La FIF de Sidy Diallo et ses bilans qui n´arrivent jamais!

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Éliminée en quart de finale par le Nigéria lors de la Coupe d´Afrique des Nations 2013 en Afrique du Sud, la Fédération Ivoirienne de Football dirigée par Sidy Diallo assumait sa responsabilité et promettait tirer les leçons de cette contre-performance. La FIF est même allée plus loin en promettant à la Côte d´Ivoire et à son gouvernement à travers son ministre des sports M Alain LOBOGNON des séances de travail afin de mener une réflexion sur le football ivoirien. Ce fut en février 2013!

Depuis plus rien, Sidy et son équipe ont continué jusqu´au mondial de Brésil 2014 avec son flambant et nouveau titulaire du parchemin d´entraîneur. Et rebelote!

Un extrait du communiqué de juillet dernier du Président Sidy: « La FIF assume la responsabilité de cette contre-performance, rassure les Ivoiriens sur sa détermination à tirer les leçons de cette non-qualification et à prendre toutes les dispositions nécessaires pour les futures échéances. Notamment, les éliminatoires de la CAN 2015 qui débutent dès septembre 2014. Elle entend, dans les prochains jours, faire au Gouvernement, aux Dirigeants de club et à l’opinion sportive nationale, le bilan complet de la participation des Eléphants au Mondial 2014″.

Si les dirigeants de club ont pu être « informé » ( selon les comptes rendus de la presse ivoirienne), le gouvernement et l´opinion sportive nationale sont toujours dans l´attente de ce fameux bilan complet de la participation des Éléphants au Mondial 2014. Nous avons même appris que l´émission télé à la RTI a même été annulée à la dernière minute. Dribble digne de Garrincha.

En lieu et place des bilans ( CAN 2013 et Mondial 2014) promis par Sidy et la FIF, c´est à une course de vitesse digne d´Usain Bolt ou de Cristiano Ronaldo que nous sommes entrain d´assister en ce moment pour récruter un sélectionneur/ entraîneur pour notre équipe nationale. Après un appel à candidature qui frise un amateurisme total. Même une PME aurait fait mieux dans l´annonce de l´offre en détaillant les critères. Au lieu de cela, tout est plus que flou comme la gestion actuelle du football ivoirien .

Côte d´Ivoire, voilà pays! Comme dirait l´acteur ivoirien Magnéto!

Sous Jean Brizoua-Bi, la Côte d´Ivoire a organisé sa première Coupe d´Afrique des Nations en 1984 et la FIF s´est dotée d´un siège moderne.

Sous Dieng Ousseynou, la Côte d´Ivoire a remporté sa première Coupe d´Afrique des Nations en 1992.

Sous Jacques Anouma, la Côte d´Ivoire participe consécutivement en 2006 et 2010 à la Coupe du Monde de Football en Allemagne et en Afrique du Sud .

Quel legs nous réserve Sidy Diallo à la fin de son passage à la tête de la FIF? Pour le moment, sa gestion et les résultats qui en découlent nous laissent entrevoir la mort certaine de notre foot.

Vivement un aggiornamento de notre football qui se meurt!

 

Désinformation, propagande et lavage de cerveau : Méthodes de manipulation de groupements politiques de la population ivoirienne!

« À chacun son petit français », « la Côte d´Ivoire est attaquée par les forces étrangères», « jamais ADO sera président de la Côte d´Ivoire » « si un étranger arrive au pouvoir, il vous arrachera toutes vos terres », « c´est un plan orchestré pour installer les étrangers sur les terres et en exproprier les autochtones », les « prophéties » de Malachie ou la fameuse guerre de 77 jours. Tels sont des extraits de déclarations entendues et lues de « leaders de jeunes », de personnalités politiques et de groupements politiques légalement constitués qui ont dirigé, et continuent de « participer » (à leur manière bien entendu) à la vie politique en Côte d´Ivoire.

Ces déclarations ne sont pas du tout fortuites. Il s´agit d´usage de stratégies de persuasion combinées à des techniques de coercition dont l´objectif est d´agrandir leur pouvoir ou étendre leur domination et créer la psychose sur les autres.

La situation sociopolitique de la Côte d´Ivoire mérite qu´on s´attarde sur ce phénomène dont l´objectif est le changement ou la transformation des personnes à travers une action clairement induite depuis l´extérieur : c´est la persuasion et/ ou la persuasion coercitive ou le « lavage de cerveau » pour le profane. Nous entendons régulièrement dire qu´ « un tel est manipulé », ou qu´ « il s´agit d´une manipulation grotesque » etc.…. D´ailleurs, une illustre personnalité pour justifier une décision antérieure avait même déclaré qu´ « il était possédé par Satan ». En effet, les Vénérables Maîtres, Guides Suprêmes, « Prophètes » et autres satans  ont remis le couvert.

Comme le disaient si bien Andersen et Zimbardo (1984, 197-198), « même dans des aspects mondains de notre vie, il existe un contrôle mental effectif ». Ainsi donc, nous, les citoyens, sommes dans une certaine mesure continuellement influencés et contrôlés dans notre vie ; surtout les réseaux de communication (télé et presses publics et/ou privés) qui permettent d´exacerber cette situation par leurs productions audiovisuelles et écrites. Les réseaux sociaux ces dernières années constituent également un puissant moyen de propagande et de désinformation.

Le lavage de cerveau n´est rien d´autre qu´une forme de rééducation de la pensée, ponctuée de perpétuelle guerre psychologique contre l´autre partie. Les événements de cette décennie, nous ont montré comment l´utilisation de ces techniques de « lavage de cerveau » dans la « captation » des membres et leur affiliation ont déchu notre société des valeurs morales et d´humanisme qui la caractérisait dans la sous- région et dans le monde.

En effet, au nom de la « Patrie », de la « Souveraineté » et que sais-je encore, des Groupes d´Autodéfense, de Jeunes Patriotes, de milices et autres Agora se sont créés et faisaient la loi au vu et au su des autorités gouvernementales dans la zone sud du pays après septembre 2002. De sorte qu´ôter des biens, la vie humaine au nom de la « Patrie » ou de la « Souveraineté » était devenu un jeu d´enfant pour ces personnes. À la faveur de la crise postélectorale, des choses atroces se sont passées dans ce pays et certains y sont allés jusqu´à créer le fameux « article 125 ». Youtube foisonne de vidéos d´atrocités qui ont été commises pendant cette période. Cette première quinzaine du mois d´août a vu resurgir des actions d´attaques perpétrées par des « inconnus » préparant un « certain match retour » un autre nom de la bêtise humaine MADE IN CÔTE D´IVOIRE.

Il est bon de savoir comment des personnes dotées de toutes leurs facultés mentales et psychiques ont pu et/ou peuvent être influencées par les utilisateurs des techniques de persuasion coercitive, jusqu´à commettre des actes ignobles, inimaginables en Côte d´Ivoire.

En principe, il n´y a pas de profil définitif de personnalité qui permette de préjuger qu´Un Tel sera membre d´une milice, un groupe d´autodéfense ou d´un Agora ou pourrait être l´objet dune quelconque « prophétie » ou manipulation. Cependant, on pourrait parler de traits caractéristiques, d´un ensemble de tendances ou des facteurs de prédispositions qui font qu´un sujet soit vulnérable à une influence externe, et spécialement aux systèmes de persuasion et de manipulation exercés par des personnes, personnalités et/ou groupements politiques.

Dans ce tableau descriptif, nous reprenons certains facteurs essentiels de vulnérabilité. Ils constituent le fait que des personnes se laissent « séduire » par le processus de captation et de « conversion ». Une catégorisation qui permet d´évaluer l´abus psychologique comme le lavage de cerveau et les stratégies de persuasion qui sont mises en place dans des groupes humains.

1         Isolement

1.1  Isolement de la famille

1.2  1solement des amis et du réseau d´appui social

1.3  Isolement du travail, des études et des loisirs

1.4  Isolement dans un autre lieu de résidence

2        Contrôle et manipulation de l´information

2.1  Manipulation de l´information

2.2 Manipulation du langage

 

3        Contrôle de la vie personnelle

3.1  Contrôle- abus de l´économie

3.2  Contrôle des activités et de l´usage de son temps

3.3  Contrôle-inspection du comportement

3.4  Contrôle des relations affectives et de la vie sexuelle

3.5  Contrôle- Affaiblissement de l´état psychophysique

3.6  Contrôle sur la propre vie

4         Abus émotionnel

4.1  Activation intéressée des émotions positives

4.2  Exigences d´engagement affective et enthousiaste

4.3  Méprise, humiliation ou rejet

4.4  Manipulation du sentiment de culpabilité

4.5  Induction à la confession de conduites, pensées et sentiments « déviationnistes »

4.6  Accord du pardon

5        Endoctrinement à un système de croyance absolue et maniquéenne

5.1  Reconstruction négative du propre passé et de sa propre identité

5.2  Dénigrement de la pensée critique

5.3  Exigence d´une pleine identification avec la doctrine et son application

5.4  Imposition de la doctrine au dessus des personnes et des lois

5.5  Glorification de l´endogroupe et refus envers l´exogroupe

6        Imposition d´une unique autorité et extraordinaire

6.1  Imposition d´une autorité absolue

6.2 Implantation d´une croyance aux qualités spéciales du leader

Catégorisation-guide pour l´évaluation d´un abus psychologique dans un groupe

Ces catégorisations peuvent être subdivisées en deux groupes : le premier groupe est constitué des trois premiers types renferment l´isolement, le contrôle de l´information et les autres contrôles de la vie quotidienne. Les trois autres types, qui sont de caractère personnel : les émotions, les cognitions (les connaissances) et le comportement, constituent le second groupe. Rappelons que ces catégories interagissent entre elles et ne sont pas du tout exclusives.

Voyons dans la pratique comment une frange de la population ivoirienne a vécu cet abus psychologique en toute règle.

Avant la crise de 2002, le leader du FPI, alors parti d´opposition, disait qu´avec 10 milliards tous les problèmes de l´Université seraient résolus. Les jeunes d´alors (étudiants y compris) avaient cru en ce parti, surtout qu´on préférait un civil à un militaire (lors des présidentielles de 2000).

Puis arrive 2000 et ses « élections jugées calamiteuses », les deux premières années aucun des problèmes de la jeunesse comme celui de l´Université n´a pu être résolu que survint la crise de 2002.

Tout le programme de gouvernement est mis en berne. Il faut défendre la « Patrie » et la « Souveraineté » du pays. De qui ? Eh bien, défendre la « Patrie » et la « Souveraineté » contre d´autres ivoiriens qui ont pris les armes pour revendiquer leur citoyenneté ivoirienne mise à mal par des groupements politiques.

Un appel est lancé pour empêcher les autres de s´approprier notre pays. Qui sont ceux qui répondent à l´appel ? Notre jeunesse, en majorité estudiantine et/ou sans emploi. Certains laissent leurs études en Europe pour venir organiser ceux qui sont en place et les galvaniser. Chanteur, ancien international sportif, étudiants, « sorbonnards » (ceux de Cote d´Ivoire) se reconvertissent en « leaders de jeunesse ». On assiste alors à la création de mouvements patriotiques, de groupes d´autodéfense, de front de libérations et autres Agora. Pour mieux canaliser toute cette énergie débordante et savoir l´utiliser. On procède, à des recrutements sur des bases subjectives, puis ces jeunes sont confinés dans des espaces où ils subissent un isolement afin de procéder à une rééducation de leur pensée. Ils quittent famille, amis, études, maisons ou autres emplois pour défendre la « Patrie ». Cette rééducation de la pensée passe par manipuler (tronquer) l´information qu`ils reçoivent de la crise vécue. Et formater leur langage. Dans ces espaces également, un travail de contrôle régulier est fait afin de vérifier si la vie personnelle est conforme à l´enseignement qu´ils y reçoivent. Il fut un temps, où nous les voyions dans les rues de nos villes, faire des exercices physiques sous l´instruction de « militaires » pour être prêt à défendre le pays « les mains nues ». Dans certains groupes dits d´autodéfense, on leur apprend même l´usage et le maniement des armes. D´ailleurs, ils ont eu maille à partir avec des populations riveraines (220 Logements à Adjamé, Yopougon etc.)

Puis survint que l´Université décide d´augmenter les frais d´inscription à cinquante mille francs au lieu de six mille. Les producteurs de café et cacao mettent à la disposition de la Présidence de la République d´alors un fond afin de prendre en charge une partie de ces frais d´inscription. Jusqu´à ce jour, nul ne sait la destination de cette somme d´argent. Mais pendant ce temps, la FESCI mouvement estudiantin prend faits et causes pour le pouvoir d´alors et constitue une milice en puissance prête à défendre le pouvoir d´alors. Les actes de défiance à leurs maîtres sont connus sans compter la violence qu´ils font subir à leurs camarades étudiants ne partageant pas la même opinion.

D´ailleurs, après la crise postélectorale, la décision de fermeture des universités par l´actuel gouvernement n´a pas été du tout vu d´un bon œil par l´ancien pouvoir. Car cela représentait une perte humaine importante avec la fermeture de toutes les cités universitaires. Une certaine presse annonçait la clochardisation de ces étudiants. Les images récentes des travaux de réhabilitation de nos Universités disent le contraire de cette « prophétie » que cette presse avait annoncée tantôt.

Ensuite, nous avons noté comment des « guides religieux » ont continué l´instrumentalisation d´une autre frange de la population dans leurs « temples » et/ou « mosquées » en présentant l´un comme béni de Dieu, envoyé de Dieu et les autres qui seraient l´envoyé du Diable ou les pions de l´étranger.

En effet, cette diabolisation de l´Autre participe de l´endoctrinement et tout acte contraire à ce qui est appris est considéré comme une trahison.

Ne disposant plus des moyens d´État tels la Télé ou la Radio, cette désinformation, cette propagande et ce lavage de cerveau ont pris une dimension différente avec l´avènement des réseaux sociaux alors que le gouvernement actuel est entrain de faire des mains et des pieds pour rétablir une base saine permettant le développement et la réalisation de tout un chacun. Il n´y n’a de jour où le gouvernement actuel ne reçoive pas de critiques non constructives. Certes il faut faire des critiques mais que celles-ci servent à rectifier ce qui est et améliorer ce qui est entrain d´être fait.

Dans un prochain billet, nous allons tenter d´ébaucher des pistes pour faire front à ce lavage de cerveau qui détruit notre jeunesse, la famille et la société ivoirienne car cette méthode de faire la politique sur le dos de la population est révolue.

Faire la politique autrement c´est faire bénéficier à tout le pays, les retombées de son programme de gouvernement et non qu´une minorité s´embourgeoise au détriment du peuple.

Citoyennement,

Vous avez dit Au nom de l´honneur…..?

Il y a quelques jours, j´ai suivi avec beaucoup d´intérêt des échanges entre abonnés twitter sur la suspension de la diffusion de la série « Au nom de l´honneur » des antennes de la RTI (Radiodiffusion Télévision Ivoirienne) qui est une chaîne publique.  Certains y voyaient la main de « talibans » instaurant « un pays islamique » en Côte d´Ivoire quand  d´autres défendaient « la laïcité » dans notre pays.

N´ayant pas vu le film, je me suis rabattu sur trois billets qui en parlaient pour être situé et pouvoir donner ma position.

Deux billets sont de deux écrivaines ivoiriennes : Fatou Kéita (sur le blog de Ghislaine Atta, journaliste Web à Fraternité Matin quotidien Ivoirien d´informations), Yehni Djidji (qui est également bloggueuse et a bien d´autres cordes à son arc) et le troisième est de Hadj D.F extrait du site de Radio Al Bayane (Radio Islamique de Côte d´Ivoire)

Loin de moi, l´idée d´être l´avocat défenseur  de la communauté qui a réussi à faire censurer cette série des chaînes d´une télévision publique. Comme le dit le texte publié sur le site de la Radio Al Bayanne, « …c´est le triomphe de la sagesse. Le contexte socio politique actuel de la Côte d´Ivoire, sa configuration multiculturelle exigent une hauteur de vue dans le traitement de certains sujets aussi sensibles…. de l´ordre du religieux. Il n´y a donc pas de gâteau à partager, de victoire à fêter, le bons sens a simplement prévalu » et termine en ses termes « Au nom de l’honneur, le tout était de préserver notre héritage commun de foi, de moralité et de paix. C’est toute la Côte d’Ivoire qui gagne, sans déshonneur ».

Autrement dit, la communauté ayant demandé le retrait de cette série a voulu préserver son héritage commun de foi, de moralité et de paix. Car les médias constituent un canal très délicat qu´il faut gérer avec beaucoup de tact et de parcimonie. À ce sujet, je n´ai pas de leçons à donner aux Ivoiriens qui en avons fait une amère expérience tout récemment ainsi que les effets collatéraux qui en ont découlé.

Du zapping….

Fatou Kéita termine sa réflexion en disant que si le téléspectateur n´est pas content du programme  il pourrait zapper (changer de chaîne) et au pire des cas éteindre son téléviseur et faire autre chose. J´aurais été d´accord avec l´aînée Fatou Kéita s´il s´agissât de chaînes privées. Mais hélas, la RTI 1ere chaîne, est un établissement  public créé le 26 octobre 1962 par  l´Assemblée Nationale de Côte d´Ivoire et qui a commencé à émettre à partir du 07 août 1963. Sa mission était « d´informer, éduquer et distraire le public ». Bien que son statut juridique ait changé entre temps, la RTI est actuellement un EPN (Etablissement Public National). Jusqu´à preuve du contraire, la Première chaîne de la RTI est toujours Publique. Pour ceux qui en doutent encore, ils pourront consulter les attributions et les missions de la RTI sur www.rti.ci ou sur le site du ministère de la communication (ministère de tutelle).

De notre constitution…

Et à cet effet, le caractère public de la RTI donne le droit à tout citoyen de revendiquer l´application in-té-gra-le de ses attributions et missions en accord également avec  la constitution ivoirienne adoptée en juillet 2000 par le Peuple Souverain de Côte d´Ivoire qui :

– oblige les autorités publiques à l´obligation d´assurer le respect, la protection et la promotion des droits inaliénables à la vie, à la liberté, à l´épanouissement de leur personnalité et au respect de leur dignité (cf. article 2)

– interdit la torture morale (cf. article 1)

– oblige l´État à assurer la protection de la famille qui constitue la cellule de base de la société (cf. article 5)

– oblige l´État au devoir de sauvegarder et de promouvoir les valeurs nationales de civilisation ainsi que les traditions culturelles non contraires à la loi et aux bonnes mœurs (cf. article 7),

– oblige l´État et les Collectivités publiques à veiller au développement de la jeunesse. (cf. article 8)

–  garantit la liberté de pensée et d´expression (liberté de conscience, religieuse ou philosophique) sous réserve du respect de la loi, des droits d´autrui… (cf. article 9),

– garantit à chacun le droit d´exprimer et de diffuser librement ses idées (cf. art.10).

Car comme le disait  le sportif anglais Doug Larson « l´erreur est humaine, admettre la sienne est surhumain ». Que la RTI accepte le retrait de la série « Au nom de l´honneur » de sa grille des programmes est un fait à saluer et à encourager.

Certes,  l´article 127 de la Constitution stipule que  la forme républicaine et la laïcité de l´État ne peuvent faire l´objet d´une révision, mais cela ne signifie nullement donner un blanc-seing à l´Autorité Publique ou au secteur Privé pour faire de nous ce qu´ils veulent.

C´est également le lieu d´interpeller ceux qui pensent à une quelconque victoire de talibans, de musulmans ou d´extrémistes de l´islam de ne pas dévoyer la requête de la communauté plaignante. À cet effet, j´ai beaucoup apprécié avec un brin de sourire les interrogations de Yehni Djidji qui se demandait comment  faire une demande pour annuler d´un programme à RTI ? J´imagine qu´elle doit avoir une liste assez longue. Je suis persuadé que nombreux sont les ivoiriens qui aimeraient voir disparaître de la grille des programmes de nos chaînes publiques des films, séries, émissions etc.… En outre, elle ébauche d´ailleurs des programmes susceptibles d´être supprimés et s´interroge sur la possibilité de l´étendre à d´autres médias. Tous ceux qui pensent ainsi n´ont pas tort parce que  nombreux sont ceux qui paient la redevance et veulent des productions qui les agréent.

Nous, citoyens de Côte d´Ivoire, n´allons pas être les éternels assistés de notre État à qui nous demandons tout. L´État mettra toujours à notre disposition ce qu´il pense être bon pour nous. Mais il nous appartient à nous en tant que « citoyen participant » de déterminer ce qui convient à notre société et demander de faire des rectifications qui aillent dans le sens du bonheur partagé. Car ce sont les citoyens qui constituent l´état et SA participation est attendue dans les orientations et les décisions du pays.

Lors de sa rentrée parlementaire, le nouveau président de l´Assemblée Nationale a dit qu´il avait décidé de désobéir à l´exécutif et que le Parlement de cette présente législature ne serait pas une caisse d´enregistrement des lois du Gouvernement.

L´effort de la communauté musulmane, qui a compris ce message, est à saluer et à encourager afin d´avoir une société active et participative efficiente. Mais cela dans le strict respect de notre constitution que nous avons adoptée et des lois qui régissent de notre nation.

Pour conclure….

Aujourd´hui, c´est la RTI, demain ce pourra être la presse privée avec les images dégradantes (photos de filles nues, accidents, blessures etc.…) qu´elles nous montrent quotidiennement  à leur Une et cela constitue une torture morale pour nous en flagrante violation de l´article 3 de notre Constitution. C´est également toutes ces entreprises de services (publiques ou privées) qui abusent de nous à longueur de journée. Nous payons avec des espèces sonnantes et trébuchantes, et en retour nous recevons un service de piètre qualité (des amis de twitter avec qui j´ai échangés sur le sujet s´y reconnaîtront et sauront de quoi je parle) sans broncher. Si nous pouvons dire quelque chose, c´est juste des débats de salon, ou virtuels (sur les réseaux sociaux) en attendant que l´État ne vienne résoudre nos problèmes.

Voudrions-nous continuez d´être ses « enfants gâtés » que l´État –Providence assiste de façon ubuesque ou voulons-nous enfin être des adultes engagés et conscients de leurs droits et devoirs  qui voudront défendre ce qui nous convient? Si la réponse est la seconde option, dans ce cas, nous devrons faire notre aggiornamento afin de nous adapter aux différentes transformations systémiques qui s´opèrent autour de nous. Cette première étape passe par connaître d´abord notre Constitution. Tout autre débat, sans aucun fondement préétabli et/ ou établi, ne fera que nous enfoncer dans le bourbier de notre imaginaire source de notre sous-développement.