FINI L´ÉTAT-PROVIDENCE DANS LE SPORT EN CÔTE D´IVOIRE!

Sory Diabate

 

Le financement de l´équipe nationale revient à l´État de Côte d´ivoire disait M Sory Diabaté Vice-président de la FIF ( Fédération Ivoirienne de Football) lors de sa conférence de presse du 22 décembre dernier pour éclairer l´opinion.

En effet, cette énième sortie du vice-président de la FIF n´est rien d´autre qu´une fuite en avant d´Augustin Sidy Diallo et son équipe dirigeante. Vouloir s´opposer coûte que coûte à son ministère de tutelle, en présentant un budget prévisionnel de 3.5 milliards pour la participation des éléphants à la CAN 2015 à Malabo.

Que la FIF se détrompe lorsqu´elle dit qu´une campagne de presse les fait apparaître comme des « voleurs, coupeurs de bourses ». Par contre, Sory Diabaté a bien raison de dire que le FOOTBALL MODERNE A SES EXIGENCES. Et ses exigences du sport en général, et du football en particulier, confirment la fin de l´État-providence que nous appelons de tous nos vœux dès 2015.

Notre argumentation s´articulera autour de deux axes: la fin de l´Etat providence dans le monde du sport et le bon usage des ressources que génèrent le sport.

  1. De la fin de l´État Providence dans le monde du sport

Il est temps pour notre monde sportif en général et particulièrement pour le football de comprendre que l´État Providence est terminé. C´est le lieu de rappeler que les années 90 et ses différents plans d´ajustements structurels ont marqué la fin de l´État Providence dans plusieurs d´activités de notre société. Malgré cela, ces secteurs ont su faire face à la nouvelle réalité du pays et ont su s´adapter. Néanmoins, l´État Providence a continué à exister dans le domaine du sport. Et sans risque de nous tromper, nous pouvons affirmer que le football constitue, à lui seul, près de 90% des milliards de franc CFA que l´État de Côte d´Ivoire a versés au monde sportif.

La loi Lobognon ( toute première Loi sur le Sport en Côte d´Ivoire depuis notre État est indépendant) adoptée par la majorité de notre Assemblée Nationale en décembre 2014 vient à point nommer pour sortir de l´amateurisme dans lequel baignait le monde du sport en Côte d´ivoire. Des fédérations sportives ivoiriennes qui crient à l´ingérence dès que la tutelle leur demande des comptes sur l´utilisation de l´argent qu´elles reçoivent.

Sory Diabaté nous dit que le texte sur le financement des équipes nationales existe sans nous montrer un quelconque décret, circulaire etc. Si ce texte existe réellement qu´il nous le montre afin que l´opinion soit située. Dans le cas contraire, cette pratique qui est devenue une norme de nos fédérations sportives doit disparaître dès fin décembre 2014. J´en appelle au civisme du Ministre Lobognon sur ce point.

L´enveloppe du portefeuille « subventions » peut servir à constituer un important patrimoine immobilier (infrastructures sportives) pour le Ministère de la Promotion de la Jeunesse, des Sports et Loisirs afin que toute la population ivoirienne puisse en bénéficier. Hormis le taekwondo ivoirien qui va se doter d´une salle qui lui appartient, les autres fédérations ne disposent d´aucun bien immobilier propre alors que les sponsors frappent aux portes de nos fédérations.

2 . De l´usage des ressources générées par le sport

Comme l´affirmait Sory Diabaté, le football moderne a ses exigences. D´une part, les entreprises qui veulent avoir une bonne visibilité de leurs produits et/ou services associent leur image à celles des équipes de sport tels le football et à ses athlètes en y investissant des milliers de millions de francs CFA. La FIF de Sidy Diallo refuse que la Côte d´Ivoire veuille voir clair dans ses contrats sponsoring en brandissant le bouclier de l´autonomie. C´est le lieu de rappeler à la FIF , que les plus de dix sponsors ( dont je ne ferai la publicité ici ) qui apparaissent sur leur site web n´ont pas signé avec notre équipe nationale de football grâce aux canons de beauté de Sidy Diallo et son équipe. Encore moins à leurs capacités managériales. Non, non et non!!! C´est d´abord parce que ces sponsors ont des activités commerciales en Côte d´Ivoire. Ces entreprises investissent dans le football grâce à l´apport des consommateurs ivoiriens qui achètent leurs produits et services. Si ces sommes n´étaient pas investies dans le football, lesdites entreprises les auraient été reversées comme impôts après déduction de leur bénéfice d´exercice à l´Etat de Côte d´Ivoire. Ce qui aurait aider le gouvernement à financer les secteurs prioritaires tels l´éducation, la santé, les infrastructures routières et payer le salaire des Agents de la Fonction Publique etc. En outre, l´équipe nationale de Côte d´ivoire est constituée de athlètes d´ivoiriens comme l´exige l´instance suprême de la FIFA. Autrement dit, la FIF ne peut pas utiliser des joueurs ivoiriens pour avoir de gros contrats de sponsoring, puis nous narguer en arguant que la FIF est une institution autonome. La FIF ne vient pas de Mars ni de Jupiter mais plutôt d´un espace de la planète Terre appelé Côte d´Ivoire. Une partie de la somme de nos égéries du football qui associent leur image à notre pays et à ces entreprises doivent leur être versée comme primes. Nos athlètes ne doivent pas être la vache à lait de la FIF. Donc, toute somme reçue, au nom de ce pays et ou d´un citoyen de ce pays, doit faire l´objet d´une gestion saine et transparente. Le pays a sa dignité qui est au-dessus de la dignité de Sory Diabaté et compagnie.

D´ailleurs, les dirigeants de clubs ne disent pas autre chose. Voici une fédération à qui ses membres réclament une Assemblée Générale depuis longtemps. Aucun bilan n´est fait depuis au moins deux ans. Et cela n´émeut nullement les partisans de Sory Diabaté et al. qui disent que le football moderne a ses exigences. Il ne s´agit pas seulement de demander des milliards à l´État, mais il s´agit aussi de faire le bilan financier des sommes que la fédération reçoit. Malheureusement, les exigences du football moderne n´interviennent que lorsqu´il faut établir un budget de participation à une CAN ou à une Coupe du Monde. Dès cet instant, nos experts du football moderne s´invitent dans l´élaboration du budget avec des chapitres vraiment modernes comme « actions du président » (sic)! Eh Côte d´Ivoire, voilà pays!

Ces bilans financiers des saisons précédentes demandés par les dirigeants de clubs à l´équipe dirigeante ont provoqué le retard dans le démarrage de la nouvelle saison. Le dégât collatéral de ce fait a été la mauvaise préparation du Séwé Sport de San Pedro pour la Coupe de la CAF qu´il a d´ailleurs perdu. Vous avez dit agir contre l´intérêt du pays mais pour des intérêts égoïstes!

Si Sory Diabaté et la FIF ne veulent pas apparaitre pour la postérité comme des « voleurs, coupeurs de bourses » ( l´expression est de Sory himself) qu´ils gèrent tout franc reçu de l´État et des sponsors dans la transparence.

J´ai dit.

 

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Mondial 2014: Sidy, où sont passés les 4, 750 milliards de la FIFA ?

ASD

Le 31 juillet dernier, le président de la Fédération Ivoirienne de Football avait convié la presse sportive à une conférence de presse pour , selon lui, faire le bilan de notre participation à ce rendez-vous du gotha mondial du football au Brésil. En lieu et place d´une conférence de presse, j´ai plutôt assisté à une causerie entre Sidy et ses copains journalistes. Les points évoqués ( bilan moral, financier, résultats) n´ont pas fait l´objet d´une préparation sérieuse. C´est tout comme Sidy Diallo et l´équipe dirigeante de la FIF voulaient rapidement s´en défaire et passer à autre chose. Et il l´aura réussi en profitant de cette conférence de presse pour donner le nom du nouveau sélectionneur des Éléphants. Ce qui a pour finalité de détourner l´attention des journalistes présents de l´essentiel: le bilan financier de notre participation au Mondial de Brésil 2014.

Le bilan financier de Brésil 2014 n´a pas duré plus de trois minutes. Et les chiffres qui ont été avancés ne sont pas du tout corrects. En somme, un ostracisme total sur les montants que la FIF a reçus d´une part de l´État de Côte d´Ivoire et de ses sponsors et d´autre part de la FIFA.

En tout état de cause, Sidy Diallo s´est doublement moqué des ivoiriens. Une première fois, en n´écoutant personne malgré les mauvais choix et les mauvaises décisions qui se sont cumulés jusqu´au mondial. Ce qui a eu pour conséquence, la piètre prestation de de notre sélection au Brésil alors que notre poule était jouable. Et la deuxième fois, c´est l´utilisation qu´il a fait de l´argent des contribuables ivoiriens . Et notre presse, que l´on considère comme le quatrième pouvoir, a participé à cette forfaiture contre le peuple.

Mon coup de gueule s´articulera principalement autour de trois points: des concepts de dépenses en double de la FIF, le silence sur la dotation de la FIFA à la FIF pour sa participation au mondial et enfin la duplicité de nos journalistes présents lors de cette causerie.

1. Les concepts de dépenses en double de la FIF

Sidy Diallo a relevé que l´État de Côte d´Ivoire a remis à la Fédération Ivoirienne de Football une enveloppe de 2,113 milliards de Francs CFA afin de préparer la participation de nos pachydermes au rendez-vous de Brésil 2014. Ce montant a été dépensé comme suit:

Primes de qualification : 1,700 milliards

Frais de transport aériens et terrestres lors de la préparation : 200 millions

Autres Frais: 200 millions

Soit un total de 2,100 milliards. Silence total sur les 13 millions restants.

Le bilan financier de Sidy Diallo et de la FIF, tel que présenté n´est pas celui du Brésil 2014 qui a commencé le 12 juin et a pris fin le 13 juillet 2014. La Côte d´Ivoire a-t-elle participé aux phases éliminatoires sans avoir eu à débourser un seul kopeck pour les primes aux joueurs, le transport, l´hébergement etc…..? Ce que je doute fortement. Ou toutes ses charges étaient-elles à crédit? Le point 24 intitulé Dispositions Financières du Règlement de Brésil 2014 devrait permettre à Sidy et à la FIF de clarifier l´opinion sur ce sujet. Car ce point explique les modalités de participation des équipes nationales aux compétitions préliminaires en vue de l´obtention du sésame pour Brésil 2014. Ce point traite particulièrement de la repartition de la billeterie des matchs, les charges pour le transport, l´hébergement des équipes etc…. Mais là n´est pas l´objet de ce coup de gueule.

  1. De la dotation de la FIFA aux équipes participantes au Mondial de Brésil 2014

Dans l´Annexe B du Rapport Financier 2013 présenté lors de son 64è Congrès tenu à Sao Paolo ( Brésil) les 10 et 11 juin 2014, la FIFA clarifie la dotation qui revient aux équipes participantes au Mondial de Brésil 2014.

Dans cet annexe, on apprend que toutes les équipes partent sur une base unique de 8 millions de dollars US (environ 4 milliards F CFA). En termes plus simples, la Côte d´Ivoire a une dotation d’environ 4 milliards F CFA pour sa participation au premier tour du Mondial brésilien. A cette somme s’ajoute 1,5 million de dollars US (750 millions F CFA) à titre de contribution de la FIFA aux frais de préparation des équipes qualifiées. Soit un total de 4,750 milliards F CFA. Ce montant aurait pu augmenter si nos Éléphants avaient les tours suivants.

Les clubs ne sont pas en reste. Une enveloppe de 70 millions de dollars est allouée aux associations membres qui devront la repartir entre les clubs qui auront contribué au succès de la compétition. Sur la liste des 23 de la Côte d´ivoire,  un seul club ivoirien pourra bénéficier de cette indemnité. Les 22 autres joueurs évoluant tous dans les championnats européens. Le Séwé Sport de San Pédro, disais-je,  du gardien de but Sylvain Gbohouo pourrait percevoir une indemnité de 2800 dollars US par jour. Le Séwé percevra cette somme qui pourrait aider sa trésorerie par ces temps de vaches maigres pour notre football local.

Si l´ex-sélectionneur ivoirien avait sélectionné d´autres joueurs de notre championnat local, cette indemnité pourrait aider lesdits clubs. C´est le lieu d´interpeller nos clubs et joueurs locaux à bien travailler et frapper à la porte de la sélection nationale.

In extenso les dispositions financières ( page 48) du Règlement de Brésil 2014 ( cf. http://fr.fifa.com/worldcup/organisation/documents/index.html) sur la part des charges qui revient aux différentes parties:

  1. Les associations membres participant à la compétition doivent prendre en charge les frais suivants :

a) assurance adéquate contre tous les risques, y compris les blessures, accidents, maladies et voyages (liste non exhaustive) et ce au vu de la réglementation de la FIFA applicable afin de couvrir tous les membres de la délégation de leur équipe et toute personne chargée d’exécuter une mission en leur nom (cf. en particulier l’art. 2, al. 3 de l’annexe 1 du Règlement du Statut et du Transfert des Joueurs) ;

b) pension et hébergement durant la compétition finale (en plus des montants payés par la FIFA), dont la location de salles de réunions et d’équipement audiovisuel ;

c) frais induits par les membres supplémentaires des délégations (au-delà de 50 personnes).

  1. Conformément à l’AO, l’association organisatrice gèrera et prendra en charge tous les déplacements (terrestres, ferroviaires ou aériens) dans le pays hôte de chaque association membre participante (maximum de 50 personnes par association membre participante), y compris le transport de l’équipement et les frais qui s’y rapportent.
  2. La FIFA prendra en charge les frais suivants :

a) contribution aux frais de préparation des associations membres participantes conformément à un tarif fixe que la commission d’organisation de la FIFA déterminera en temps utile ;

b) frais de voyage en avion en classe affaires pour 50 personnes par association membre participante entre une ville à désigner par la commission d’organisation de la FIFA et l’aéroport international le plus proche du camp de base de l’équipe de l’association membre participante au Brésil. La FIFA peut demander que chaque association membre participante utilise pour se rendre dans le pays hôte de la Coupe du Monde de la FIFA 2014™ soit (i) la compagnie aérienne notifiée à l’association membre participante comme le transporteur désigné de la FIFA, soit (ii) un partenaire approprié de l’alliance du transporteur désigné (si le transporteur désigné ne dessert pas les aéroports internationaux du pays de l’association membre participante). Si, contrairement à une telle requête de la FIFA, une association membre participante choisit de ne pas utiliser le transporteur désigné par la FIFA ou un partenaire de l’alliance dudit transporteur ou si une association membre participante choisit d’affréter un avion privé pour le transport de sa délégation, l’obligation de la FIFA sera limitée au montant que la FIFA aurait déboursé si la délégation avait été transportée par le transporteur désigné par elle ;

c) contribution aux frais d’hébergement et de pension pour 50 personnes par association membre participante selon un tarif fixe à déterminer en temps utile. Le séjour commence cinq nuits avant le premier match de chaque équipe et prend fin deux nuits après son dernier match. La commission d’organisation de la FIFA déterminera ces tarifs sur la base d’une moyenne des prix pratiqués dans les hôtels officiels des équipes sur site pendant la Coupe du Monde de la FIFA™ ;

d) dotation pour les associations membres participantes, dont les montants seront déterminés par la commission d’organisation de la FIFA ;

e) frais occasionnés par les officiels de match, inspecteurs d’arbitres, commissaires de matches et autres membres de la délégation de la FIFA ;

f) frais des contrôles de dopage ;

g) frais de l’assurance contractée par la FIFA pour couvrir ses propres risques.

  1. Les risques restants – notamment ceux de l’association organisatrice – devront être couverts par des assurances complémentaires dont les primes seront à la charge de l’association organisatrice. Pour éviter des cumuls d’assurance et des lacunes dans la couverture, les polices et leur étendue seront définies conjointement par la FIFA et l’association organisatrice. La FIFA fixera la date limite de présentation et de ratification des contrats susmentionnés en temps utile.
  2. Toute autre dépense que celles mentionnées dans le présent règlement sera prise en charge par les associations membres participantes concernées (cf. art. 4).
  3. Les conditions générales financières pour les associations participantes seront fixées en temps utile dans une annexe ou une circulaire.

De tout ce pactole reçu de la FIFA, l´opinion ne sait comment cette somme a été / est gérée. Le transport, l´hébergement, les déplacements au Brésil, les frais d´assurances pour 50 membres de chaque pays ont été pris en charge par la FIFA au regard de des articles cités plus haut.

Notre miroir, nos ancêtres les gaulois, à travers la Fédération Française de Football avait annoncé avant la Coupe du monde que les 23 joueurs, le sélectionneur et le staff de l’Equipe de France se partageront 30% de la prime FIFA, et ce quel que soit le stade atteint dans la compétition. Etant donné que les Bleus ont été éliminés en quarts de finale, la F.F.F. a obtenu une prime de 10,2 millions d’Euros, soit 3,06 millions d’Euros à se partager. Les joueurs ont donc reçu 93.000 Euros chacun guise de lot de consolation. À ce lot de consolation de la FIFA, il faudra ajouter la part provenant des sponsors des bleus.

Chez nous en Côte d´ivoire, c´est la black out total sur cette dotation de la FIFA, de même que l´apport d´au moins 15 sponsors des éléphants qui apparaissent sur le site de la FIF http://www.fif-ci.com. Nous ignorons tout de leur contribution financière à notre sélection nationale.

En somme aucune transparence!

Voulant faire bien les choses, Sidy d´enfoncer le clou en confirmant mes doutes par ses propos sur  » La Génération Drogba »  à qui nous demandions la retraite après services rendus : « Je rends  hommage à cette génération. Elle n’a certes rien gagné comme trophée mais elle a rapporté près de 14 milliards de francs CFA à la Côte d’Ivoire« . Oui, cette génération a rapporté 14 milliards de francs CFA à la Côte d´Ivoire en trois participations au Mondial en Allemagne ( 2006), en Afrique du Sud (2010) et au Brésil (2014). La Côte d´Ivoire entière n´a pas su comment les 9,3 milliards ( dotations 2006 et 2010) ont été gérés par l´ancienne équipe dirigeante. Par contre, c´est toujours la FIF qui tend la main aux contribuables ivoiriens pour financer ses participations aux compétitions internationales. Il en est de même pour certaines fédérations.

Aucun bien immobilier acquis depuis 2006 malgré toute cette somme que la Côte d´Ivoire a perçue à travers la FIF. Au compte n´a été rendu au peuple de Côte d´Ivoire. Le dernier rapport d´activité qui apparaît sur le site de la FIF date de 2006. Toujours avec très peu de chiffres. C´est à penser que notre FIF n´est pas en de bon termes avec les chiffres.

Malgré les efforts financiers que les contribuables consentent pour que la FIF participe à ces compétitions, en retour nous sommes payés en monnaie de singe à l´heure du bilan. Dès que la bourse est pleine, et que le ministère des sports veut y voir clair, on crie à l´ingérence. Et même , on va jusqu´à défier l´autorité de la tutelle en se cachant derrière l´immunité FIFA . Pour enfin ressortir de sa tanière à l´approche de l´évènement sportif pour appeler à l´UNION autour de la sélection et demander la bénédiction du Peuple de Côte d´Ivoire.

Dans les autres pays, les fédérations sportives et leur ministère de tutelle font UN dans l´élaboration de la politique sportive du pays. Chez nous, c´est la défiance à outrance de la tutelle.

Moi Président de la FIF, je ne quémanderais plus rien aux contribuables ivoiriens qui ont d´autres priorités telles l´éducation, la santé, le logement et le bien-être. Je tâcherais de bien gérer les 4,7 milliards de 2014 de la meilleure des manières possibles: marchés financiers, biens immobiliers etc….Des cours en management d´entreprise  sportive, en gestion de patrimoine seraient profitables à nos dirigeants. Heureusement que toutes les fédérations ne sont pas ainsi. Et puis un stage en immersion auprès du Prix d´Excellence du meilleur dirigeant sportif 2014, Me Bamba Cheick Daniel de la fédération ivoirienne de Taekwondo, aiderait énormement nos présidents de fédération sportive à acquérir les valeurs comme l´humilité, l´union, le travail et la discipline. La Fédération Ivoirienne de Tae-Kwondo est l´une des rares fédérations sportives de  Côte d´Ivoire qui ne fait pas de tapage pour des subventions mais qui  glaner des lauriers à chaque compétition internationale à laquelle elle participe.

3. De la duplicité des journalistes

Il se dit que la presse et les médias sont le quatrième pouvoir qui peuvent servir de contre-pouvoir face aux trois pouvoirs qui incarnent l´État ( Exécutif, législatif et le judiciaire). Est-ce réellement le cas dans notre chère Côte d´Ivoire?  À la pratique, je répondrais par la négative; à cause de ce qui m´a été donné d´apercevoir le 31 juillet dernier, lors de la causerie entre Sidy Diallo et ses copains. Une presse d´un facile accommodement. Voici un président de fédération qui fait un bilan financier d´une participation à une coupe du Monde et aucun journaliste n´a fait l´effort de se préparer en recoupant les informations au moins sur le site de la FIFA avant de prendre part à cette « conférence ». Que non! Ils se sont présentés, ont posé juste des questions sur l´ancien entraîneur, le brassard de capitaines etc. et ont omis volontairement de parler des sommes reçues par la FIF. Et ils ont même applaudi lorsque Sidy a donné le nom du nouvel entraîneur. Pays là quoi!

Face à cette duplicité de ce quatrième pouvoir qui ne joue pas pleinement son rôle mais sert plutôt de relais de Sidy et de la FIF ( dans ce cas précis) , la presse sportive ivoirienne ne sera que complice que la décadence de notre sport-roi.

Attendaient-ils impatiemment ce moment pour n´avoir pas pausé les questions qui fâchent à Sidy au risque de se voir éconduire des canapés servis?

 

JOURNALISTES CIV

 

En tout état de cause, Sidy a encore beaucoup de choses à nous dire, et j´ose espérer qu´il aura maintenant tout le temps nécessaire de convoquer une Assemblée Générale couplée ( 2013 et 2014) au cours de laquelle il pourra faire un point clair, cohérent et concis. Les dirigeants ne feront-ils pas autant que nos journalistes?

L´argument de la Coupe du Monde 2014 étant terminé depuis notre sortie après le premier tour , j´ose espérer que Sidy n´aura pas comme nouvel alibi septembre 2014 qui marque le début des éliminatoires de la CAN 2015.

Sportivement,