Député de Port-Bouet avec ses bureaux à Cocody!

Nous travaillons pour servir uniquement l’intérêt des Ivoiriens disait Konan Kouakou Bertin ( Député de Port-Bouet) lorsqu´il recevait Konaté Navigué ( Président de la Jeunesse du Front Populaire Ivoirien)  dans ses bureaux de Cocody II-Plateaux ( in Notre Voie du 04 juin 2014)

Oui, vous avez bien lu. Il est député de Port-Bouet mais il a ses bureaux aux II- Plateaux (Sic!). Et ils sont nombreux nos cherss élus, qui comme KKB, ont leur bureau à Cocody au lieu de les avoir dans leur circonscripion électorale respective.

Eh bien, si notre honorable KKB veut véritablement servir uniquement l´intérêt des ivoiriens et principalement ceux de Port-Bouet qu´il représente à l´Assemblée nationale, c´est le lieu de commencer à se chercher un local à Port-Bouet afin de s´y installer. Ainsi, il pourra être plus proche de ses concitoyens pour les écouter, répondre à leurs préoccupations et apporter des clarifications sur les lois qui lui sont présentées à l´Assemblée Nationale. Jusque-là, notre très cher Honorable KKB ( ès-jeune) n´a pas encore introduit de proposition de loi ( jeunesse, social, emploi, éducation) visant à réduire les problèmes de Port-Bouet représentatifs de ceux de la Côte d´Ivoire.

Il en va de même de tous les autres élus sans exclusive qui ont leur bureau à Abidjan , ou hors de leur circconscription électorale qu´ils fuient comme la peste.

Très chers honorables et élus, il y a du travail au pays. Le gouvernement fait sa part, il vous appartient de faire la vôtre. Ce n´est qu´ainsi que la population ivoirienne dira que vous travaillez pour servir uniquement l’intérêt des Ivoiriens et non pour plaire aux individus.

Sinon, depuis votre élection ( législative, municipale, conseil régional), vous faites très très peu pour votre circonscription . Par contre, vous êtes prolixes dans l´arène avec vos prises de position et nous avons le sentiment que vous ne cherchez qu´à plaire aux individus. 

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Réflexions liquides sur les élections municipales et régionales en Côte d´Ivoire

Dans sa déclaration du 26 avril dernier, le Président de la CEI (Commission Électorale Indépendante)  a publié le résultat des élections locales ( régionales et municipales) en Côte d´Ivoire.

Si ces locales ferment le cycle des élections  en Côte d´Ivoire, elles nous permettent de faire des réflexions sur les points suivants au vu des résultats des tableaux 1 et 2:

–  l´appel de parti politique à la non-participation de leurs militants et/ou sympathisants  à des élections locales,

– le mode de désignation des candidats dans les partis politiques et/ou groupement de partis politiques,

– la qualité du candidat indépendant sous nos tropiques

– la naissance d´un nouvel électorat ivoirien

Ci-dessous les résultats des élections Régionales et Municipales:

Liste de candidatures élues

Nombre de sièges

%

RDR

10

32,26

RHDP

09

29,03

Indépendants

06

19,35

PDCI-RDA

04

12,90

UDPCI

01

3,23

PDCI-UDPCI

01

3,23

Total

31

100

Tableau 1: Résultats des Conseils Régionaux

Liste de candidatures élues

Nombre de sièges

%

Indépendants

72

37,11

RDR

65

33,5

PDCI-RDA

49

25,26

UDPCI

45

2,58

RHDP

03

1,55

Total

194

100

Tableau 2: Résultats des Conseils Municipaux

1. L´appel de parti politique à la non-participation de leurs militants et/ou sympathisants  à des élections locales

Avant les élections municipales et régionales,  le Front Populaire Ivoirien ( FPI) ainsi que sa section Jeune ( la JFPI) ont appelé leurs militants et leurs sympathisants à ne pas y participer. L´UNG de Stéphane Kipré ( membre de La Majorité Présidentielle) en a fait autant. C´est le lieu de rappeler aux partis politiques ( de quelque bord qu´ils soient)  que le vote est un devoir pour tout citoyen qui jouit de tous ses droits civiques.

Certes, l´objectif de tout parti politique est d´accéder au pouvoir d´État et de le gérer pour une période de 5 ans renouvelable une fois. La manière d´y accéder est par la participation aux élections présidentielles et législatives. On peut donc bien comprendre qu´un parti politique fasse un appel à voter pour son parti ou oriente le choix de ses militants et du sympathisant. Lorsque celui-ci y accède, il appartient au président élu et à son parti et/ ou groupement de partis de désigner les personnes qu´il estime à même de pouvoir mener le programme de gouvernement pour lequel  il a été élu par le vote de lois permettant d´accomplir les objectifs de ce programme.

Cet appel à la non participation aux élections locales est incivique et est à proscrire des formations politiques qui bénéficient du financement des contribuables ivoiriens pour leur fonctionnement. La finalité de ces financements aux partis politiques (nous en parlerons dans un autre billet) est de leur permettre de former des hommes, des femmes et des jeunes à la gestion de la chose publique selon son orientation idéologique dans le strict respect des notions de citoyenneté, civisme et de civilité qui doivent être les mêmes qu´on soit de gauche ou de droite, socialiste ou libéral….

Par ailleurs, il est inacceptable que pour des élections locales ( municipales et régionales) où les électeurs ont le pouvoir de désigner le manager de leur commune/ région, un parti politique appelle ses militants et sympathisants à ne pas y participer quelque soit la raison évoquée.

Les partisans de la non participation de leurs militants aux élections municipales et régionales sont contents du faible taux de participation. Ils (FPI, UNG), quoique LIDER n´ait pas fait cet appel, avancent des taux de participation de 13 ou 15 %, s´en réjouissent et font des interprétations démagogiques; alors que la CEI indique des taux de participation plus de 30%.

Au-delà du taux de participation de ces élections locales, les militants du FPI, UNG devront faire contre mauvaise fortune bon cœur durant 5 ans, car il seront « gérés » au niveau local (commune et  région) par des listes qu´ils n´ont pas choisi. J´ose espérer que ces militants « manipulés » contribueront néanmoins à la réalisation du bien-être et de la qualité de vie de leur espace commun par leur participation active aux activités de la commune et de la Région avec la liste élue dont le mode de désignation sera l´objet du second point.

2. Le mode de désignation des candidats dans les partis politiques et/ou groupement de partis politiques

Le mode de désignation des candidats au niveau des partis politiques et/ ou groupement de partis politiques fut un véritable casse-tête ivoirien (pour ne pas dire chinois) tant pour les militants, les sympathisants et les observateurs de la sphère politique en Côte d´Ivoire.

Pour la plupart des partis politiques ayant pris part à ces élections locales, il n´y a pas eu d´unanimité sur le choix des têtes de liste du candidat du parti dans certaines circonscriptions. Pour toute explication, certains partis politiques ont dit avoir organisé des « primaires » au niveau de la base pour désigner leur candidat, quand d´autres disent avoir utilisé des « critères scientifiques » pour choisir leur champion.

Les résultats de ces élections municipales et régionales nous montrent aisément que ces « primaires » et ces « critères scientifiques » sont clairement discutables au niveau des partis politiques eux-mêmes. Il s´agit plutôt de « méthodes » partiales pour parachuter des candidats imposés par Abidjan (toutes  les Directions de Partis Politiques s´y trouvent) aux militants et aux sympathisants. Ces élections locales doivent pousser nos partis politiques à mener une réflexion pertinente et critique sur leur mode de désignation des candidats aux différentes élections qui ne fasse l´objet de contestation objective.  Auquel cas, nous assisterons à l´émergence des candidats indépendants.

3. La qualité du candidat indépendant sous nos tropiques

Les élections locales d´avril dernier, nous ont permis de distinguer trois qualités de candidats indépendants:

a) Le contestataire du choix du parti politique

Cet indépendant a décidé d´aller contre le choix de son parti politique. Car il estime que le mode de désignation qui ne l´a pas choisi a été injuste. Des partis politiques sont allés jusqu´à exiger un cautionnement aux pré-candidats à la candidature interne. Est-ce pour éviter des candidatures farfelues? Des bases de partis ont élaboré des critères de choix de leur candidat qu´elles ont soumises à leur direction afin de désigner elles-mêmes leur représentant légal mais ceux-ci ont été bottés en touche pour des raisons qu´on ignore.

Pour en revenir à ce contestataire du choix du parti, il a été toujours avec la base au moment des braises, il l´assiste et vit quotidiennement avec elle. Lui et sa base estiment que la direction n´est pas juste en désignant un « inconnu » parachuté depuis Abidjan la Capitale pour représenter le parti.

b) Le réfractaire à l´appel du FPI, UNG, LMP à ne pas participer aux élections locales

Celui-ci a fait fi de l´appel de son parti ( FPI principalement)  à ne pas participer aux élections municipales et locales. Ce candidat a mis en avant sa capacité d´Agent de développement au profit de la commune. Car pour lui, il ne s´agit nullement d´un poste politique. Cet indépendant est à féliciter car il a une haute notion de sa citoyenneté, du civisme et de la démocratie.

D´ailleurs, au lendemain de la publication des listes de candidatures, les candidats de ces deux premières catégories ont été soit sanctionnés, soit exclus de leur parti car ils ont osé défié leur Parti.

c) Le véritable candidat « indépendant »

Et pour terminer avec les indépendants, il y a ces candidats qui ne sont fichés dans les deux catégories précédentes, et qui viennent s´essayer à la politique de développement local. Généralement, ce sont des personnes prospères dans leurs activités professionnelles respectives ( administration publique, secteur privé ou professions libérales). Ils estiment que l´heure est venue d´apporter leur expérience dans la gestion de la Commune et/ ou de la Région. C´est-à-dire manager autrement la commune et/ ou région avec des outils non « politiciens » afin d´améliorer les conditions de vie de la population de la Commune ou de la Région.

Les résultats que nous avons connus lors de ces dernières élections municipales et régionales nous ont permis d´assister à l´émergence d´un nouvel électorat naissant en Côté d´Ivoire.

4. La naissance d´un nouvel électorat ivoirien

L´électorat ivoirien est à féliciter au vu des résultats de ces élections municipales particulièrement. Les candidats indépendants occupent la première place avec 37,11 % des sièges contre 33,5 % pour le RDR, 25,26 % pour le PDCI et 2,58% pour l´UDPCI.

Les partis politiques de Côte d´Ivoire ( RDR, PDCI, UDPCI, FPI, LIDER etc.) doivent comprendre que la période du « bétail électoral » est loin derrière nous. Cette époque où on appelait à voter ou à s´abstenir de voter au nom d´Un tel ou Tel Autre est révolue. Le militant et le sympathisant de partis politiques font librement leur choix en âme et conscience, et savent qui peut soit les représenter dignement soit défendre leurs intérêts et leur apporter le bien-être qu´ils recherchent tant.

Le nouvel électorat ivoirien commence à connaître la place qui est le sien et sait se faire courtiser par sa capacité de réflexion, de pensée et de critique sur les sujets qui concernent la vie de la Nation Ivoire. Et il le fait sans tabou car il sait de quoi il parle.

Le nouvel électorat ivoirien aspire à être ce « faiseur de roi » qui défend l´intérêt commun. Il appartient au « roi » de savoir le lui rendre pour que l´idylle continue.

Pour cela, il appartient maintenant aux élus ( de partis politiques, les indépendants de toutes catégories) de mériter de la confiance de leur électorat ( militants, sympathisants etc.) en les mettant au cœur de leur quinquennat municipal et/ou régional.

De nouvelles « trahisons » de l´électorat sont entrain de pointer du nez au sein des listes: des indépendants après leur victoire veulent retourner à la maison; ou encore, des listes battues sont en pleine tractation pour « acheter » les voix de conseillers de l´adversaire gagnant pour être maire ou président de Conseil Régional (il est bon de rappeler que la constitution de la liste définitive du Conseil Municipal se fait à la proportionnelle des voix obtenues par chaque liste).

Chers conseillers municipaux et régionaux, nous vous avons à l´œil et observons vos faits et gestes. De votre choix qui doit être le prolongement du nôtre ( votre liste a gagné grâce à nous) , dépendra votre continuité politique à un mandat électif dans cinq ans!

À bon entendeur…!

Des interdictions de manifester en Côte d´Ivoire

Lors du Journal Télévisé de 20 heures de la Radiodiffusion Télévision Ivoirienne du vendredi 15 février, le journaliste David Mobio a lu un communiqué émanant du Ministre d ‘Etat, Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité portant interdiction de trois manifestations prévues pour le samedi 16 février 2013 et sur le même site afin de faire respecter l’arrêté du Maire de la commune de Yopougon qui les interdisait.
Les 3 manifestations concernées étaient:
1. le rassemblement des démobilisés ayant appartenu à des forces belligérantes pendant la crise postélectorale pour interpeller le Gouvernement sur leur situation socio professionnelle;
2. un meeting de la Jeunesse du Front Populaire Ivoirien ( JFPI) pour réclamer la libération de M. Laurent Gbagbo et
3. un regroupement de parents des victimes de la cris postélectorale pour réclamer justice en rappelant à la mémoire collective le sort injustement subi par leurs parents défunts.
Selon la Mairie de Yopougon, les raisons qui justifient l´interdiction desdites manifestations sur le même espace sont:
– les risques de graves débordements avec morts d´hommes comme ce fut le cas le 06 avril 2012 à la Place FICGAYO dans la même commune;
– les réactions hostiles d´une importante frange de la population relayées par la presse;
– le contexte préélectoral de grande sensibilité à quelques semaines du scrutin des Conseillers Régionaux et Municipaux.

Le communiqué termine en ces termes  » le Ministre d’Etat, Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité en appelle au sens civique des initiateurs de ces manifestations pour s’en tenir scrupuleusement au respect de la décision du Maire de Yopougon bien conforme à la réglementation en vigueur relative au maintien de l’ordre et de la tranquillité publics ».
Suite à cette mesure d´interdiction, les avis sont diversement partagés sur cette décision de la mairie de Yopougon, entérinée par le Ministère de tutelle chargé du maintien de l´ordre public, les uns parlent de déni de la liberté de manifester dans un état démocratique quand d´autres soutiennent la décision de la tutelle d´éviter des risques graves de débordements.
Je me ferai l´économie de plancher sur le bien-fondé de l´objet des manifestations qui voulaient être organisées à la Place CP1; cependant je m´appesantirai sur le rôle de la municipalité dans la gestion des évènements sur les espaces publics des collectivités.
S´il est juste que la Mairie veuille bien éviter des risques graves de débordements, il n´en demeure pas que des trois organisations demanderesses du sésame d´organiser une manifestation, il y a une qui a vu ses droits de s´exprimer bafoués. En effet, l´organisation d´une manifestation publique dans une commune fait l´objet d´une procédure auprès de la municipalité.
S´il est vrai que les trois organisateurs ont correctement suivi la procédure pour une demande d´autorisation de manifester, le bon sens aurait voulu que l´autorisation soit accordée au premier demandeur en appliquant le « first-come, first -served » comme le disent si bien les Anglais et le faire savoir aux autres organisateurs; de sorte qu´ils puissent prendre leur disposition afin de trouver un autre espace à même d´accueillir leur manifestation ou trouver une autre date qui leur conviendrait au cas où ils voudraient le même espace. Au lieu de cela, le Ministère de l´Intérieur a suivi la Mairie de Yopougon d´interdire la manifestation aux trois organisations suscitées.
Le Ministère de l´Intérieur en interdisant la manifestation aux trois organisateurs a refusé la liberté de manifester à l´une des trois organisations qui était dans son plein droit alors que les deux autres organisations auraient dû voir leur demande refusée pour la date du 16 février.
Toute mairie disposant d´un registre où sont mentionnées toutes les demandes de manifester dans l´ordre chronologique avec numéro d´enregistrement, date et heure de réception etc…
À partir du moment où une organisation reçoit une autorisation de manifester, il lui appartient de respecter la règle des 3 C dans un État: Citoyenneté- Civisme et Civilité. Il en est de même pour l´Autorité Policière qui tous pris dans leur individualités sont des citoyens et/ou résidents.
Ce n´est qu´ainsi que l´État démocratique que nous appelons de tous nos vœux sera une réalité pour Toutes et pour Tous.