionnement. La finalité de ces financements aux partis politiques (nous en parlerons dans un autre billet) est de leur permettre de former des hommes, des femmes et des jeunes à la gestion de la chose publique selon son orientation idéologique dans le strict respect des notions de citoyenneté, civisme et de civilité qui doivent être les mêmes qu´on soit de gauche ou de droite, socialiste ou libéral….

Par ailleurs, il est inacceptable que pour des élections locales ( municipales et régionales) où les électeurs ont le pouvoir de désigner le manager de leur commune/ région, un parti politique appelle ses militants et sympathisants à ne pas y participer quelque soit la raison évoquée.

Les partisans de la non participation de leurs militants aux élections municipales et régionales sont contents du faible taux de participation. Ils (FPI, UNG), quoique LIDER n´ait pas fait cet appel, avancent des taux de participation de 13 ou 15 %, s´en réjouissent et font des interprétations démagogiques; alors que la CEI indique des taux de participation plus de 30%.

Au-delà du taux de participation de ces élections locales, les militants du FPI, UNG devront faire contre mauvaise fortune bon cœur durant 5 ans, car il seront « gérés » au niveau local (commune et  région) par des listes qu´ils n´ont pas choisi. J´ose espérer que ces militants « manipulés » contribueront néanmoins à la réalisation du bien-être et de la qualité de vie de leur espace commun par leur participation active aux activités de la commune et de la Région avec la liste élue dont le mode de désignation sera l´objet du second point.

2. Le mode de désignation des candidats dans les partis politiques et/ou groupement de partis politiques

Le mode de désignation des candidats au niveau des partis politiques et/ ou groupement de partis politiques fut un véritable casse-tête ivoirien (pour ne pas dire chinois) tant pour les militants, les sympathisants et les observateurs de la sphère politique en Côte d´Ivoire.

Pour la plupart des partis politiques ayant pris part à ces élections locales, il n´y a pas eu d´unanimité sur le choix des têtes de liste du candidat du parti dans certaines circonscriptions. Pour toute explication, certains partis politiques ont dit avoir organisé des « primaires » au niveau de la base pour désigner leur candidat, quand d´autres disent avoir utilisé des « critères scientifiques » pour choisir leur champion.

Les résultats de ces élections municipales et régionales nous montrent aisément que ces « primaires » et ces « critères scientifiques » sont clairement discutables au niveau des partis politiques eux-mêmes. Il s´agit plutôt de « méthodes » partiales pour parachuter des candidats imposés par Abidjan (toutes  les Directions de Partis Politiques s´y trouvent) aux militants et aux sympathisants. Ces élections locales doivent pousser nos partis politiques à mener une réflexion pertinente et critique sur leur mode de désignation des candidats aux différentes élections qui ne fasse l´objet de contestation objective.  Auquel cas, nous assisterons à l´émergence des candidats indépendants.

3. La qualité du candidat indépendant sous nos tropiques

Les élections locales d´avril dernier, nous ont permis de distinguer trois qualités de candidats indépendants:

a) Le contestataire du choix du parti politique

Cet indépendant a décidé d´aller contre le choix de son parti politique. Car il estime que le mode de désignation qui ne l´a pas choisi a été injuste. Des partis politiques sont allés jusqu´à exiger un cautionnement aux pré-candidats à la candidature interne. Est-ce pour éviter des candidatures farfelues? Des bases de partis ont élaboré des critères de choix de leur candidat qu´elles ont soumises à leur direction afin de désigner elles-mêmes leur représentant légal mais ceux-ci ont été bottés en touche pour des raisons qu´on ignore.

Pour en revenir à ce contestataire du choix du parti, il a été toujours avec la base au moment des braises, il l´assiste et vit quotidiennement avec elle. Lui et sa base estiment que la direction n´est pas juste en désignant un « inconnu » parachuté depuis Abidjan la Capitale pour représenter le parti.

b) Le réfractaire à l´appel du FPI, UNG, LMP à ne pas participer aux élections locales

Celui-ci a fait fi de l´appel de son parti ( FPI principalement)  à ne pas participer aux élections municipales et locales. Ce candidat a mis en avant sa capacité d´Agent de développement au profit de la commune. Car pour lui, il ne s´agit nullement d´un poste politique. Cet indépendant est à féliciter car il a une haute notion de sa citoyenneté, du civisme et de la démocratie.

D´ailleurs, au lendemain de la publication des listes de candidatures, les candidats de ces deux premières catégories ont été soit sanctionnés, soit exclus de leur parti car ils ont osé défié leur Parti.

c) Le véritable candidat « indépendant »

Et pour terminer avec les indépendants, il y a ces candidats qui ne sont fichés dans les deux catégories précédentes, et qui viennent s´essayer à la politique de développement local. Généralement, ce sont des personnes prospères dans leurs activités professionnelles respectives ( administration publique, secteur privé ou professions libérales). Ils estiment que l´heure est venue d´apporter leur expérience dans la gestion de la Commune et/ ou de la Région. C´est-à-dire manager autrement la commune et/ ou région avec des outils non « politiciens » afin d´améliorer les conditions de vie de la population de la Commune ou de la Région.

Les résultats que nous avons connus lors de ces dernières élections municipales et régionales nous ont permis d´assister à l´émergence d´un nouvel électorat naissant en Côté d´Ivoire.

4. La naissance d´un nouvel électorat ivoirien

L´électorat ivoirien est à féliciter au vu des résultats de ces élections municipales particulièrement. Les candidats indépendants occupent la première place avec 37,11 % des sièges contre 33,5 % pour le RDR, 25,26 % pour le PDCI et 2,58% pour l´UDPCI.

Les partis politiques de Côte d´Ivoire ( RDR, PDCI, UDPCI, FPI, LIDER etc.) doivent comprendre que la période du « bétail électoral » est loin derrière nous. Cette époque où on appelait à voter ou à s´abstenir de voter au nom d´Un tel ou Tel Autre est révolue. Le militant et le sympathisant de partis politiques font librement leur choix en âme et conscience, et savent qui peut soit les représenter dignement soit défendre leurs intérêts et leur apporter le bien-être qu´ils recherchent tant.

Le nouvel électorat ivoirien commence à connaître la place qui est le sien et sait se faire courtiser par sa capacité de réflexion, de pensée et de critique sur les sujets qui concernent la vie de la Nation Ivoire. Et il le fait sans tabou car il sait de quoi il parle.

Le nouvel électorat ivoirien aspire à être ce « faiseur de roi » qui défend l´intérêt commun. Il appartient au « roi » de savoir le lui rendre pour que l´idylle continue.

Pour cela, il appartient maintenant aux élus ( de partis politiques, les indépendants de toutes catégories) de mériter de la confiance de leur électorat ( militants, sympathisants etc.) en les mettant au cœur de leur quinquennat municipal et/ou régional.

De nouvelles « trahisons » de l´électorat sont entrain de pointer du nez au sein des listes: des indépendants après leur victoire veulent retourner à la maison; ou encore, des listes battues sont en pleine tractation pour « acheter » les voix de conseillers de l´adversaire gagnant pour être maire ou président de Conseil Régional (il est bon de rappeler que la constitution de la liste définitive du Conseil Municipal se fait à la proportionnelle des voix obtenues par chaque liste).

Chers conseillers municipaux et régionaux, nous vous avons à l´œil et observons vos faits et gestes. De votre choix qui doit être le prolongement du nôtre ( votre liste a gagné grâce à nous) , dépendra votre continuité politique à un mandat électif dans cinq ans!

À bon entendeur…!

MA PART DE VÉRITÉ SUR LES 75% D´ÉCHEC AU BAC ET 85 % AU BEPC

Les résultats du BEPC viennent de fermer le cycle des examens à grand tirage organisés par le Ministère de l´Education Nationale de Côte d´Ivoire.

Alors qu´une presse faisait remarquer une baisse ou une mince progression du nombre d´admis aux examens du BAC et du BEPC, les journaux proches de l´opposition titraient : 75 % d´échec au BAC, 85% d´échec au BEPC et indexent nommément l´inconscience criante des élèves, la démission collective des parents d´élèves et non sans oublier le gouvernement actuel au pouvoir depuis Avril 2011 par ces propos in extenso:

“Le gouvernement est en ce moment dans de beaux draps. Aucune nouvelle université publique n’a encore été construite, comme annoncé depuis 2011 à grands renforts publicitaires. Comment s’arranger pour éviter que les universités publiques existantes, aux effectifs déjà pléthoriques (quatre générations d’étudiants attendent depuis plus d’un an la rentrée universitaire) accueillent dans les années à venir moins de nouveaux bacheliers. Agir en amont pour freiner l’avancée des diplômés du secondaire, ce sont en réalité les non-dits d’une telle débâcle. Selon des sources proches du ministère de l’Education nationale, les résultats, dit-on, positifs de la lutte contre la fraude et de la tricherie aux examens à grand tirage qui a mis à nu le niveau réel des candidats en 2011 et en 2012, est le prétexte tout trouvé pour justifier ces contre-performances des candidats. »

Ma question est de savoir si réellement lesdits journaux ont fait une réflexion sérieuse sur les résultats des examens des dernières années au lieu d´appeler à la démission de Madame La Ministre Kandia Camara ? Je répondrai par la négative.

Ailleurs, une presse responsable et professionnelle aurait fait une réflexion objective de la situation dans laquelle se trouve notre système éducatif et les résultats aussi bas enregistrés ces dernières années où à défaut consulter une personne-ressource. Que nenni ! Chez nous en Côte d´ivoire, une partie de notre presse qui se dit être en quête du professionnalisme voit les problèmes autrement. Quand bien même il s´agit d´un thème aussi sensible comme l´éducation des futures générations de notre pays : c´est le parti au pouvoir qui est indexé, le vouant à la vindicte populaire. Tout est ramené au politique. Pour quel but ? Manipuler la population (cf. mon billet sur la désinformation, la propagande et la manipulation de partis politiques dans la rubrique « ma lucarne citoyenne »).

S´il est bien vrai que depuis avril 2011, c´est le Président Allassane Ouattara qui est au pouvoir, les résultats des examens à grand tirage ne peuvent lui être attribués entièrement.

A contrario de la presse de l´opposition, nous pourrons indiquer des facteurs essentiels de ces résultats : la création ex materia des candidats de Tle et de 3ème, le dysfonctionnement du système éducatif ivoirien, les grèves intempestives, le recrutement du personnel, la fraude et la prolifération des établissements scolaires.

Parcourons ensemble  donc cette énième réflexion liquide qui n´est pas exhaustive.

1.      La création ex materia des candidats de Tle et de 3ème

Les candidats des classes Tle et de 3ème  de cette année scolaire encore moins ceux de l´année dernière ne sont pas une création ex-nihilo. Il ne s´agit de candidats qui ont surgi « à partir de rien » et se présentent sans autre forme de procès aux examens desdites années : il s´agit plutôt d´une création ex materia. En effet, ces candidats proviennent d´un substrat préexistant. Ils ont suivi un cursus normal.

Ainsi, les candidats de Tle de cette année ayant connu un brillant parcours scolaire c´est-à-dire sans avoir redoublé de classe se seraient inscrits au CP1 durant l´année scolaire 1999-2000 et ceux de la 3ème auraient commencé leur cursus en 2002. Je ne m´attarderai pas  sur les candidats ayant fait de longues études primaires et secondaires.

Partant de cette considération objective, on pourrait aisément imaginer le parcours que ces cadets ont suivi. Après un trimestre normal, survient un coup d´état qui met à la tête du pays le Général Guéi et une transition militaire qui dure une année. En 2000, des « élections jugées calamiteuses » avec la victoire de Laurent Gbagbo. Puis la crise de septembre de 2002, et les élections de novembre 2010 qui entraîne un dysfonctionnement dans le système scolaire ivoirien.

2.      Le dysfonctionnement au niveau du système scolaire ivoirien

A la faveur de la crise de Septembre 2002, les fonctionnaires et travailleurs des zones CNO (Centre- Nord- Ouest) en charge de l´éducation de nos élèves se retrouvent dans la zone sud dite « la Côte d´Ivoire utile ».

Le système scolaire au Nord du pays est totalement inexistant faute de personnels enseignants. Malgré les négociations afin de permettre le redéploiement de cet effectif, les efforts sont restés vains. Les Forces Nouvelles lancent un appel aux volontaires (des étudiants et enseignants du privé restés sur place dans leur majorité) afin de pouvoir encadrer les élèves dans ladite zone, les mettre à niveau et pouvoir leur permettre de se présenter aux évaluations nationales.

Au Sud, on assiste à un engorgement dans les établissements scolaires.  Les élèves du nord doivent poursuivre leur cursus scolaire. A défaut de pouvoir accueillir tout cet effectif dans les établissements scolaires, la double vacation est créée afin de pouvoir contenir les effectifs et résorber les difficultés suscitées. De sorte que le volume horaire requis pour l´achèvement du programme scolaire n´est jamais atteint. Sans compter, la mauvaise utilisation du personnel enseignant momentanément « délocalisé » au Sud, de même que les mouvements de grèves répétées dans le secteur.

3.      Les grèves dans le monde de l´éducation

Il serait prétentieux pour ma part de compter le nombre de grèves qu´il y a eu dans le monde de  l´Éducation Nationale de 2002 jusqu´en 2010 en Côte d´Ivoire.

Les jours pairs, ce sont les enseignants du public qui réclament une revalorisation de leur grade à la fonction publique, des primes d´installation, de logement etc. ou les enseignants du secteur privé qui réclament le paiement régulier de leurs émoluments à défaut d´un salaire digne.

Les jours impairs, ce sont les apprenants avec le principal mouvement syndical la FESCI qui prennent le relais en se mettant en vacances un peu plus tôt que la date officielle (veille des congés scolaires surtout Noel), veulent la gestion des COGES, de bonnes conditions d´études, et durant leur mouvement empêchent les élèves du privé de suivre ou y entraînent les plus petits du primaire. Nous passons sous silence la défiance à l´autorité formatrice avec la violence faite au corps enseignant.

Pour boucler la boucle, ce sont les fondateurs des établissements scolaires privés qui expulsent les élèves affectés de l´État pour non-paiement de la subvention qui leur est due.

Ainsi s´installent de longues semaines de fermeture des établissements pendant lesquels les élèves sont livrés à eux-mêmes, si les parents n´ont pas les moyens de leur prendre un répétiteur à la maison. Ces répétiteurs sont souvent constitués d´étudiants ou d´enseignants qui veulent arrondir leur fin de mois. Cela nous emmène à parler des recrutements de nos enseignants.

4.      Le recrutement de notre personnel enseignant.

Même s´il ne s´agit pas de jeter l´anathème sur ce corps de métier mien, force est de reconnaître que nous avons maintenant des « collègues » qui ne sont pas du tout à la hauteur de ce sacerdoce. Ils y sont arrivés par des voies diverses : népotisme, copinage et autres bases subjectives ; en effet, on veut caser un parent du village ou encore un militant pour « service rendu » au parti. Si cela se faisait sur la base du mérite, en prenant au moins en compte les critères requis, bien que non éthique l´on l´aurait néanmoins compris. Mais hélas, à la faveur de ses concours de recrutement, notre système éducatif (surtout au primaire) a accueilli en son sein « tout le monde ». Des instituteurs et/ou instituteurs adjoints titulaires du BEPC (Brevet d´Etudes du Premier Cycle) pour ceux qui en ont ou de niveau 1ère vendeuses de beignet, gérants de cabine téléphonique ou encore paysans qui ont cessé d´aller à l´école depuis des années et qui soudain retrouvent le monde de l´éducation. Des enseignants du secondaire également présentant les mêmes insuffisances de parler correctement encore moins d´écrire une phrase correcte ou la maîtrise de la discipline qu´ils enseignent. Ce ne sont pas les enseignants du CAFOP encore moins les Inspecteurs qui me mettront en minorité. Leur moyen d´accès à ce corps doit être « amorti » rapidement car pour certains l´investissement est lourd.

5.      Fraude

L´un des moyens pour amortir rapidement cet « investissement » est de procéder à la vente de matériels d´apprentissage (photocopie) qu´on vend aux élèves en lieu et place des ouvrages officiels. Celui qui ne les achète est passible de sanction. En plus, bien qu´interdits par la tutelle, des cours de renforcement sont exigés aux élèves. Il faut bien payer pour cela. Arrivent les examens de fin d´année où également il faut payer pour tricher et/ou recevoir la réponse aux questions. Ou encore les « opérations hiboux » organisées dans des centres de correction. D´ailleurs, cette année des enseignants ont été appréhendés et mis à la disposition de la justice afin qu´ils puissent répondre de leurs actes.

En plus des facteurs suscités, un autre non moins important qui assez souvent n´est pas pris en compte dans le niveau de réussite est à signaler : les infrastructures scolaires.

6.      La prolifération des établissements scolaires

Force est de constater que le nombre d´établissements scolaires autorisé à exercer a augmenté de manière exponentielle pendant cette décennie. Des autorisations sont délivrés à tour de bras, sans une inspection préalable sur la moralité du demandant encore moins sur l´espace où l´activité va s´exercer. Des « affairistes véreux » à la recherche du gain facile ouvrent des écoles afin de s´enrichir rapidement avec des « publicités mensongères » qui n´ont rien à voir avec leurs établissements au détriment des élèves qui y sont affectés et des parents. La qualité du personnel recruté est à désirer.

Ainsi naquirent écoles-boutiques situées près d´espaces de loisirs, de maquis et autres restaurants, de marchés et voiries où le bruit est un facteur nuisible à l´apprentissage et cause de maladie psychiques et sensorielles.

Je vous épargne le fait que le pouvoir était aux mains des « professeurs » qui nous avaient promis une refondation de la Côte d´Ivoire. Ce qui présumait d´emblée une bonne politique en matière d´éducation surtout par l´exemple. Mais hélas et mille fois hélas, ce ne fut qu´une gageure. Et les résultats de cette gestion sont là : tristes et révoltants.

Cependant, il est à espérer que cette décennie soit loin derrière nous. Car des perspectives meilleures se présentent à nous avec une bonne visibilité. Il n´y a qu´à lire le Programme National de Développement et se faire un idée. Pour les plus sceptiques, je les ramène aux actes que le nouveau gouvernement pose chaque jour en matière d´éducation par la réhabilitation, la construction de nouvelles infrastructures éducatives.

La nouvelle Université renaîtra sous peu afin d´accueillir les admis de cette année également. A cet effet, j´aimerais relever un abus de langage qui est généralement fait sur les étudiants bacheliers qui jusque-là n´ont pas encore pris de cours à l´université. On parle de « quatre générations qui attendent depuis plus d´un an la rentrée universitaire ». Il n´est pas exact de le dire. Selon le dictionnaire Le Larousse, une génération c´est l´espace de temps qui sépare chacun des degrés de filiation. Il y a environ 3 générations dans un siècle. Autrement dit, il serait exact de dire quatre promotions car il s´agit de l´ensemble de personnes entrées la même année à l´école.  

Les facteurs de ce faible niveau de réussite dans notre système éducatif étant répertoriés, il appartient à l´autorité de tutelle, au gouvernement, au secteur privé et à tous les acteurs de la société d´entrevoir des réflexions co-constructives débouchant sur des solutions durables pour le TRIOMPHE DE L´ÉLÉPHANT.

En mode liquide,